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Opelka remporte le duel de (géants) serveurs face à Isner et rafle le tournoi de Houston

Comme à Dallas il y a deux mois, Reilly Opelka est venu à bout de John Isner (6-3, 7-6) pour s’adjuger le tournoi de Houston sur terre battue.

Reilly Opelka, Houston 2022 Reilly Opelka, Houston 2022 © Icon SMI / Panoramic

Ils s’étaient affrontés en février dernier en finale du tournoi de Dallas. À l’époque, Reilly Opelka s’était imposé en deux tie-breaks face à John Isner. Le second avait été le plus long de l’histoire de l’ATP (remporté 24-22 par le plus jeune des deux joueurs). Deux mois plus tard, les deux américains se sont retrouvés. Encore une victoire pour Opelka (6-3, 7-6) mais cette fois-ci sur terre battue. Presque étonnant quand l’on connait la lenteur de la surface. Une caractéristique de l’ocre qui s’est faite ressentir au nombre d’aces : “seulement” dix pour Opelka, huit pour Isner.

Le nombre de balles de break étonne également. 13 (!) au total, huit obtenues par Isner (aucune convertie), cinq par Opelka (une convertie, dans la première manche). John Isner peut avoir beaucoup de regrets, en ayant vendangé trois balles de set dans le tie-break de la deuxième manche. Comme à Dallas, il s’est crispé dans les points importants.

Une finale surprenante sur terre battue

« La finale rêvée sur terre battue par tous les puristes de tennis. » Ironiquement, Reilly Opelka se permettait une petite bande-annonce de la rencontre sur Twitter quelques heures avant la finale. Sur une surface connue pour être lente, les deux hommes n’ont eu aucun soucis à user de leur seconde balle pour se qualifier pour la finale.

En demi-finales, Reilly Opelka a écarté Nick Kyrgios en inscrivant 21 aces. Autrement dit, 42% des points disputés sur le service de l’Américain se sont soldés par un ace. Face à son compatriote Steve Johnson en quarts de finale, John Isner a claqué 38 aces. Depuis 1991 (l’année où l’ATP a commencé à archiver ses statistiques), seul Ivo Karlovic avait fait mieux (39 aces en 2017).

Dans une rencontre au rythme spécial, c’est donc le plus jeune des deux joueurs qui s’est imposé, profitant d’une faute directe en volée de son adversaire. Grâce à ce succès, Opelka retrouve son meilleur classement en carrière, 17e. Il réussit bien aux États-Unis avec quatre trophées sur quatre à domicile (New York, Delray Beach, Dallas, Houston) John Isner, de son côté, réintègre le top 25 (23e). À noter que les deux joueurs ne sont pas engagés à Monte-Carlo, où le Masters 1000 a débuté ce dimanche.

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