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Carlos Alcaraz, faire rêver en vivant son rêve

Qualifié pour sa première finale de Grand Chelem après un duel épique, un de plus à l’US Open, conte Frances Tiafoe, Ca Alcaraz peut devenir le plus jeune numéro 1 mondial de l’histoire en cas de victoire contre Casper Ruud dimanche.

Carlos Alcaraz, US Open 2022 Carlos Alcaraz, en demi-finale de l’US Open 2022 (Antoine Couvercelle / Panoramic)

Il est physiquement impossible de s’endormir devant ses matchs. Pourtant, Carlos Alcaraz, avec son tennis charismatique fait de coups mirifiques et de défenses de prestidigitateur, fait rêver. Parmi la foule présente en tribunes et les dizaines de millions de téléspectateurs à travers le monde, il pousse sans doute des tas de jeunes à se songer en étoiles du tennis. Comme lui-même pouvait le faire quelques années en arrière, à l’époque du cartable, en laissant vagabonder son esprit pour s’imaginer l’avenir.

A 19 printemps, le prodige s’est qualifié pour la finale de l’US Open. Sa première en Grand Chelem, après trois matchs épiques, et consécutifs, en cinq sets sur le plus grand court du monde. Le stade Arthur-Ashe. Un volcan entrant en éruption après chaque secousse sismique déclenchée par les frappes du gamin d’El Palmar. “Jouer ici, c’est spécial”, a-t-il confié après la demi-finale gagnée contre Frances Tiafoe. “Encore plus en night session. Le public est extraordinaire. Il était évidemment en faveur de Frances (Tiafoe, Américain), mais je dirais que c’était du 70-30. C’était fou. Fou.”

L’enfant que j’étais rêvait de ce moment.

Carlos Alcaraz

“Je me souviens de l’enfant que j’étais dix ans en arrière”, a-t-il ajouté. “Il rêvait de ce moment. Je me sens tellement bien. Ce que je dirais à l’enfant que j’étais ? De suivre ses rêves, et qu’en travaillant dur, ça paie. Tout le travail que j’ai fait, chaque jour, est en train de payer. (…) Je me souviens avoir vu beaucoup de matchs fous (à l’US Open) quand j’étais enfant. Je me souviens avoir pensé qu’un jour je vivrai moi aussi ces moments incroyables. (…) Jouer une finale de Grand Chelem et me battre pour la place de numéro 1, j’en rêve depuis que je suis petit”.

En cas de sacre face à Casper Ruud dimanche, l’Espagnol deviendrait le plus jeune numéro 1 de l’histoire, devant un Lleyton Hewitt monté sur le trône à 20 ans et 268 jours. De quoi confirmer de façon définitive une ascension phénoménale. Deux ans et demi en arrière, seulement, le surnommé Carlitos, pas encore 17 ans, disputait son premier match sur le circuit principal. Une victoire déjà épique : 7-6², 4-6, 7-6² en 3h36 contre Albert Ramos-Viñolas sur la terre battue de Buenos Aires.

“Oui, la place de numéro 1 mondial est proche, mais en même temps elle est encore très loin”, a-t-il répondu devant les journalistes. “Casper joue vraiment très, très bien. Je le sais, je vais devoir être à mon meilleur niveau.” Des compliments faisant échos à ceux lâchés lors de l’interview sur le court : “Il mérite d’être en finale de Grand Chelem, et il a déjà joué celle de Roland-Garros. Je vais devoir gérer les émotions d’une première finale de Majeur, mais je suis tellement heureux. Je vais profiter du moment, et on verra ce qu’il se passera.”

C’est (Casper Ruud) un gars super. Je parle beaucoup avec lui.

Carlos Alcaraz

Malgré ses récentes victoires arrachées après des marathons, le protégé de Juan Carlos Ferrero – qui était lui-même devenu numéro 1 mondial en 2003 après sa qualification pour la finale à Flushing Meadows – s’est dit en forme physiquement. Prêt à ne pas s’arrêter de faire mouliner ses jambes à toute berzingue. Pas avant que la ligne d’arrivée ne soit franchie. “Je me sens super”, a-t-il affirmé. “Un peu fatigué, mais ça va.” Bluff, ou pas, pour éventuellement brouiller les pistes avant de défier un adversaire régulièrement fréquenté sur le circuit.

“Je le (Casper Ruud) connaît très bien”, a confié Alcaraz. “Nous avons passé pas mal de temps ensemble pendant les tournois. C’est un gars super. Je parle beaucoup avec lui. Sur le court, je l’ai affronté deux fois. J’ai gagné les deux fois.” Sans jamais perdre un set. D’abord sur la terre battue de Marbella l’an passé, puis sur le dur de Miami cette saison. C’était une première finale de Masters 1000 pour les deux hommes. Depuis, ils sont passés un cran au-dessus. Sans s’endormir sur leurs lauriers.

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