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Roger Federer : les 20 moments-clés de sa carrière

La légendaire carrière de Roger Federer, qui prendra fin la semaine prochaine, a été émaillée de moments particulièrement importants. Nous en avons recensé 20, comme le nombre de ses titres en Grand Chelems.

Roger Federer, Australian Open 2017 Roger Federer, Australian Open 2017 | © Virginie Bouyer / Panoramic

La décision de Roger Federer de mettre fin à sa carrière la semaine prochaine à la Laver Cup (23-25 septembre à Londres) va clore l’un des chapitres les plus glorieux de l’histoire du tennis. Le Suisse quitte le monde du tennis avec, au palmarès, 20 tournois du Grands Chelem, 103 titres au total, 310 semaines passées à la première place mondiale et la probable fierté d’avoir changé le tennis.

Chacun d’entre nous gardera ses propres temps forts de la carrière de Roger Federer. Mais voici, par ordre chronologique, 20 moments particulièrement importants de sa légendaire carrière.

1 – Victoire à Wimbledon junior en 1998

Federer a 17 ans lorsqu’il remporte à Wimbledon, en 1998, son seul titre chez les juniors, battant le Géorgien Irakli Labadze en finale 6-4, 6-4. Cette année-là, il triomphe aussi en double aux côtés du Belge Olivier Rochus. Une victoire qui va en annoncer beaucoup d’autres…

Mais bien que son talent crève les yeux, peu de monde imagine sans doute à quel point il allait devenir fort. Le commentateur de la BBC, toutefois, a peut-être un pressentiment lorsqu’il déclare à l’antenne : “Nous le reverrons…”

2 – Sa première finale sur le circuit ATP en 2000 à Marseille

En février 2000, Federer bat Thomas Johansson, son futur coach Ivan Ljubicic ainsi que Fabrice Santoro pour atteindre sa première finale sur le circuit principal. Il y est opposé à son compatriote Marc Rosset. Après sa défaite au jeu décisif du troisième set, Roger est dévasté. Rosser révèlera plus tard qu’il lui avait confié sa crainte de ne plus jamais avoir l’occasion de remporter un titre. Il n’avait pas grand-chose à craindre… Rosset le prendra ensuite sous son aile et le reste appartient à l’histoire…

3 – Sa rencontre avec sa future femme, Mirka, aux Jeux olympiques de Sydney en 2000

Il est bien possible que le plus grand moment de la carrière de Federer, et plus largement de sa vie, soit sa rencontre avec sa future épouse, Mirka Vavrinec, lors des Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Elle-même joueuse professionnelle, mais à la carrière écourtée par une série de blessures, Mirka a su être le parfait complément de Roger, lui apportant le soutien et la sécurité dont il avait besoin.
Au départ, elle l’aide simplement à surmonter la déception d’avoir laissé passer la médaille de bronze à Sydney, au bénéfice du Français Arnaud di Pasquale. Puis elle gère ses affaires, à une époque où Roger est entre deux agents ; elle l’encouragera sans cesse, assistant, comme il l’a écrit dans sa lettre annonçant sa retraite, à presque tous ses matches, y compris à un stade très avancé de ses différentes grossesses. Sans elle, comme il l’a souligné à plusieurs reprises, Federer ne serait probablement pas devenu le joueur qu’il a été.

Roger Federer with his wife Mirka
Roger Federer avec sa femme Mirka – © Panoramic

4 – Sa victoire face à Pete Sampras à Wimbledon en 2001

Le moment où Federer fait une célèbre irruption sur la scène mondiale, battant son idole et septuple vainqueur Pete Sampras en huitièmes de finale de Wimbledon. L’image du Suisse tombant à genoux après un ultime retour de coup droit sur la balle de match est encore dans toutes les mémoires. C’est le match qui lui a prouvé, à lui et peut-être à tous les autres, qu’il était capable d’accomplir de grandes choses.

