Auger-Aliassime : « Renoncer à la Coupe Davis est un choix difficile, mais j’ai de gros objectifs individuels »
Félix Auger-Aliassime a communiqué son soulagement et ses ambitions à Montpellier, après la première victoire de sa carrière contre Stanislas Wawrinka (6-4, 7-6).
Félix Auger-Aliassime et Stanislas Wawrinka, 2026 | © Open Occitanie / JB Autissier
Au début de l’Open Occitanie de Montpellier, la renonciation à la Coupe Davis avait été un sujet évoqué avec une forme de gravité pour le Français Ugo Humbert. Jeudi, elle s’est invitée à nouveau dans la conversation pour le Canadien Félix Auger-Aliassime, tête de série n°1 et vainqueur du match le plus attendu du jour en huitième de finale contre Stanislas Wawrinka (6-4, 7-6-. Dans un tableau déserté par Fabio Cobolli (n°2), Tomas Machac (n°3), Ugo Humbert (n°5) et Hubert Hurkacz (n°8), FAA, qui défend ses points glanés en 2025, prépare un quart de finale très attendu contre Arthur Fils.
C’était la première fois que tu partageais le court avec Stan Wawrinka. Que représente-t-il pour toi, avec ses trois titres du Grand Chelem et cette longévité à 40 ans ?
Même s’il a 40 ans et que, de l’extérieur, tout le monde se dit que je dois gagner, je me suis levé ce matin en me disant qu’on ne sait jamais avec des champions comme ça. On craint le meilleur et on respecte énormément leur carrière. À tout moment, il y a un danger de perdre. C’est pourquoi j’ai gardé une concentration très haute pendant tout le match, même quand j’avais de l’avance au deuxième set, car je voulais rester très vigilant.
Quels souvenirs gardes-tu de lui ?
Je me souviens particulièrement de ses matchs épiques à l’Open d’Australie en 2013 et 2014 contre Djokovic. Sa première finale gagnée en Australie et son sacre à Roland-Garros sont des moments mythiques pour tout fan de tennis. C’était un plaisir de l’affronter, même si j’ai pris quelques revers long de ligne « dans la tête » aujourd’hui ! C’est rare de voir une frappe aussi pure en revers.
Physiquement, comment t’es-tu senti pour ce premier match de compétition depuis l’abandon sur cramps à l’Open d’Australie il y a deux semaines ?
Plutôt bien, je suis content. Le début a été un peu compliqué, j’ai commis quelques fautes en longueur et j’avais du mal à trouver ma distance. Mais une fois les réglages trouvés, j’ai senti que je faisais de bonnes choses. Ce n’est pas encore parfait, mais pour un premier tour, je suis très satisfait de mon niveau de forme, de ma mobilité et de mon agressivité.
Arthur Fils au prochain tour…
Arthur est un joueur de grande qualité qui a déjà montré tout son potentiel. Pour un jeune joueur, être arrêté six mois par une blessure est toujours difficile à accepter, mais il semble heureux d’être de retour. Si c’est lui, ce sera un beau défi.
Cette semaine se joue aussi la Coupe Davis à Vancouver. Pourquoi avoir choisi de privilégier Montpellier et Rotterdam plutôt que de jouer pour le Canada ?
Il y a des moments dans une carrière où il faut prioriser ses objectifs individuels. Mon grand challenge cette année est de retourner au Masters de Turin et de rester dans le top 8 mondial. Des tournois en indoor comme ici ou Rotterdam sont essentiels pour moi. Je ne pouvais pas me permettre, dans une perspective de classement, de ne pas bien préparer cette tournée européenne. C’est un choix difficile, mais je priorise ma carrière individuelle pour l’instant.