Les insultes, sa raquette qui ne revient pas de chez le cordeur… Paire s’excuse et s’explique

Éliminé lundi par Kei Nishikori lors d’un huitième de finale disputé sur deux jours, Benoît Paire est revenu après-coup en conférence de presse sur deux faits marquants de cette rencontre : ses insultes de dimanche soir, qui lui avaient valu un avertissement, ainsi que cette raquette qui a beaucoup tardé à revenir de chez le cordeur, ce qui l’avait rendu fou de rage.

Le Benoît Paire-Kei Nishikori débuté dimanche et terminé lundi, avec l’élimination du Français à la clé 7-5 au cinquième set, restera l’un des matchs les plus marquants de cette édition 2019. Non seulement parce que Paire a laissé passer sa chance, alors qu’il avait servi pour le match à 5-3 dans la dernière manche. Mais aussi pour les divers incidents qui sont venus émailler ce huitième de finale épique. Avec bien évidemment ce mythique « La chatte, la chatte, la chaaaatte », dans le texte, hurlé par Paire, probablement furieux de voir les balles du Japonais flirter avec les lignes et proche de l’explosion nerveuse alors que l’obscurité guettait dimanche soir et qu’il paraissait bien mal embarqué. Des mots qui ont valu au Tricolore un avertissement et pour lesquels il s’est excusé lundi après sa défaite. « Je m’excuse parce que j’ai dit « chatte », j’ai vu que ça a été relayé, donc je m’excuse », a déclaré l’intéressé, sorti également de ses gonds dimanche en ne voyant pas revenir sa raquette du cordage. « J’ai assez raquettes, j’en ai quatre dans mon sac. Pour moi, c’est largement suffisant, j’en ai rarement autant. Le truc, c’est que je me retrouver avec une que je trouve vraiment détendue et une qui met trois quarts d’heure à revenir de chez le cordeur (…) Je demande à l’arbitre où se trouve ma raquette, il me répond qu’il ne sait pas. »

Paire : « Limite, j’aurais été obligé de demander une raquette à quelqu’un du public  »

L’Avignonnais avoue qu’il avait d’autant plus de mal à saisir ce contretemps que, normalement, les raquettes reviennent très vite du cordage. Mais pas dimanche. « J’attendais une raquette depuis quarante minutes. Normalement, c’est quinze minutes, et pour aller sur le court numéro 1, c’est trois à quatre minutes. Pour une raquette cordée, ça me semble beaucoup trop. Je suis en huitième de finale, en état de tension, j’ai envie de faire quelque chose de bien et je me retrouver avec une raquette détendue et une autre qui casse au noeud. Il ne m’en reste plus qu’une. Je me demande ce que je fais si je casse le cordage. Limite, j’aurais été obligé de demander une raquette à quelqu’un du public. Ce qui ne s’est jamais vu dans l’histoire de Roland-Garros. » Franc-jeu, Paire assure toutefois que cette histoire de raquette qui a mis un temps incroyable à revenir n’explique pas ses déboires de dimanche soir. « Si je pers 2 sets à 1, c’est parce que je suis un peu plus tendu, que c’est un huitième de finale, que c’est Roland-Garros, que j’ai beaucoup d’attentes et que j’ai envie de faire mieux. » « C’était un super Roland-Garros », estime toutefois celui qui avait soulevé les trophées de Marrakech et de Lyon avant de mettre le cap sur la Porte d’Auteuil, où il n’avait jamais dépassé le troisième tour.

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