Comme son modèle Rafael Nadal, Iga Świątek veut briller en gardant les pieds sur terre

Attendue depuis son titre à Roland-Garros, Iga Świątek veut continuer à progresser pour accumuler les trophées prestigieux. Tout en s’attachant à rester la même, la tête sur les épaules, à l’instar de son idole. Rafael Nadal.

Iga_Swiatek_Adélaïde_2021

Aimez-vous regarder vos collègues bosser ? Certes, la comparaison a ses limites, mais certains joueurs de tennis professionnels ne voient pas d’intérêt à se poser devant des matchs de confrères. « Je ne suis ni le tennis féminin, ni le tennis en général », a par exemple déclaré Camila Giorgi dans la foulée de sa qualification pour les quarts de finale de Wimbledon en 2019. Iga Świątek, elle, est l’opposée de l’Italienne. Du haut de ses 19 ans, consciente de pouvoir encore énormément progresser, elle croit, entre autres, en l’apprentissage par l’observation.

« Je suis en train de m’attacher à regarder des matchs plus attentivement, je suis très souvent passée à côté de choses importantes par le passé », a-t-elle expliqué en conférence de presse cette semaine à Adélaïde. « Mais c’est mieux d’être au bord du court pour observer les différences de vitesse, de hauteur, comment la balle sort de la raquette… A la TV, c’est vraiment difficile de rendre compte de tout ça. Il y a aussi l’ambiance et tous les autres facteurs de ce type que les joueurs doivent gérer. »

Une habitude nouvelle pour Świątek. « Plus jeune, je ne regardais pas trop le tennis », a-t-elle confié au cours d’un entretien publié par le média allemand Tennis Magazin ce mardi. Excepté un joueur. Son chouchou. Si la native de Varsovie a développé un style de jeu rare sur le circuit féminin, avec une bonne dose d’effets, très adapté à la terre battue, sa « surface favorite », ce n’est pas un hasard.

« Le seul joueur qui m’a fascinée, c’était Rafael Nadal », a-t-elle ajouté. « J’aimais son apparence et l’énergie qu’il dégageait. Je suppose que j’ai copié son style de jeu. J’aime frapper la balle en mettant beaucoup de lift. Mon premier entraîneur m’a également dit que c’était un style inhabituel pour une fille. Il m’a conseillé de me concentrer sur cet aspect, car il pensait que cette particularité finirait par devenir une grande force. »

« Je ne me considère pas comme une superstar »

Bien vu. En s’appuyant sur cette base, Świątek a pu marcher sur Roland-Garros et rencontrer son idole. « Maintenant que je le connais un peu en tant que personne, je le respecte encore plus, a-t-elle expliqué. Il est humble, il n’a pas changé malgré tous les titres remportés. » Inspirée par son modèle sur le court, la jeune femme tend aussi vers un attitude similaire en dehors. En refusant de laisser son succès soudain lui monter à la tête. Pour être vraiment grand, il faut savoir aller chercher les étoiles tout en gardant les pieds sur terre.

« Tout à coup, je suis devenue célèbre en Pologne », a-t-elle reconnu. « Ma vie a complètement changé. Tout le monde me reconnaît dans la rue. Il m’a fallu quelques semaines pour m’habituer à cette nouvelle situation. Je continue à travailler dur sur moi-même pour rester comme je suis. L’intérêt médiatique est énorme. Mais je ne me considère pas comme un superstar. Pour le devenir, il faudrait être au sommet pendant plusieurs années. »

L’objectif est lâché. Ambitieuse, Świątek, 18e mondiale cette semaine, veut se rapprocher des sommets du classement. Pour confirmer et ne pas être perçue comme une nouvelle « comète » du circuit WTA, elle sait que le chemin pourrait être sinueux. Attendue, elle doit s’habituer à la pression du résultat qui pèse désormais sur ses épaules à chacune de ses sorties.

« Maintenant que j’ai gagné un titre du Grand Chelem, je ne suis plus ‘cachée' », a-t-elle analysé, toujours pour Tennis Magazin. « Je sais aussi que certaines joueuses ont eu du mal après un grand succès comme celui-ci. Moi aussi, je pense, je vais devoir lutter contre des hauts et des dans les semaines et mois à venir. Ma priorité absolue est d’être régulière. Le but, en 2021, c’est d’intégrer le top 10. Je crois aussi fermement pouvoir gagner les quatre tournois du Grand Chelem au cours de ma carrière. »

En y parvenant, elle continuerait à suivre encore un peu plus les traces de Rafael Nadal. Sans que Camila Giorgi n’assiste à aucun de ses potentiels futurs sacres.

 

 

 

 

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