Pas de troisième finale consécutive pour Tsitsipás, battu par Ruud

En quête d’une troisième finale consécutive, Stéfanos Tsitsipás a été éliminé (7-6, 6-4) par Casper Ruud en huitièmes de finale du Masters 1000 de Madrid.

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Jamais deux sans trois.” Si ce dicton, aussi futile soit-il, existe en grec, Stéfanos Tsitsipás lui a donné tort. À ses dépens. Après son titre à Monte-Carlo suivi d’un duel pour le trophée, perdu malgré une balle de match en sa faveur, contre Rafael Nadal à Barcelone, le 5e joueur mondial ne jouera pas sa troisième finale consécutive. Sur la terre battue du Masters 1000 de Madrid,  Tsitsipás, impressionnant ces dernières semaines, est tombé. Face à Casper Ruud, 7-6, 6-4 en 1h33.

Dans la manche initiale, les deux hommes ont fait la loi sur leurs services. Impériaux dans ce domaine avec respectivement 77 % et 64 % de premières balles passées, Ruud et Tsitsipás  ont remporté 90 % et 80 % des points derrières celles-ci. Résultat : aucune occasion de break. Place au jeu décisif. Là, à 3 points partout, l’Athénien a concédé le mini-break en se montrant trop approximatif sur une volée “facile”. La boulette. Distancé, il n’a jamais pu revenir dans ce tie -break finalement perdu 7 points à 4.

Ruud n’a pas eu la moindre balle de break à défendre

Parti sur les bases du scénario écrit dans l’acte précédent, le deuxième set a connu un rebondissement à 3-3. Aidé par deux doubles fautes, le Norvégien a réussi le seul et unique break de la rencontre. Usant de son énorme lift de coup droit, l’actuel 22e du classement ATP a su cadenasser son assaillant en le maintenant à distance. S’évertuant à imposer ses schémas avec sa gifle, Ruud a régulièrement forcé Tsitsipás à frapper son revers à une main à hauteur d’épaule. Fatal. Quelques minutes plus tard, il bouclait l’affaire sans avoir eu la moindre opportunité de break à défendre tout au long de la partie.

À 22 ans, Casper Ruud, qui a détrôné son père Christian, en tant que meilleur joueur de l’histoire de son pays, est en pleine ascension. Que ce soit à Acapulco, Marbella, Monte-Carlo, Munich et désormais Madrid, il a atteint au moins les quarts de finale de chaque tournoi disputé depuis la fin de l’Open d’Australie. Grâce à cette première victoire contre un membre du Top 5, il a désormais rendez-vous avec Alexander Bublik. En espérant pour lui que le fameux “jamais deux sans trois” sonne mieux en norvégien : dans la capitale espagnole, le natif d’Oslo vise une troisième demi-finale en Masters 1000 après celle à Rome l’an passé, et une deuxième, le mois dernier, sur le Rocher

 

 

 

 

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