La première question qui jaillit lors de la conférence de presse résume à peu près tout de l’importance du moment : “Vous venez de changer le cours de l’histoire en mettant fin à une série de 31 victoires consécutives de Sampras à Wimbledon. Qu’est-ce que ça vous fait ?”

Certes, Tim Henman mettre fin à son parcours dès le tour suivant. Mais la graine de l’histoire était semée…

5 – La mort de Peter Carter en août 2002

Le monde de Federer s’effondre lorsque son ancien entraîneur et ami proche, l’Australien Peter Carter, décède dans un accident de voiture en août 2002. Federer avait rencontré Carter à l’âge de 9 ans et bien qu’à l’époque du drame, il l’avait remplacé par Peter Lündgren, Carter faisait toujours partie intégrante de sa vie.

Ce sera un moment charnière dans sa carrière. Ses proches témoignent que Federer a été brisé mais qu’il s’est également servi de cette tragédie pour nourrir sa motivation. A partir de ce moment, Federer, qui était un adolescent instable sur le terrain, est devenu le joueur impassible que l’on a connu ensuite. Roger est par ailleurs toujours resté en contact avec les parents de Carter, leur offrant chaque année le transport et les places pour assister à l’Open d’Australie à Melbourne.

6 – Son premier titre du Grand Chelem à Wimbledon en 2003

En arrivant à Wimbledon lors de cette année 2003, Federer commence à ressentir un peu de pression. Malgré son statut d’immense espoir, il n’a pas encore dépassé les quarts de finale en Grand Chelem et vient de s’incliner au premier tour de Roland-Garros (contre Luis Horna).

Toutefois, le fait de remporter son tout premier titre sur gazon, à Halle, la semaine précédente, a boosté sa confiance au bon moment. Et au bout du compte, il vole vers le titre en ne perdant qu’un seul set (contre Mardy Fish an troisième tour) et en battant Mark Philipoussis en finale pour décrocher son premier Grand Chelem.

Lors de l’interview protocolaire, le premier commentaire de Sue Barker à l’égard de Federer est bien inspiré : “Roger Federer, vainqueur de Wimbledon. Tu ferais mieux de t’y habituer.” C’est le premier de ses huit titres à Wimbledon, record historique.

7 – Son titre à l’US Open 2004, “quand Roger est devenu Federer”

Comme l’ont souvent souligné Andy Roddick et James Blake, l’année 2004 est “l’année où Roger est devenu Roger.” Cette année-là, le Suisse remporte l’Open d’Australie pour devenir numéro 1 mondial pour la première fois. Bien qu’il a encore perdu tôt à Roland-Garros (troisième tour contre Gustavo Kuerten), il décroche ensuite un deuxième Wimbledon puis, à l’US Open, réussit une inoubliable masterclass pour signer le Petit Chelem.

En finale, il surclasse Lleyton Hewitt 6-0, 7-6, 6-0 en signant une performance de virtuose face à l’ancien numéro 1 mondial, qui remporte cinq petits points lors du premier set. En fait, ce jour-là, Federer tutoie la perfection lors des sets 1 et 3. Lorsqu’on lui demande après coup si Federer a une chance de devenir l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, l’Australien n’hésite : “Clairement, il a une chance. Ça ne fait aucun doute…”

Federer won only 4 games vs Nadal at 2008 Roland Garros

8 – Sa terrible défaite face à Nadal à Roland-Garros en 2008

Bien que battu trois fois (dont deux fois en finale) par Rafael Nadal lors des trois précédentes éditions de Roland-Garros, Federer s’appuie sur sa nette domination du circuit le reste de la saison pour garder toute confiance en ses chances de battre enfin son rival, lorsqu’il retrouve celui-ci en finale de l’édition 2008.

