Murray : “Plus les semaines passent, et plus le public me manque”

Dans une interview au Herald Scotland, Andy Murray (33 ans, 121eme) a évoqué la période actuelle vécue par les tennismen durant la pandémie de coronavirus, mais aussi son retour à la compétition.

Andy Murray, Wimbledon, 2017

Dans trois semaines, Andy Murray fêtera ses 34 ans, et l’Ecossais est toujours joueur professionnel, même s’il est aujourd’hui 121eme mondial et n’a joué que trois tournois cette saison. Touché par le coronavirus, l’ancien N.1 mondial n’a pas pu se rendre en Australie en janvier, puis il est ensuite devenu père pour la quatrième fois, ce qui a retardé son retour à la compétition. Une blessure à l’aine l’a ensuite empêché de disputer le Masters 1000 de Miami, où il avait été invité par les organisateurs. De retour à l’entraînement, Murray hésite à demander une wild-card pour le Masters 1000 de Madrid, qui débute ce dimanche. Il s’est confié ce lundi au Herald Scotland sur sa forme du moment :

“J’ai besoin de m’entraîner de façon consistante plutôt que d’avoir ces pauses forcées. C’était le cas en décembre, et je commençais à bien jouer. D’abord, je veux pouvoir bien m’entraîner, et ensuite il me faudra des matchs. Combien ? Je ne sais pas”, confie le triple vainqueur en Grand Chelem et double champion olympique.

Murray : “Je préférerais ne pas avoir à rester dans un hôtel”

Jamais vraiment fan de la terre battue (trois titres sur 46 remportés sur cette surface), l’Ecossais vise un retour à son meilleur niveau lors de la saison sur gazon, et bien évidemment à Wimbledon, qui commencera le 28 juin, après avoir été annulé l’an passé. Mais cette année, le tournoi ne se déroulera pas comme d’habitude, avec une jauge minimale de spectateurs et des joueurs devant rester à l’hôtel, alors que les meilleurs louent en général des maisons proches du stade.

“Bien sûr, je préférerais ne pas avoir à rester dans un hôtel. Ce serait dommage, mais si c’est ce qu’il faut faire pour garder tout le monde en bonne santé, c’est ce que nous ferons. On m’a dit que les billets alloués aux proches des joueurs seraient moins nombreux cette année. Ce sera compliqué de jouer Wimbledon sans eux, de ne pas les voir, de ne pas avoir leur soutien pendant les matchs. Mais peut-être y aura-t-il une possibilité qu’ils viennent s’ils sont vaccinés ? Sinon, tant pis, on devra faire comme ça cette année. (…) Au début, le public ne me manquait pas trop. J’étais juste heureux de pouvoir jouer en compétition de nouveau. Mais plus les semaines passent, et plus ça me manque. C’est pour cela que vous jouez au tennis. Jouer dans des stades pleins, avec une grosse ambiance… Ce n’est pas fun de rester dans des bulles. A Miami, par exemple, quand vous regardiez par la fenêtre, toute la ville était ouverte. Je peux comprendre que ça puisse être frustrant et fatigant pour les joueurs. Et je pense aussi aux joueurs australiens, qui vont rester neuf ou dix mois en dehors de chez eux, car s’ils rentrent au pays, ils doivent rester deux semaines dans un hôtel.”

Les tennismen, comme tout le monde, vont devoir prendre leur mal en patience.

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