Coco Gauff comprend ce qu’a vécu Simone Biles

De retour sur le circuit après le test positif à la Covid-19 l’ayant privée des JO, Coco Gauff s’est imposée 6-4, 6-1 face à Anastasija Sevastova. Après la victoire, en conférence de presse, elle s’est exprimée au sujet du blocage mental évoqué par Simone Biles à Tokyo.

Cori Gauff, Melbourne Summer Series, 2021

Comptant déjà parmi les plus grandes gymnastes de tous les temps, Simon Biles a gagné encore plus de respects au cours des Jeux olympiques en s’ouvrant au monde au sujet de son blocage mental. Les fameux “twisties” – des pertes de repères – ressentis pendant ses figures.

Coco Gauff, qui fait partie comme sa compatriote des jeunes sportives chouchoutes de l’Amérique, s’est exprimée à ce sujet après sa victoire au premier tour du WTA 1000 de Montréal. A sa façon, sur le court, elle a compris ce qu’a pu ressentir Biles au Japon.

“Quand j’ai eu mes problèmes de double faute (plus tôt dans l’année), je dirais que c’était davantage un problème mental (que technique)”, a-t-elle expliqué devant la presse. “A l’entraînement, je pouvais passer 40 services de suite, puis, en match, ne plus en réussir un seul. C’était définitivement un problème mental.”

“Je pense que j’ai finalement réussi à trouver la solution”, a-t-elle poursuivi. “Simone Biles a appelé ça des ‘twisties’. Je pense que c’est ce qu’il m’est arrivée au service. Au tennis, évidemment, ce n’est pas dangereux. On ne peut pas se blesser en faisant une double faute.”

Elle travaille sur ses problèmes en tenant un journal

“Ça m’a demandé beaucoup de travail de répétition à l’entraînement, me mettre en situation de match et essayer de recréer la pression”, a-t-elle ajouté. “Ça a été long.” Pour régler ce blocage mental, la championne de 17 ans a également utilisé une méthode un peu plus “originale”.

“Ma préférence est de tenir un journal”, a-t-elle confié. “Je le fais beaucoup. Je suppose que mon journal est en quelque sorte mon psychologue. C’est comme ça que j’ai travaillé sur beaucoup de mes problèmes.” En plus de l’écriture, elle peut également s’appuyer sur sa mère.

“Je pense qu’elle et moi avons des personnalités similaires”, a expliqué l’adolescente. “Quand je sens que j’ai besoin de parler à quelqu’un, ma mère est toujours là pour moi.”

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