Daniil Medvedev l’assure, il est revenu au top de son jeu

Après deux victoires rondement menées à l’Open 13 face à Gerasimov puis Sinner, Daniil Medvedev en est persuadé : il a retrouvé la plénitude de son tennis, deux semaines après sa lourde défaite en finale à Melbourne. Demi-finale ce samedi contre Matthew Ebden.

Daniil Medvedev, 2021

A priori, il est urgent de ne pas s’enflammer. Deux tours passés dans un ATP 250, c’est bien, certes, mais pour un futur n°2 mondial – que Daniil Medvedev sera lundi prochain -, il n’y a pas non plus de quoi se relever la nuit.

Pour le principal intéressé, ces deux victoires ont beaucoup plus de valeur qu’il n’y paraît, au matin de sa demi-finale à l’Open 13 de Marseille contre Matthew Edben.

 » Jouer Egor Gerasimov, qui est un très bon joueur en indoor, et Jannik Sinner, dont on connaît le potentiel, j’aurais vraiment pu avoir un tableau plus facile, estimait (à juste titre) le finaliste du dernier Open d’Australie. C’était vraiment deux gros tests pour moi. Et je suis content de les avoir franchi aussi facilement. »

Medvedev « satisfait dans tous les compartiments du jeu »

Facilement, c’est le mot qui convient. Deux scores identiques (6-2, 6-4), une feuille de stats similaire avec une seule balle de break à sauver par match et un total de 13 aces réussis : la machine Medvedev refonctionne à plein régime, merci bien. Dans quels secteurs du jeu plus particulièrement ?

 » Honnêtement, tout ! Dans les deux matches, j’ai très bien servi, j’ai fait très peu de fautes, j’étais toujours en contrôle des échanges et du score. Vraiment, j’ai le sentiment d’être au top de mon jeu « , se réjouissait le protégé de l’entraîneur français Gilles Cervara.

Et c’est forcément une bonne nouvelle pour un homme qui sortait de deux déconvenues majeures : la finale de l’Open d’Australie perdue en trois petits sets face à Novak Djokovic, alors que beaucoup le voyaient capable de renverser la montagne serbe et d’installer enfin la  » NextGen  » (s’il est encore permis de l’appeler ainsi) au sommet du jeu ; puis une élimination d’entrée à Rotterdam (face à Dusan Lajovic), où il aurait pu atteindre la place de n°2 mondial en cas de finale – il ne savait alors pas qu’il l’atteindrait finalement quoi qu’il arrive à Marseille.

A Rotterdam, Medvedev était trop peu préparé

D’ailleurs, est-ce que ça n’est pas cet enjeu supplémentaire qui avait précipité sa perte aux Pays-Bas, par excès de pression ?

« Franchement, non, ça n’a joué aucun rôle. La vérité, c’est que je suis arrivé mal préparé à Rotterdam. Je n’avais pas eu assez de jours d’entraînement derrière moi. J’avais quand même espoir parce que je me rappelle avoir gagné un titre à Saint-Petersbourg (en 2019, Ndlr) en étant pareillement mal préparé. Mais cette fois, ça n’est pas passé. Ici, à Marseille, c’est différent. J’ai eu le temps de bien préparer mon affaire. »

Et ça se voit. Le Russe apprend vite. Tête de série n°1 du tournoi, le voilà désormais seule grosse tête d’affiche encore lice après la défaite vendredi soir de Stefanos Tsitsipas face à Pierre-Hugues Herbert. Tant pis pour une éventuelle finale de rêve entre top 5, revanche de la demi-finale de Melbourne. Mais tant mieux pour le tennis français… et pour Daniil Medvedev, archi-favori de sa demie face au qualifié australien Matthew Ebden, qui l’a en plus débarrassé d’un éventuel match toujours pénible à jouer face à son compatriote et ami Karen Khachanov.

A Marseille, où il n’avait jamais atteint les demi-finales, les planètes semblent cette année bien alignées pour Daniil Medvedev.

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