« Je sais que le circuit va me manquer » : Federer parle de sa retraite

Dans le cadre d’une tournée promotionnelle, Roger Federer a laissé entendre que sa retraite était proche. Le Suisse a même déjà évoqué le manque que cela allait lui procurer.

Roger Federer, 2020

A 38 ans, Roger Federer est plus proche de la fin que du début, c’est une évidence. La retraite semble même le guetter à grands pas, au point de ne plus penser qu’à ça, ou presque. Plus encore depuis cette semaine et les déclarations de l’actuel numéro 4 mondial lors de sa tournée promotionnelle. Interrogé dans le magazine allemand Zeit Magazin, en marge de la sortie de nouvelles sneakers à son nom (en association avec la firme suisse « On », spécialisée dans le running depuis dix ans), Federer a laissé entendre que le moment où il raccrocherait définitivement était imminent.

Entre deux questions sur sa basket blanche immaculée et vierge de tout logo (« Je voulais des sneakers uniquement lifestyle, très confortables et ultra légères »), l’homme aux 20 titres en Grand Chelem s’est même mis à évoquer le futur, et le manque que lui procurerait son retrait définitif des courts et de la compétition. « L’heure de la retraite approche et je sais que le circuit va me manquer », a reconnu Federer. Il a néanmoins assuré qu’il n’avait pas encore dit son dernier mot, même si sa nouvelle opération à un genou l’a obligé à renoncer à la fin de saison.

« Il aurait été facile de prendre ma retraite maintenant, mais je veux continuer de me donner une chance de profiter du tennis ».

Federer se souvient : « Mes parents ont failli devenir fous »

Et pour que sa sortie soit la plus belle possible, « RF » entend retarder son retour sur les courts le plus possible. Histoire d’être sûr d’être au meilleur de son tennis (autant que faire se peut) lorsqu’il reprendra, probablement pour la toute dernière fois. « La rééducation se passe bien. Je vais prendre mon temps pour retrouver la forme », avoue Federer, déjà replongé dans ses plus jeunes années, tel un futur retraité qui se remémore ses meilleurs moments. Ou les pires. Ainsi, le Bâlois, si calme et posé depuis, n’est pas près d’oublier le tempérament de feu qui lui pourrissait la vie en début de carrière, et donc ses raquettes faisaient les frais la plupart du temps. « Mes parents ont failli devenir fous. Ils m’ont dit que si je continuais à casser des raquettes sur le court, ils ne viendraient plus me voir jouer car c’était embarrassant pour eux. J’ai d’abord réagi en leur disant de s’en aller, qu’ils n’avaient pas besoin de venir me voir jouer. Et je me suis dit que ce n’était pas possible de continuer comme ça. »

Roger Federer, Davis Cup 2001

Une défaite à Hambourg contre l’Argentin Squillari au premier tour en 2001 a eu valeur de déclic pour Federer.

« Après la balle de match, j’ai cassé ma raquette. Je me suis dit que c’était fait et que je ne pouvais plus me comporter de la sorte. Tant pour le public que pour mes parents, mes amis, mes entraîneurs. »

Une carrière appelée à écrire la légende venait alors de débuter. Elle ne devrait pas tarder à s’arrêter.

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