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Constant Lestienne : “Je me suis rendu compte que j’étais un bon joueur”

Battu en demi-finales du tournoi de Tel Aviv par Marin Cilic samedi soir, Constant Lestienne est revenu pour Tennis Majors sur la période incroyablement faste qu’il est en train de traverser. Enchaînement des matches, prise de confiance et travail sur l’identité de jeu sont, selon lui, les trois mamelles de sa réussite actuelle.

Constant Lestienne

C’est probablement le joueur français le plus “hypé” du moment. Classé au-delà de la 200eme place mondiale en début d’année, Constant Lestienne sera lundi aux portes du top 60 – et numéro 4 français – grâce à un enchaînement colossal depuis le mois de juillet, qui l’a vu décrocher trois titres en Challengers (plus une autre finale), atteindre la semaine dernière son premier quart de finale sur le circuit principal à San Diego, et cette semaine sa première demi-finale à Tel Aviv.

Il y a été battu par Marin Cilic (7-5, 6-3) non sans avoir obtenu deux balles de premier set, la première sur son service à 5-3, la deuxième à 5-4, toutes deux superbement sauvées par le Croate d’une amortie et d’un ace. Il y avait aussi de la fatigue manifeste chez le Picard, mais pas une énorme déception. A 30 ans, il n’en est peut-être qu’au début des plus beaux jours de sa carrière…

Constant Lestienne is hitting a backhand in Villeneuve Loubet, a tournament raised by the FFT in 2020
©Nprbert Scanella / Panoramic

Tennis Majors : On vous a vu faire appel au kiné lors de cette demi-finale contre Cilic. Qu’en est-il exactement ?

Constant Lestienne : “J’ai senti une petite faiblesse au pectoral sur un service à 4-2 dans le premier set. J’ai eu un peu peur et cela m’a fait sortir du match mentalement. Je paye sans doute l’enchaînement de ces dernières semaines, les voyages, le jet-lag… Le corps a souffert. J’ai senti une petite faiblesse au muscle pectoral. Mais tout cela reste quand même positif.”

T. M. : Avez-vous des regrets malgré tout sur ce match, notamment ces deux balles de premier set manquées ?

C. L. : “J’ai forcément quelques regrets car le premier set se joue à rien et si je le gagne, derrière, le match peut être différent. Après, vu le scénario, je suis quand même bien payé de me retrouver à servir pour le 5-3. J’ai l’impression d’être en difficulté sur tous mes jeux de service alors que moi, je n’ai qu’une seule balle de break que j’arrive à convertir. Mais bon, des matches comme celui-là, j’en ai gagnés aussi, cette fois je l’ai perdu. Cela fait partie du tennis.”

“La principale évolution, c’est surtout sur le plan physique : avant, j’étais toujours blessé”

T. M. : Plus globalement, vous êtes en train de traverser une période faste depuis trois mois Quelle est l’explication ?

C. L. : “Je n’ai pas d’explication. Je n’ai rien changé, je suis toujours la même personne. Le déclic est venu en gagnant ces tournois Challengers, cela m’a donné beaucoup de confiance. Si, la principale évolution, c’est surtout sur le plan physique : avant, j’étais toujours blessé (en raison aussi d’un souci de santé dont il ne souhaite pas parler, Ndlr) et là, j’ai pu enchaîner depuis le mois de janvier sans trop m’arrêter. J’ai réussi à garder le rythme des matches, de la confiance et cela m’a permis d’enchaîner.

A partir de là, je me suis rendu compte que j’étais quand même un bon joueur. J’ai gardé cette confiance même en arrivant sur les tournois du circuit principal. Je me suis surpris à gagner ces matches, et j’ai pris encore un peu plus de confiance. Tout cela va me faire du bien et peut-être me permettre de rendre compte que j’ai le niveau pour être dans les 50, sans problème. J’ai aussi assuré ce qui était l’un de mes objectifs de carrière : disputer un tableau de Grand Chelem. Sauf problème, ce sera pour l’Open d’Australie 2023.”

T. M. : Votre entraîneur, Julien Varlet, dit que vous n’avez pas travaillé un point technique en particulier, plutôt cultivé votre identité de jeu un peu atypique…

C. L. : “C’est vrai, oui. Mon tennis n’a pas vraiment changé. J’ai 30 ans, mes bases sont là, je ne vais pas tout changer maintenant. J’ai mon identité de jeu que j’essaie d’appliquer au mieux. Je me suis rendu compte que j’étais difficile à jouer pour la plupart adversaires. Quels qu’ils soient, j’arrive à leur compliquer la vie grâce à mes nombreuses variations. En résumé, j’ai pris confiance en mon jeu.”

T. M. : Quelle sera la suite pour vous ?

C. L. : “Je vais me reposer une semaine pour me soigner. Après, je ferai les qualifications ou le tableau de Gijon, Naples, les qualifications de Bâle ou Vienne ainsi que les qualifications de Bercy. Ou le tableau si la FFT me donne une wild card.”

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