Coupe Davis – Guidicelli : « Ne soyez pas les juges, soyez les témoins ! »

Passé en zone mixte devant la presse française après l’élimination des Bleus face à la Serbie, le président de la FFT Bernard Giudicelli a invité les journalistes à ne pas tirer trop vite à boulets rouges sur cette nouvelle formule de la Coupe Davis.

La Coupe Davis dans son nouvel habit possède avec Bernard Giudicelli l’un de ses plus fervents défenseurs. Après l’élimination des Bleus, jeudi face à la Serbie, le président de la Fédération française de tennis est monté au créneau devant la presse en la priant de ne pas condamner à la hâte cette nouvelle formule étrennée cette semaine à Madrid. « Soyez les témoins de cette épreuve, n’en soyez pas tout de suite les juges, a demandé le patron du tennis français. Laissez-lui le temps de grandir et transmettez ce que vous avez vu à tous les gens qui vous écoutent et vous lisent, parce qu’ils vous font confiance. Je comprends que l’on puisse être critique quand vous êtes dans ce que l’on a vécu, mais la France ne peut pas imposer son point de vue au monde entier et la plupart des nations qui sont en quarts de finale sont des nations heureuses et qui ont envie d’aller plus loin. (…) Cette formule bouleverse les codes, et même si nous Français, on a cette culture de cette compétition, on ne peut pas l’imposer au monde entier. Il faut leur donner le temps de la réussite. Roland-Garros a bientôt cent ans, donc on n’a pas à donner de leçon. On a simplement à se féliciter que les meilleurs joueurs la jouent, parce que l’on a quand même un tableau avec des quarts de finale exceptionnels. »

Giudicelli : « On ne bâtit rien sur la nostalgie »

Et l’ancien président de la Ligue de Corse d’inviter les journalistes présents devant lui en zone mixte jeudi dans les couloirs de la Caja Magica à se pencher sur le prestige de la compétition. Au propre comme au figuré. « La Coupe Davis est un trophée. Il a été conçu pour récompenser la meilleure nation du monde. Quand on a gagné la Coupe Davis, derrière nous, il y avait (écrit) « World Champions ». Faites un petit tour et allez lire ce qu’il y a d’écrit à l’intérieur du saladier. C’est l’International Long Tennis Challenge Trophy (en anglais dans le texte). C’est le trophée qui récompense la meilleure nation au monde. La façon de la désigner a changé, c’est ça qu’il faut accepter aujourd’hui. » Ce qui fait dire au dirigeant que l’on : « ne bâtit rien sur la nostalgie ». Et si la plupart des spécialistes n’ont pas besoin de se forcer pour critiquer ce premier opus, Giudicelli, lui, se frotte les mains. « Le tennis est un sport professionnel. Les joueurs professionnels ont répondu présent. C’est un championnat du monde de tennis professionnel, le challenge était de réunir les meilleurs joueurs du monde. Ce challenge a été réussi. Maintenant, il faut attirer les fans, il faut attirer les supporters. Il y avait beaucoup de supporters français qui étaient là. J’ai vu beaucoup de présidents de clubs ou de dirigeants qui sont venus me voir et me saluer. Accepter que l’ancienne histoire se termine, c’est déjà réaliser qu’une autre est en train de débuter. » Le message est passé.

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