Le Masters s’éloigne pour Shapovalov

Battu lundi par le 153eme mondial au 1er tour du tournoi de Vienne, Denis Shapovalov a vu ses chances de disputer son premier Masters s’éloigner encore un peu plus.

Denis Shapovalov, Cologne 2020

Les grands débuts de Denis Shapovalov (21 ans) au Masters, ce ne sera probablement pas encore pour cette année. Le mois dernier, le jeune joueur canadien pouvait encore rêver d’accrocher l’un des huit billets en jeu pour le rendez-vous londonien. Aujourd’hui, il faudrait un miracle pour que celui qui avait découvert le Masters Next-Gen en 2017 (élimination dès la phase de poules après des défaites contre Hyeon Chung et Andrey Rublev) se teste maintenant sur les ATP Finals, d’ici trois semaines (15 au 22 novembre) sur le court de l’O2 Arena. Demi-finaliste à Saint-Pétersbourg il y a quinze jours, Shapovalov vient en effet de subir deux grosses désillusions coup sur coup qui ont vraisemblablement ruiné définitivement ses chances d’accompagner à Londres Novak Djokovic, Rafael Nadal, Dominic Thiem, Roger Federer, Daniil Medvedev, Stefanos Tsitsipas et Alexander Zverev, tous déjà assurés d’être de la partie. Déjà sorti d’entrée la semaine dernière lors du deuxième tournoi de Cologne, par Gilles Simon, le numéro 12 mondial grimpé dans le Top 10 (10eme) en septembre dernier après son beau parcours à Rome (défaite en demi-finales contre Diego Schwartzman) – mais qui n’y est resté qu’une semaine – est tombé de plus haut encore, lundi soir à Vienne.

Gagner Bercy et briller à Sofia…

Le natif de Tel-Aviv (Israël) a bu la tasse en deux sets (6-4, 7-5) face à l’inconnu autrichien Jurij Rodionov, classé au 153eme rang mondial, de nouveau au premier tour du tournoi. Une nouvelle sortie de piste qui oblige désormais Shapovalov à remporter Bercy, où il avait atteint la finale l’an dernier, pour pouvoir marquer des points au classement et envisager d’aller coiffer au poteau ses rivaux directs pour ce huitième billet pour Londres, le Russe Andrey Rublev et l’Argentin Diego Schwartzman. Mais pas uniquement. Car même si le Canadien inscrit son nom au palmarès du tournoi en salle parisien, cela ne suffira pas. Il faudra ensuite qu’il brille à Sofia (Bulgarie), ultime rendez-vous inscrit au calendrier avant le Masters de Londres. Mathématiquement, le coup reste jouable. Mais étant donné la forme actuelle du protégé de Mikhail Youzhny ainsi que ses dernières performances, cela paraît impossible. Tout comme il semble impensable que Shapovalov termine l’année dans le Top 10.

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