L’ATP acte la fin prochaine des bulles sanitaires

L’ATP a envoyé aux joueurs un document, consulté par Tennis Majors, qui acte la fin, d’ici mi-mai, des bulles sanitaires telles qu’elles ont été mises en place depuis la reprise du circuit en août 2020. Les joueurs vont bénéficier d’une bien plus grande liberté autour des tournois et ceux qui sont vaccinés devraient aussi être exemptés du programme de tests.

Australian Open, Coronavirus

Le vie sous bulle, c’est bientôt terminé pour les joueurs. Selon un document qui leur a été envoyé à eux et aux entraîneurs par l’ATP, et consulté par Tennis Majors, ils auront une bien plus grande liberté que ce dont ils n’en ont bénéficié depuis la reprise du circuit en août dernier. Cet assouplissement des restrictions liées à la pandémie de coronavirus devrait prendre effet à compter des tournois de Genève et de Lyon, programmés pour débuter le 17 mai prochain.

Grâce aux tests antigéniques, qui délivrent des résultats bien plus rapides (15 à 30 minutes) pour détecter une éventuelle contamination à la Covid-19 que les tests PCR, les joueurs seront testés tous les deux jours, au lieu de quatre actuellement. L’ATP indique que cette plus grande densité dans sa politique de tests et de traçage lui permettra d’autoriser les joueurs à faire davantage d’activités autour des tournois.

Restaurants, coiffeurs, piscine…

Dans l’ensemble cantonnés à des trajets entre leur hôtel et les sites des tournois ces neuf derniers mois, les joueurs pourront désormais aller aux restaurants, faire les boutiques, s’entretenir physiquement et même séjourner dans un autre hôtel que celui réservé par les organisateurs.

Voici la liste des activités que les joueurs pourront désormais faire sur les tournois, “en faisant très attention”, précise l’ATP :

  • Quitter les zones délimitées sur les sites du tournoi ;
  • Manger au restaurant (si possible en extérieur) ou commander de la nourriture à emporter ;
  • Faire de l’activité sportive en extérieur sans limite de temps ;
  • Partager son logement avec des individus non-accrédités (hors joueur et staff) ;
  • Loger dans un hôtel différent de celui réservé par l’organisation ;
  • Prendre les transports en commun ;
  • Aller dans une piscine ou sur une plage publiques ;
  • Se rendre chez le coiffeur, le barbier ou autres établissements de ce type.

L’ATP indique toutefois qu’il sera toujours interdit, peu importe les règles en vigueur dans le pays et/ou la ville concernés, d’assister à un concert, un festival ou d’autres rassemblements de masse, ainsi que de se rendre dans un bar ou dans une boîte de nuit.

Les joueurs vaccinés exemptés du programme de tests

Ces ajustements répondent à une volonté de plus en plus affirmée publiquement par les joueurs, lassés par la vie sous bulle sanitaire. Une autre modification aux protocoles de l’ATP réclamée par les joueurs : des “avantages” offerts à ceux qui sont vaccinés. Les joueurs qui démontreront qu’ils sont “pleinement vaccinés”, en ayant reçu leurs deux doses si nécessaire ou ayant reçu une simple de dose de vaccin qui n’en réclame qu’une seule, pourront ainsi être exemptés du programme de tests. Un joueur sera considéré pleinement vacciné seulement 14 jours après sa dose finale.

L’ATP souffle que ces modifications sont destinées à “améliorer les conditions sur les tournois tout en assurant que des mesures acceptables restent en vigueur pour assurer un environnement sécurisé à tous les joueurs et les membres de leur équipe.” A noter que qu’il y aura “des procédures amendées pour les cas-contacts”, mais rappelle que tous les assouplissements seront “soumis à l’approbation des autorités locales”.

La WTA joue la montre

En l’état, ces ajustements ne concernent que les tournois ATP, ce qui n’a pas d’impact direct sur Roland-Garros, par exemple, le Grand Chelem parisien étant organisé sous l’égide de la Fédération française de tennis. La WTA a répondu à Tennis Majors qu’elle n’était pas encore en mesure d’annoncer de telles modifications.

“La WTA discute actuellement avec les joueurs et les tournois pour revoir les protocoles COVID et débattre d’éventuels changements à y apporter. Chaque modification sera effectuée en fonction d’un équilibre nous permettant de conserver un environnement sécurisé pour pouvoir continuer à faire vivre notre circuit à travers le monde sans mettre en danger la santé et la sécurité de nos joueuses, de nos encadrants, des spectateurs et des communautés locales.”

Il ne fait toutefois que peu de doute qu’il sera difficile d’accorder des privilèges aux uns sans que les autres en bénéficient aussi. Mais contrairement à l’ATP, la WTA a fait le choix de temporiser, non sans susciter, déjà, des impatiences.

Avec Cédric Rouquette

Your comments

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *