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Open d’Australie : Barty maîtrise Collins et triomphe à domicile

Malgré une frayeur dans le deuxième set qui l’a vu être menée 5-1, Ash Barty est allée au bout de son rêve en battant Danielle Collins (6-3, 7-6 en 1h27) en finale de l’Open d’Australie, ce samedi à Melbourne. Elle est la première Australienne à triompher à domicile depuis Chris O’Neil en 1978.

Ash_Barty_Australian_Open_2022 ©AP Photo/Simon Baker

Open d’Australie 2022 | Tableau | Programme | Finale dames

Elle a été un peu moins souveraine que d’habitude, parfois bousculée par une adversaire qui, pour sa première finale en Grand Chelem, n’a pas démérité. Mais Ash Barty est restée la plus forte et de loin, comme depuis le début de cet Open d’Australie qu’elle aura donc remporté sans perdre un set au terme d’une finale victorieuse face à Danielle Collins, ce samedi à Melbourne (6-3, 7-6 en 1h27).

Par rapport à ses précédents matches qu’elle avait littéralement survolés, la finale a été un peu plus compliquée pour Barty, qui avait pourtant parfaitement géré la pression de l’événement en disputant un premier set plein de maîtrise (malgré une balle de 4-2 écartée), avant de se laisser gagner par le doute lors d’un deuxième set où elle s’est retrouvée menée 5-1.

Le poids de l’histoire ? Peut-être, mais surtout aussi la résistance adverse, avec une Collins qui s’est mise à donner un bel aperçu de sa magistrale frappe de balle, notamment côté revers. L’Américaine a donc mené 5-1 dans ce deuxième set, elle est même passé à deux points de pousser son adversaire dans un périlleux troisième set à 5-3, 30-0.

Neuf victoires sur ses dix dernières finales…

Et puis, patiemment, sans s’affoler, la placide Barty a tissé point après point le fil de sa remontée. Elle s’est appuyée pour cela sur sa variété de jeu habituelle, notamment ce fameux revers slicé joué légèrement bombé pour se donner un maximum de temps de replacement à l’échange face aux boulets de canon adverse. Mais surtout en s’appuyant sur son service, phénoménal d’efficacité avec un total de 10 aces et 82% de points gagnés derrière sa première balle. Des statistiques impressionnantes pour une joueuse à la taille aussi “modeste” (1,66 m).

Une fois opérée sa remontée, la n°1 mondiale a parachevé son œuvre en signant un tie break parfait, lors duquel elle aura parfaitement su tenir ses nerfs pour livrer la meilleure version d’elle-même, au meilleur moment. La marque des grand(e)s. Sur un ultime passing de coup droit gagnant, son 30e “winner” du match, elle est donc devenue la première Australienne à triompher à domicile depuis Chris O’Neil en 1978 (hommes et femmes confondus). Mettant fin, ainsi, à la période de disette la plus longue pour une nation majeure du jeu.

Au final, c’est un sacre écrasant pour la numéro un mondiale devenue la troisième joueuse de l’ère Open à remporter un Grand Chelem sans avoir à battre la moindre joueuse du top 20 (après Na Li à l’Open d’Australie 2014 et Naomi Osaka à l’US Open 2020). Mais Ash Barty n’y est pour rien si ses rivales désignées ne sont pas (toujours) à la hauteur. De son côté, elle n’a fait qu’asseoir un peu plus son rôle de patronne du tennis féminin que plus personne ne le lui conteste depuis des mois.

Là voilà désormais à la tête de trois titres du Grand Chelem (après Roland Garros 2019 et Wimbledon 2021) pour autant de finales disputées, preuve de son sens des matches importants (elle a remporté au total neuf de ses dix dernières finales, seulement battue par Aryna Sabalenka l’an passé à Madrid). Elle est désormais la seule joueuse en activité, avec Serena Williams, à avoir gagné des Grands Chelems sur les trois surfaces, preuve de sa polyvalence.

Sacrée à Adelaïde pour son premier tournoi de l’année, l’Australienne, désormais à la tête de 15 titres au total, est donc toujours invaincue en 2022, soit une série de onze victoires de suite. Dont les quatre dernières face à des joueuses américaines, pour l’anecdote. Petit à petit, Ash Barty devient très grande. Une géante, même.

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