Lucas Pouille, un nouveau départ

Lucas Pouille va disputer ce mardi à l’Open Sud de France face à Benjamin Bonzi son premier match sur le circuit ATP depuis octobre 2019.

Lucas Pouille, Open Sud de France 2021

L’Open Sud de France, endroit idéal pour un come-back ? Après le retour à la compétition de Jo-Wilfried Tsonga lundi à Montpellier, c’est Lucas Pouille qui va enfin rejouer sur le circuit ATP. Son dernier match remonte au 9 octobre 2019, c’était au 2e tour du Masters 1000 de Shanghai face à l’Américain John Isner. La raison d’un arrêt de 16 mois ? Une blessure au coude droit. Le Français n’a pas pu échapper à l’opération, qui a eu lieu le 21 juillet 2020. Il est désormais prêt pour entamer « sa deuxième carrière ».

« Je suis content d’être en bonne santé et de pouvoir enfin reprendre la compétition. J’estime que c’est la deuxième partie de carrière, une deuxième carrière un peu qui commence. Un nouveau Lucas, je ne sais pas. Je suis juste hyper heureux d’être à nouveau sur le circuit et je veux mettre toutes les chances de mon côté pour y arriver. » avait expliqué le Français dans une interview accordée à RMC Sport le 27 janvier 2021, avant de disputer le Challenger de Quimper.

Lucas Pouille, UTS, 2020

Des tentatives de retours ratées

Après avoir mis un terme à sa saison en octobre 2019 en raison de sa blessure au coude droit, Lucas Pouille s’était reposé avec comme objectif de revenir à 100% en début d’année 2020. Insuffisamment remis, il avait alors déclaré forfait pour l’Open d’Australie pour finalement prévoir un retour lors de… l’Open Sud de France justement. Mais, encore gêné par son coude, le natif de Grande-Synthe avait dû renoncer.

« C’est long. J’ai essayé à plusieurs reprises de revenir mais à chaque fois, cela a été un échec. » avait-il confié à RMC Sport.

C’est finalement lors du tournoi Challenger d’Indian Wells, en mars 2020, que Lucas Pouille avait fait son grand retour. Battu par Noah Rubin au 1er tour, on ne l’avait plus revu de la saison en compétition officielle, à cause notamment de l’arrêt du circuit ATP en raison de la pandémie de Covid-19 mais également à cause de son coude récalcitrant.

Le Français a toutefois tenté de se rassurer en jouant la première édition de l’Ultimate Tennis Showdown en juin 2020, une nouvelle compétition au format innovant créée par Patrick Mouratoglou. « The French Flair », comme il était surnommé, a participé au premier week-end du tournoi avant de renoncer à poursuivre, toujours en raison de douleurs à son coude droit…

« Mon coude ? J’espère que c’est fini… Je n’arrive toujours pas à servir à 100% », avait-il confié aux commentateurs lors d’un changement de côté. Ce forfait à l’UTS a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Un mois plus tard, Pouille est passé sur la table d’opération.

 

Pouille n’est plus le même homme

En 16 mois, beaucoup de choses ont changé pour Lucas Pouille. Un nouvel environnement pour une nouvelle vie. Son sponsor textile, pour débuter. Fini Adidas, qui l’accompagnait sur le circuit depuis 2015, le Français s’est engagé début 2020 avec la marque française Le Coq Sportif, qui compte déjà parmi ses ambassadeurs Richard Gasquet, Chloé Paquet ainsi qu’Ugo Humbert. Sa raquette, ensuite. Pouille est passé de Prince à Babolat en mars 2020. Il joue désormais avec la Pure Drive.

Le staff du Nordiste a également changé. Après deux ans de collaboration avec Amélie Mauresmo, Lucas Pouille s’est séparé de la Française en octobre 2020 et a dévoilé quelques jours plus tard qu’il s’entraînerait désormais aux côtés de Thierry Ascione et de Nicolas Renavand. Depuis le 20 janvier 2021, l’actuel 79e au classement ATP est également papa d’une petite fille nommée Rose.

« Quand le bébé arrive et qu’on le prend dans ses bras pour la première fois, c’est quelque chose d’extraordinaire. Forcément, cela amène beaucoup d’apaisement. » avait confié le joueur de 26 ans à RMC Sport avant le Challenger de Quimper.

Lucas Pouille jouera son premier match depuis le 9 octobre 2019 ce mardi, jour de son 27e anniversaire, à l’Open Sud de France face à son compatriote Benjamin Bonzi, 125e mondial. Le point de départ d’une deuxième carrière.

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