Après 2024, Zverev retourne en finale de Roland-Garros après son succès face à Mensik
L’Allemand s’est imposé en quatre manches (7-5, 6-2, 3-6, 6-3) face au Tchèque et affrontera Flavio Cobolli ou Matteo Arnaldi en finale dimanche.
Alexander Zverev – Roland-Garros 2026 © Michael Baucher / Psnewz
Alexander Zverev n’est plus qu’à une marche de son rêve, celui pour lequel il se bat depuis plusieurs années. L’Allemand tentera de remporter dimanche son premier titre du Grand Chelem qui s’est déjà refusé à lui à trois reprises (US Open 2020, Roland-Garros 2024, Open d’Australie 2025).
En demi-finales, le troisième joueur mondial a lâché un set avant d’assurer la victoire en quatre manches face à Jakub Mensik (7-5, 6-2, 3-6, 6-3). Pour la deuxième fois en finale à Paris, Zverev se frottera à un Italien pour le titre : Flavio Cobolli ou Matteo Arnaldi. En 2024, il s’était incliné face à Carlos Alcaraz.
Ce parcours à Roland-Garros lui rappelera celui à Flushing Meadows il y a six ans : à l’époque, il n’avait affronté aucun joueur du top 20 avant de se hisser en finale face à Dominic Thiem. À Roland-Garros, il faut remonter à Rafael Nadal en 2010 pour y retrouver une telle trajectoire jusqu’à la finale.
Pour se donner une nouvelle chance de rafler un titre en Majeur, Zverev a poursuivi sa quinzaine idéale. Le match aurait pu être bien différent si Mensik avait converti une de ses trois balles de breaks obtenues à 4-3 dans la première manche, notamment la dernière. Le Tchèque avait obtenu une balle neutre de son adversaire mais son coup droit s’est envolé.

En face, et sur sa seule opportunité de break dans le premier set à 5-5, Zverev n’a pas tremblé après une amortie mal sentie de Mensik, avant de prendre les devants dans ce match et après un premier set de plus d’une heure. Heureusement pour lui : la tension se faisait ressentir chez l’Allemand, notamment côté coup droit.
Mensik dans le dur physiquement
Le gain de cette première manche semblait primordial. Usé physiquement par son parcours, Mensik a faibli d’entrée de deuxième manche en concédant le break dès son second jeu de service. Plus relâché, Zverev a moins raté en coup droit et s’est rapproché de sa ligne pour être plus agressif. Sur une double faute, il s’est offert le double-break puis le set.
Alors que la rencontre se dirigeait vers une victoire en trois sets, Mensik a réagi. Le Tchèque a d’abord fait appel au médecin pour des douleurs à la nuque alors qu’il menait 2-1. Le 27e joueur mondial s’est ensuite totalement relancé en prenant pour la première fois l’engagement de Zverev sur une amortie parfaitement déposée.
Bien plus solide sur ses mises en jeu, il n’a jamais lâché son break pour recoller à deux sets à un. Mensik a montré le poing vers le son clan et on l’avait pas vu s’encourager autant depuis le début de la partie. De quoi faire tourner le match ?
Zverev ne s’est pas affolé et a calmé les nouvelles ambitions de son adversaire. Grâce à un break d’entrée confirmé, le troisième joueur mondial a mené 3-0 en seulement quelques minutes. Il avait fait le plus dur. Mensik l’a obligé à servir pour se qualifier en finale mais l’Allemand a réussi un jeu ultra solide, marqué par des premières balles toutes chronomètrées au-dessus des 200 km/h.
« Il a commencé à jouer de manière incroyable dans le troisième set », a réagi celui qui a égalé David Ferrer au nombre de victoires à Roland-Garros (44). « Il a vraiment franchi un cap et haussé son niveau de jeu. Mais c’est un Grand Chelem, les matchs se jouent au meilleur des cinq sets. Les adversaires vont forcément mieux jouer à un moment donné. Il faut faire avec… C’est ce que j’ai fait, et j’espère disputer un autre grand match dimanche. »
Dimanche, Zverev jouera la quête de sa vie face à Flavio Cobolli ou Matteo Arnaldi.