Djokovic : “Tout est différent aux J.O., notamment la pression, je le sais”

Novak Djokovic a donné une conférence de presse ce mardi en début d’après-midi à l’aéroport Nikola Tesla de Belgrade, juste avant de s’envoler pour Tokyo, où il visera l’or olympique la semaine prochaine et un potentiel Golden Slam.

Novak Djokovic at Tokyo Olympics in 2021

Novak Djokovic n’a pas chercher à fuir la pression avant de s’envoler pour Tokyo où il partira en quête de l’or olympique, lors du tournoi des JO qui se disputera du samedi 24 juillet au dimanche 1er août. Le n°1 mondial s’est même montré très clair concernant ses ambitions.

“Le programme est chargé, mais j’ai le sentiment que ma préparation a été bonne”, a déclaré Djokovic. “J’ai gagné beaucoup de matches ces dernières semaines, ce qui est évidemment un gros plus pour ma confiance.” La dernière défaite de Djokovic remonte au 16 mai en finale de Rome contre Rafael Nadal. Depuis, il a remporté 14 matchs consécutifs à Roland-Garros et Wimbledon.

“Jouer pour son pays, c’est un honneur et un privilège pour moi. Je pratique un sport individuel, j’ai rarement l’occasion de jouer pour une équipe. Je suis heureux d’avoir pu gagner la Coupe Davis (en 2010, ndlr) et l’ATP Cup (en 2020, ndlr), mais il me manque l’or olympique maintenant. J’ai donc les plus hautes ambitions pour Tokyo, ça n’est un secret pour personne que je viserai la médaille d’or.”

Djokovic n’a encore jamais atteint la finale d’un tournoi olympique

Djokovic a toutefois une médaille de bronze à son palmarès, conquise à Pékin en 2008 en battant James Blake. Quatre ans plus tard, à Londres, il a perdu contre Andy Murray en demi-finales puis contre Juan Martin Del Potro lors du match pour la 3e place. Aux Jeux de Rio en 2016, il a encore perdu contre Del Potro, cette fois dès le 1er tour.

“Bien que pas mal de top joueurs manqueront à l’appel, il y aura quand même du beau monde qui se battra pour les médailles : Medvedev, Tsitsipas ou Zverev seront parmi les favoris. C’est un tournoi assez long et tout peut arriver. Surtout, les Jeux Olympiques sont assez spéciaux en termes de pression, d’attentes et d’émotions. Tout est très différent par rapport aux tournois normaux. Je suis bien placé pour en parler, j’ai moi-même pu le ressentir très fortement dans le passé. Donc à moi de faire en sorte, cette fois, d’aborder cette épreuve de la même manière que les autres, afin de pouvoir rester concentré sur mon objectif.”

Je suis aussi un père, un mari, donc j’ai également besoin de consacrer du temps à ma famille quand je ne voyage pas.

Novak Djokovic

Après sa récente victoire à Wimbledon face à Marco Berrettini en finale, Novak Djokovic s’est rendu au Monténégro pour passer du temps avec sa famille, mais aussi pour préparer Tokyo. 

“Je ne dirais pas que c’était une préparation inhabituelle, mais j’ai essayé de faire au mieux dans ces circonstances, et il n’y avait pas vraiment de méthode idéale. Je ne suis pas seulement un joueur de tennis. Je suis aussi un père, un mari, donc j’ai également besoin de consacrer du temps à ma famille quand je ne voyage pas. J’essaie de trouver le juste équilibre. Comme j’ai dit, la préparation a été bonne, j’avais un bon sparring-partner avec moi, je pense donc être prêt à la fois sur le plan tennistique et physique. Surtout qu’on a eu un super temps, donc j’ai pu m’entraîner dans une bonne atmosphère, ce qui m’a donné beaucoup d’énergie positive.”

Djokovic : “C’est une expérience précieuse qui a aussi contribué à stimuler ma carrière individuelle”

Avec les restrictions sanitaires liées au Covid, Djokovic ne sait pas précisément de quoi sera fait son quotidien à Tokyo, mais espère malgré tout vivre une expérience aussi belle que lors de ses dernières participations aux JO.

“D’être là-bas, c’est vraiment un sentiment unique. Au village, on retrouve tous les meilleurs athlètes du monde au même moment au même endroit, on mange ensemble, on dort sous le même toit… C’est une expérience précieuse qui a aussi contribué à stimuler ma carrière individuelle après coup. C’est intéressant de voir comment les autres athlètes s’entraînent, se préparent, mangent ou récupèrent. C’est sympa, mais c’est utile aussi, on en ressort avec beaucoup de connaissances en plus.”

Après la conférence de presse, Djokovic s’en est allé au son de l’hymne national serbe, Bože pravde (“Dieu de la justice”). Son vœu le plus cher serait d’entendre le même refrain le dimanche 1er août, jour des finales…

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