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Federer : “J’aime gagner, j’arrêterai quand je ne me sentirai plus compétitif”

Alors qu’il doit faire son retour lors de la Laver Cup en septembre, Roger Federer a donné de ses nouvelles dans la presse néerlandaise.

Roger Federer, Wimbledon 2022 Roger Federer, lors de la cérémonie du centenaire du Centre Court à Wimbledon en 2022 (AI/ Reuters / Panoramic)

Le monde du tennis et les millions de fans préfèrent sans doute ne pas y penser, mais, un jour, Roger Federer rangera les raquettes pour de bon. Pas un problème pour lui. Il est prêt à vivre sans ce sport – du moins sur le court et à haut niveau – qui a fait de lui une icône mondiale.

Absent du circuit depuis son quart de finale de Wimbledon 2021, le quarantenaire a disparu du classement ATP ce lundi. Il y était entré 25 ans plus tôt. La faute à une troisième opération du genou subie après le tournoi londonien l’an passé. Depuis, il travaille dans le but de retrouver la compétition.

Federer : “Le tennis est une partie de moi, mais ne me définit pas”

Lors d’une interview accordée au quotidien néerlandais Algemeen Dagblad, le Bâlois a affirmé qu’il prendra sa retraite le jour où il ne se sentira plus capable de rivaliser avec les meilleurs du monde.

“J’aime gagner, et si vous n’êtes plus assez compétitif, alors il est préférable d’arrêter”, a-t-il confié. “Je ne pense pas avoir besoin du tennis. Je suis heureux avec des plaisirs simples, comme quand mon fils fait quelque chose de bien ou que ma fille rentre de l’école avec une bonne note.”

“Le tennis est une part de moi, mais il ne me définit pas”, a-t-il ajouté. “Je veux continuer à avoir du succès, et mettre beaucoup d’énergie pour ça – probablement plus que ce que je devrais, parfois – mais je peux aussi faire ça en dehors du sport. Je sais qu’une carrière ne dure pas pour toujours, et je suis OK avec ça.”

Federer : “Je peux sincèrement dire que je suis heureux en restant à la maison”

Cette année, le Suisse aux 20 titres du Grand Chelem a manqué Wimbledon pour la première fois depuis 1998. Il est tout de même apparu sur le gazon du All England Club lors de la cérémonie du centenaire du Centre Court, où il a reçu une ovation assourdissante de la part d’un public lui vouant presque un culte, acquis au fil des ans depuis sa révélation face à Pete Sampras en 2001.

“C’est très étrange pour moi de ne pas jouer Wimbledon cette année et de le regarder à la TV”, a-t-il confié. “Mais je suis sur le circuit depuis si longtemps que c’est bien, aussi, d’avoir un peu plus de paix en étant plus souvent au même endroit, ce qui était déjà le cas avec le coronavirus.”

Federer, qui a prévu son retour lors de la Laver Cup en septembre avant de jouer à Bâle le mois suivant, a continué en louant les avantages à rester chez lui, avec ses proches.

“Ça m’a donné l’occasion de trier sélectivement mes voyages et de pouvoir donner quelque chose en retour”, a-t-il expliqué. “Beaucoup d’amis sont venus me voir, maintenant je peux leur rendre la pareille. Les voyages pour le tennis sont parfois excessifs, surtout quand il faut les organiser avec les enfants. C’est sympa d’avoir une pause ; également pour les enfants, même si voyager leur manque. Nous avons des amis tout autour de la planète, et nous avons développé des habitudes avec eux également. Ça fait quelques années que nous n’avons pas vu nos amis de New York et de Melbourne. Mais je peux sincèrement dire que je suis très heureux en restant à la maison. Et c’est un super plus de pouvoir, par exemple, prendre un rendez-vous un mardi matin dans trois semaines, et pouvoir y être sans que la réalité (du circuit) ne me rattrape. Parfois, les voyages à travers le monde me manque, et bien sûr le tennis me manque également, mais la vie à la maison est, disons, plus “normale” et aussi agréable.

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