La spéciale Isner : deux tie-breaks et Auger-Aliassime au tapis

Grâce à deux tie-breaks, John Isner écarte Félix Auger-Aliassime et rejoint les huitièmes de finale à Miami, sa plus grosse performance depuis une victoire face à Monfils à Pékin, en 2019.

John Isner - Miami 2021

Masters 1000 de Miami, 16e de finale
Isner (N.18) bat Auger-Aliassime (N.11) 7-6, 7-6

  • L’information principale : John Isner se qualifie pour les 8es de finale à Miami, tournoi qu’il a gagné en 2018
  • Vous apprendrez aussi : Impérial au service (16 aces), l’Américain s’en est, comme souvent, sorti au tie-break, deux fois
  • Pourquoi vous devez lire ce papier : C’est sa plus grosse victoire depuis celle acquise face à Monfils à Pékin en 2019, son premier Top 20

John Isner aime décidément l’air floridien. Victorieux ici en 2018 face à Zverev, finaliste en 2019 face à Federer, l’Américain de 35 ans est à l’aise à Miami. Son succès face au Canadien Félix Auger-Aliassime, 18e joueur mondial, au second tour, ce samedi, en est une nouvelle démonstration. Comme en 2019, lorsqu’ils s’étaient affrontés à Miami en demi-finale, la rencontre avait accouché de deux tie-breaks, déjà remportés à l’époque par l’ainé des deux joueurs (7-6, 7-6).

Après avoir conservé leurs mises en jeu respectives tout au long du premier set, le tie-break s’est ouvert sur une énorme erreur du joueur canadien. Malgré beaucoup de temps et d’espace, Félix Auger-Aliassime a raté un smash immanquable et s’est retrouvé mené 2-0. La suite était prévisible, John Isner a conservé son mini-break d’avance pour s’adjuger la première manche. Le second acte a livré le même scénario et la première balle de match a été la bonne pour l’Américain.

Plus grosse performance depuis Pékin en 2019

John Isner était à la recherche de son match référence depuis maintenant deux ans. Sa dernière victoire contre un Top 20 remontait au tournoi de Pékin en 2019, lorsque l’Américain s’était imposé face à Gaël Monfils, alors 11e mondial, au premier tour. C’était seulement son sixième match (4 victoires, 2 défaites) de la saison, lui qui avait décidé de zapper l’Open d’Australie en raison des restrictions liées au Covid-19 qui l’empêchaient notamment de voyager avec sa famille. John Isner s’était surtout fait remarquer par ses accusations contre l’ATP, jugeant le système à bout.

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Depuis, le joueur de 35 ans souffle le chaud et le froid et n’a plus gagné trois matchs de suite depuis le tournoi d’Acapulco en février 2020. Cette victoire doit lui permettre de faire le plein de confiance, d’autant plus qu’Isner est allé la chercher sur sa « spéciale » : une énorme première balle (74% de premier service, 82% de points gagnés derrière sa première balle) et deux tie-breaks remportés 7-5 7-5.

C’est gratifiant lorsque vous gagnez un match qui se résume à un point par ci, un point par là. Je sais que bien souvent, c’est comme ça pour moi. Après ce match, j’aurais très bien pu vous parler d’une défaite et je serai rentré chez moi après, mais ce n’est pas le cas. Nous verrons ce que je peux faire, voir si je peux continuer à m’améliorer et à avancer
dans ce tournoi.

En huitièmes de finale, il devra se frotter à Roberto Bautista-Agut, tête de série N.7, qu’il avait déjà battu en 2019… en deux tie-breaks. Bautista-Agut (N.7) a dominé Struff (N.31) dimanche (4-6, 6-3, 6-2).

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