Enigmatique, Nick Kyrgios évoque quasi-ouvertement la fin de sa carrière

A l’issue de sa défaite face à Stefanos Tsitsipas, samedi en Laver Cup, Nick Kyrgios a laissé entendre qu’il s’agissait peut-être de sa dernière participation à cette compétition. Et répété qu’il ne s’attarderait pas sur le circuit…

On ne peut même pas soupçonner Nick Kyrgios d’avoir parlé sous le coup de la déception après sa défaite face à Stefanos Tsitsipas (6-3, 6-4), samedi, à Boston, dans le match 5 de la Laver Cup. En août dernier déjà, à Washington, il avait déclaré se sentir à un moment « étrange » de sa carrière, avec cette impression que chaque tournoi auquel il participe pourrait être le dernier.

C’est exactement ce que l’Australien a laissé entendre une fois de plus, samedi, lors de sa conférence de presse d’après match. « Je profite vraiment de chaque moment passé ici, a-t-il ainsi attaqué. J’ai eu une saison très difficile avec beaucoup de problèmes hors court, donc je ne prends rien pour acquis. Je ne dirais pas que c’est ma dernière Laver Cup mais, comme je l’ai déjà dit, je ne sais pas combien de temps je jouerais encore au tennis… « 

Je pense que c’est la dernière année que je dispute la Laver Cup. »

Nick Kyrgios

Il n’a pas fallu pousser l’Australien beaucoup plus pour qu’il aille encore un peu plus loin dans le fond (pessimiste) de sa pensée : « Je ne vais pas mentir : je pense que c’est la dernière année que je dispute la Laver Cup. »

Fin de saison actée

Quoi qu’il en soit, Kyrgios a déclaré qu’on ne le reverrait plus sur un terrain jusqu’à la fin de la saison. Objectif, pour lui : se rétablir pleinement après avoir également connu des pépins physiques cette année (au genou notamment), et passer du temps en famille. « J’ai besoin de rentrer à la maison. Cela fait quatre mois et demi que je suis en voyage. Ma mère n’est pas en très bonne santé. J’ai besoin de la voir « , a-t-il ainsi expliqué.

« Il est évident que les conditions ne sont pas idéales en ce moment en Australie, mais je veux passer du temps en famille. Je ne fais pas partie de ces joueurs qui vont à la chasse aux points ou aux reconnaissances. Je n’ai rien à me prouver, je suis déjà très fier de moi. Je vais d’abord me rétablir physiquement puis j’attaquerai ma prépation en vue de l’Open d’Australie. Ensuite, on verra… »

L’ancien 13e joueur mondial semble naviguer à vue. Dans son discours empreint d’une certaine mélancololie, on a l’impression qu’à 26 ans, il se sent déjà un peu usé. Ou plutôt qu’il a un peu fait le tour de la question. « C’est ma huitième année sur le circuit, j’étais déjà là avant des gars comme Zverev ou Thiem. Je ne dirais pas que j’ai eu une longue carrière, mais mon but en arrivant sur le circuit, c’était de battre les meilleurs, montrer ma personnalité et créer une plate-forme pour aider les autres. Tout ça, je l’ai fait. A partir de là, le reste, c’est du bonus. Mais il est clair que je ne prévois pas de rester encore quatre ou cinq ans sur le circuit », a-t-il enfin déclaré.

Nick Kyrgios aurait-il terminé la mission qu’il s’était en quelque sorte auto-commanditée, celle de secouer ce grand cocotier qu’est le monde du tennis, bouleverser un peu les codes, et soutenir des initiatives pour attirer de nouveaux fans comme cette Laver Cup, qu’il adore ? Possible. Mais au fond, personne ne le souhaite.

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