Medvedev : « Une finale de Grand Chelem gagnée en trois sets ne te fait pas sentir comme moi après la balle de match »

Daniil Medvedev a vécu un dimanche mouvementé pour atteindre les huitièmes de finale au Masters 1000 de Miami. La tête de série N.1 du tournoi a remporté le premier set et obtenu trois balles de match sur son service à 5-3 dans le deuxième contre Alexei Popyrin, avant que l’Australien n’arrache une troisième manche. Gêné … Continued

Daniil Medvedev, Miami, 2021

Daniil Medvedev a vécu un dimanche mouvementé pour atteindre les huitièmes de finale au Masters 1000 de Miami. La tête de série N.1 du tournoi a remporté le premier set et obtenu trois balles de match sur son service à 5-3 dans le deuxième contre Alexei Popyrin, avant que l’Australien n’arrache une troisième manche.

Gêné par de sévères crampes dans le dernier set, le Russe a clopiné sur le court et peinait à marcher avant de conclure la rencontre en 2h37′ (7-6, 6-7, 6-4).

Medvedev affrontera l’Américain Frances Tiafoe au prochain tour. Le numéro 2 mondial s’est exprimé en conférence de presse après sa victoire sur Popyrin, évoquant le match, ses crampes et la rencontre à venir.

A quel point vos crampes étaient-elles douloureuses ? Pouvez-vous nous expliquer comment vous vous sentiez en fin de match, comment vous teniez debout ? Il semblait que vous lever était déjà difficile.

Ça l’était. C’était vraiment douloureux. Il y a des moments pendant certains échanges où je sentais que mes jambes ne me suivaient plus. La seule à chose à laquelle je pensais, c’était de ne pas tomber, parce que si je tombais, je ne pense pas que j’aurais été capable de me relever. On l’a vu quelques fois sur un court de tennis. Donc il y avait des moments où j’avais juste envie de m’allonger et de dire : « Ok, on arrête ».

Mais je savais que je n’accepterais jamais d’abandonner. Oui, c’était très douloureux. Je pense que la douleur la plus forte, c’est quand j’ai breaké à 4-3. Après le premier point, je e sais pas ce qu’il s’est passé, je n’ai pas ressenti ça souvent dans ma vie, peut-être deux ou trois fois. Et mon service, qui était pourtant pas brillant pendant le match, m’a sauvé. Donc je remercie mon service.

Comment vous sentez-vous désormais ?

Maintenant ça va, parce que deux heures ont passé, vous faites de la récupération, vous ingurgitez des fluides, vous vous reposer. Je n’ai pas couru sur le tapis. Maintenant je me sens bien. Les jambes sont encore lourdes après les crampes, mais j’ai un jour de repos, donc il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

Medvedev : « Je ne pouvais pas faire un pas de plus de 10 centimètres »

Avez-vous craint de ne pas pouvoir finir la rencontre à cause de ces crampes ?

Absolument. A la fin, je pouvais à peine marcher. Mes jambes, encore une fois, ne me suivaient pas. Je ne pouvais pas me pencher ou me redresser, comme si je devais garder toujours la même posture. Je ne pouvais pas faire un pas de plus de 10 centimètres, quelque chose comme ça. Mais ce qui est marrant, c’est qu’au service, c’est mieux quand tu peux pousser, sauter et tout. Mais l’épaule et le bras font aussi une grosse partie du travail. Donc je savais que je devais mettre mon service dans le court, chercher à frapper fort, et ça a bien fonctionné.

Daniil Medvedev, Miami, 2021

Pour être honnête, dans ces moments, tu ne penses même pas à gagner. Tu penses seulement à comment tu peux finir ce match. C’est évident que ce n’est pas facile pour Alexei. Il voit que je souffre. Il se dit : « D’accord, je vais mettre les balles dans le court, il ne va pas pouvoir les jouer. » La main commence à trembler, elle se tend, il commet des erreurs et le match bascule de mon côté.

C’était un match bizarre, un bon souvenir pour moi, pas pour lui bien sûr. Ce qui est marrant, c’est que j’aurais dû gagner en deux sets. On ne parlerait pas de tout ça. Mais voilà, au final, on se souviendra de ce match, c’est certain.

Vous avez obtenu trois balles de match dans le deuxième set et une heure plus tard, vous en avez une quatrième. A quel point étiez-vous soulagé après ce dernier point ?

Oui, trois balles de match. La troisième est difficile à oublier, parce que j’aurais dû la gagner, j’avais l’avantage dans l’échange. C’est là où je ne suis pas content de la façon dont j’au joué, parce qu’il y a plein de petits moments où j’avais juste à mieux frapper un coup et c’en était fini.

C’est la même chose sur la balle de match, avec le coup droit. Mais peu après, il a raté un slice sur balle de match et la rencontre était terminée, c’était un immense soulagement. Pas pour mes jambes, parce que j’ai eu besoin de 10 bonnes minutes pour arrêter de cramper. Mais c’était incroyable dans la tête. Je pense que gagner une finale de Grand Chelem en trois sets ne te fait pas sentir comme moi après la balle de match (sourire).

Maintenant que vous êtes soulagé d’avoir remporté ce match compliqué, comment envisagez-vous ? Comment allez-vous vous préparer pour le prochain tour ?

Frances (Tiafoe), c’est un super joueur, surtout qu’il joue bien ici à Miami de ce que j’ai vu. Il a battu Evans dans un match incroyable, un incroyable come-back. Ça va être un gros match. J’ai des séances de récupération, demain je serai en repos. Donc je serai à 100% prêt pour mon match, sans aucun doute, et je suis impatient d’y être.

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