« Pas question » : Zverev n’échangerait son or olympique contre un Grand Chelem pour rien au monde
À deux victoires d’un titre en Majeur qui lui a déjà échappé lors de trois finales, Alexander Zverev l’affirme haut et fort : il ne troquerait jamais sa médaille d’or olympique contre un trophée du Grand Chelem. Qualifié pour les demi-finales de Roland-Garros, l’Allemand continue d’esquiver les questions sur une opportunité que beaucoup jugent pourtant taillée sur mesure.
Alexander Zverev – Roland-Garros 2026 © Chryslene Caillaud / Psnewz
Alexander Zverev a déclaré qu’il ne troquerait pour rien au monde sa médaille d’or des Jeux de Tokyo en 2021 contre un titre du Grand Chelem. Une affirmation marquante de la part d’un joueur présent dans le dernier carré à Roland-Garros et toujours en quête de ce Majeur qui se refuse à lui après trois finales perdues.
Interrogé de manière frontale en conférence de presse après son quart de finale, l’Allemand n’a pas hésité une seconde : « Pas question », a lâché Zverev.
Il a justifié le poids de cette médaille par sa rareté et sa symbolique, bien au-delà des simples points au classement. « La médaille d’or est, pour moi, la chose la plus difficile à décrocher, car on n’a une chance que tous les quatre ans », a-t-il expliqué. « C’est unique parce que si peu de gens l’ont fait, et on le fait pour son pays, pour les gens chez soi. Donc je n’échangerai jamais mon or olympique contre quoi que ce soit. »
À titre d’exemple, Roger Federer n’a jamais remporté l’or olympique en simple, contrairement à Rafael Nadal (2008), Andy Murray (2012, 2016) et Novak Djokovic (2024).
Ça ne me dérangerait pas d’ajouter quelques lignes à mon palmarès.
Le sacre de Zverev à Tokyo, marqué par des victoires sur Novak Djokovic en demi-finale et Karen Khachanov en finale, reste l’accomplissement majeur d’une carrière où il a déjà buté sur la dernière marche en Grand Chelem à trois reprises : à l’US Open en 2020, à Roland-Garros en 2024 et à l’Open d’Australie en 2025.
Pour autant, l’Allemand n’a pas prétendu être rassasié. Relancé sur son envie d’étoffer son palmarès, il s’est accordé une petite confidence : « Ça ne me dérangerait pas d’ajouter quelques lignes à mon palmarès. »
Pour le reste, Zverev s’est tenu à l’indifférence polie qu’il affiche depuis le début de la quinzaine face à un tableau déserté par Alcaraz, Sinner et Djokovic, et que tout le monde qualifie de plus ouvert depuis des années.
Quant à savoir si son statut de grand favori le transcendait, il a balayé l’idée d’un revers de main : « Je m’en moque éperdument », a-t-il déclaré à deux jours de sa demi-finale. « Je me concentre sur le prochain match et sur l’adversaire de l’autre côté du filet, c’est la seule chose que je contrôle. Si ça fonctionne, je gagne mes matchs et c’est tant mieux. »