Retour gagnant pour Roger Federer !

Il était attendu, il n’a pas déçu. Pour son grand retour à la compétition, Roger Federer est venu à bout de Daniel Evans à Doha. Victoire 7-6, 3-6, 7-5 en 2h24.

Roger Federer

Roger Federer :

-J’ai combien de temps avant de servir ? 25 secondes ?
-Je peux laisser la serviette ici ? C’est ça ?

Après 13 mois sans match officiel, Roger Federer, sourire jusqu’aux oreilles avant le tirage au sort, a dû reprendre ses marques. Se réhabituer à certaines règles du circuit, et en apprivoiser de nouvelles mises en place depuis la pandémie. Dans le jeu, tout n’a pas été optimal. Logique, après une si longue absence. Mais le Suisse a pu compter sur ses principaux points forts – service, coup droit – pour réussir son grand retour en écartant un Daniel Evans accrocheur.

Impérial sur son engagement, le Bâlois a commencé par un 10 sur 10 en première balle. S’appuyant sur son enchaînement classique service-coup droit, il s’est globalement promené sur ses mises en jeu pendant la manche initiale. Tout comme Evans. La seule occasion de break a eu lieu à 4-4, contre Federer. Sauvée, avec autorité, par deux coups droits percutants dans la foulée d’un kick extérieur forçant son adversaire à jouer un revers à une main au-dessus de l’épaule. Place au jeu décisif. Là, à 6 points à 5. Le Britannique s’est procuré la première balle de set. Effacée sans trembler avec un nouvelle combinaison service-coup droit. Le schéma fort de l’Helvète depuis le début du duel. Et plus généralement de sa carrière.

Danger écarté ; à son tour de s’offrir une opportunité de boucler l’affaire. D’abord à 7-6. En vain. Après avoir anticipé en se décalant pour attaquer en coup droit, Federer a pris un ace au T sur second service. Puis, à 8-7 sur son engagement, il a grossièrement manqué une volée liftée. Pas de regard noir, toutefois, mais un grand sourire témoin de son plaisir d’être de retour. Quelques instants plus tard, il empochait la manche 10 points à 8 sur un passing de revers croisé. Une flèche digne de transpercer les armures les plus épaisses.

« C’est bon d’être de retour  ! »

Lancé, Federer s’est procuré une balle de break dès l’entame du deuxième acte. Agressif, Evans est venu chercher son salut au filet. Dans la foulée, le natif de Birmingham, qui s’est entraîné pendant deux semaines avec l’actuel 6e mondial en amont de l’ATP 250 qatarien, a pris le dessus. Combatif, solide quand l’échange s’est installé, il s’est évertué à tenter d’enfermer Federer dans la filière longue. Et pour cause. Lors des rallyes, ce dernier a très souvent fini par craquer. En commettant notamment plusieurs « bois ». La faute à un placement parfois mal ajusté. Breakant à 2-1 en profitant d’une baisse de Federer en première balle, Evans a écarté une occasion de débreak dans le jeu suivant  avant de filer tranquillement vers l’égalisation à un set partout.

Dans l’ultime round, Roger Federer a produit son meilleur tennis au cours de cette rencontre. Plus sûr pour ancrer ses appuis et balancer ses gifles, venant davantage au filet, il a semblé gagner en confiance. A 3-3, il a écarté deux balles de break. La deuxième sur amortie caressée à merveille. Malgré un Evans évoluant à un bon niveau, juste dans ses choix tactique et relançant mieux qu’au début du duel, l’homme aux 20 titres du Grand Chelem a fait la différence dans les instants décisifs. A 5 jeux à 4, il a su mettre la pression à la relance pour se procurer une première balle de match. Sauvée avec beaucoup d’aplomb par Evans, d’un service-volée. Ce n’était que partie remise. A 6-5, l’Anglais a un tantinet moins bien maîtrisé ses nerfs. Après une double faute et deux erreurs, il a offert deux nouvelles occasions à son adversaire. La première fut bonne. Le Suisse a fini en beauté. Sur un revers gagnant long de ligne, et son seul break de la partie.

« C’est bon d’être de retour ! (…) J’étais fatigué en fin de match, il avait plus d’énergie que moi », a déclaré Federer lors de la traditionnelle interview sur le court. « Mais j’ai bien servi et il m’a un peu aidé. Je suis content de terminer sur un revers long de ligne !  (…) Je suis heureux de ma performance, je pense avoir fait un très bon match. (…) Le chemin n’a pas été facile. C’est un grand challenge pour moi de tenter ce retour, à mon âge. (…) On verra comment je me sens demain matin après ce long match. »

Réponse ce jeudi. En quarts de finale, Roger Federer affrontera Nikoloz Basilashvili. Le Bâlois a remporté leur seul affrontement (6-2, 6-1, 6-2) à l’Open d’Australie en 2016.

 

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