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Révolution dans le tennis : un super tie-break en cas d’égalité au dernier set dans tous les Grands Chelems !

À partir du prochain Roland-Garros (22 mai – 5 juin), l’ensemble des tournois du Grand Chelem sera soumis à la même règle : un super tie-break en cas d’égalité à la fin du cinquième set (à six partout).

Mahut isner Mahut Isner

Chaque tournoi du Grand Chelem avait jusqu’ici sa propre règle sur la façon d’achever un match. Depuis ce mercredi 16 mars 2022, c’est terminé. Le tournoi de Wimbledon a annoncé, sur son site officiel, qu’une décision commune avec l’ensemble des tournois majeurs avait été trouvée. Un super tie-break sera joué en cas d’égalité à six partout dans la cinquième et dernière manche, comme c’était déjà le cas à l’Open d’Australie, pour un objectif de lisibilité.

“Suite à une consultation approfondie avec la WTA, l’ATP, l’ITF et la communauté des arbitres de tennis, la décision du Conseil du Grand Chelem s’est basée sur un fort désir de créer une plus grande cohérence dans les règles du jeu en Grand Chelem, et ainsi améliorer l’expérience des joueurs et des fans,” ont-il annoncé dans leur communiqué.

Cette nouvelle règle sera mise en application dès Roland-Garros 2022, qui débute dans deux mois. Elle concerne tous les “derniers sets” des rencontres de simple, c’est-à-dire aussi les troisièmes sets du simple femmes.

Mauresmo : “Ça décevra peut-être les puristes mais…”

Lors d’une conférence de presse organisée à Paris pour présenter le dispositif retenu par la nouvelle direction du tournoi de Roland-Garros pour les Internationaux de France 2022, Amélie Mauresmo a justifié que Paris, dernière capitale à appliquer les deux jeux d’écart jusqu’ici, s’aligne sur cette pratique qui constitue une vraie rupture pour le tournoi parisien.

“Ça décevra peut-être les puristes mais nous sommes fiers de nous aligner sur les autres grands chelems avec un super tie-break à 6-6 au cinquième set, a attaqué la nouvelle directrice du tournoi, nommée fin 2021. L’idée centrale des quatre Grands Chelems était d’être alignés quant à la règle des derniers sets, pour des enjeux de compréhension. Il y avait d’autres options, comme un tie-break normal. L’idée est de préserver les joueurs, et l’intérêt du spectateur.”

“Je peux comprendre que ça ne fasse pas l’unanimité, mais on ne pouvait plus se permettre, nous quatre Grands Chelems, de fonctionner différemment.” Mauresmo a mis en avant deux arguments : la santé des joueurs et leur saine implication dans le tournoi. “Après des matches à 13-11 au cinquième, ou ce genre de score, le tournoi est largement hypothéqué pour les joueurs concernés.” Mauresmo indique aussi que certains joueurs se présentaient en tournoi sans connaître la règle applicable au dernier set, soulignant son absurdité.

Quatre tournois, quatre règles

Jusqu’ici, les quatre Grands Chelems avaient quatre règles différentes : super tie-break à 6-6 dans le dernier set pour l’Open d’Australie, deux jeux d’écart à Roland-Garros, tie-break à 12-12 au cinquième à Wimbledon (scénario de l’historique finale Djokovic-Federer en 2019), tie-break normal à l’US Open.

La décision parisienne de renoncer à la règle des deux jeux d’écart à 6-6 a suscité beaucoup de commentaires déçus, surtout dans le tennis français. L’ancien président de la FFT a parlé “d’abandon de souveraineté” et sa résistance face à “la volonté australienne d’assimilation”. Benjamin Bonzi a tweeté trois emojis attristés en réponse à un autre tweet annonçant l’information.

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