Federer a d’ailleurs mis Nadal à l’épreuve sur terre battue cette saison-là, à Monte Carlo et à Hambourg. Mais à Roland-Garros, c’est une autre histoire : le Suisse est laminé 6-1, 6-3, 6-0 dans ce qui restera la pire défaite de sa carrière en Grand Chelem. Une défaite difficile pour Roger mais avec son Wimbledon bien-aimé à venir, il a de quoi rapidement tourner ses pensées vers autre chose…

9 – Battu une nouvelle fois par Nadal dans son jardin de Wimbledon en 2008 après une finale épique

Malheureusement pour Federer, cette défaite en finale de Roland-Garros va avoir des conséquences directes sur la finale de Wimbledon qui va suivre, même s’il faut d’abord une performance monumentale de Nadal pour le priver d’un sixième titre consécutif dans le jardin anglais.

Cette finale est épique. Peut-être encore traumatisé – il l’avouera plus tard – par sa déroute parisienne trois semaines plus tôt face à ce même Nadal, Federer est mené 6-4, 6-4, 5-4 (sans break) lorsque la pluie arrive. Le Suisse profite du retour aux vestiaires pour se rafraîchir les idées. A la reprise, il arrache le troisième set, puis sauve deux balles de match dans le quatrième set lors d’un tie break de légende qu’il remporte finalement pour gagner le droit disputer un cinquième set.

Mais tout au bout de ce set décisif, également perturbé par la pluie et achevé à 21h15 dans une quasi-obscurité, Federer finit par expédier un coup droit dans le filet qui permet à Nadal de remporter son premier Wimbledon et qui met fin à sa propre série de 65 victoires consécutives sur gazon, sa surface la plus dominante. Après sa défaite, Federer est évidemment vidé mais toujours magnanime. “La pluie n’a pas facilité les choses mais il faut savoir se préparer au pire et Nadal est le pire adversaire, sur le plus beau terrain”, déclare-t-il. Je suis déçu de ne pas avoir gagné, mais je serai de retour l’année prochaine.”

Roger Federer, 2009 French Open

10 – Remporte Roland-Garros en 2009 et complète son Grand Chelem en carrière

Parfois, les étoiles s’alignent. Pour Federer, ce moment arrive lorsque Nadal connaît la toute première défaite de sa carrière à Roland-Garros, battu par Robin Söderling en huitièmes de finale de l’édition 2009. Cette défaite de celui qui vient de le battre lors des quatre précédentes éditions à Paris ouvre évidemment de nouvelles perspectives à Federer. Mais en contrepartie, il doit aussi faire face à une pression terrible, en sachant que c’est sa meilleure et peut-être seule chance de remporter ce titre.

Federer n’est pas loin de prendre la porte lui aussi en huitièmes, mené deux sets à un par Tommy Haas (avec une cruciale balle de break à sauver dans le quatrième). Puis le Suisse est également mené deux sets à un en demies par Juan Martin del Potro. La finale contre un certain Robin Söderling est plus simple. La principale frayeur pour Federer survient finalement lorsqu’un inconnu surgit sur le court et tente de lui mettre un drapeau sur la tête. Un moment un peu effrayant, même si John McEnroe, aux commentaires, tente de le dédramatiser par l’humour : “au moins, il était habillé…”

Cela n’a finalement pas tellement perturbé Federer, qui s’impose au troisième set pour remporter le seul tournoi du Grand Chelem qui lui échappait encore, et devenir ainsi l’égal de Pete Sampras (14 titres majeurs).

Roger Federer after his 2012 victory at Wimbledon

11 – Remporte Wimbledon en 2012 et redevient numéro un mondial

Si dominant pendant les six dernières saisons des années 2000, Federer a commencé à moins gagner à partir du début des années 2010. Lorsqu’arrive Wimbledon 2012, il n’a plus gagné un Grand Chelem depuis deux ans et demi, c’est-à-dire depuis l’Open d’Australie 2010. Et n’a même disputé qu’une seule finale majeure durant cet intervalle (Roland-Garros 2011).

Mais il retrouve de sa magie lors de ce Wimbledon 2012 durant lequel, après avoir battu Novak Djokovic en demies, il retrouve en finale celui qui porte les espoirs de tout un peuple, Andy Murray, qui tente de devenir le premier Britannique depuis Fred Perry en 1936 à triompher à domicile. Murray remporte le premier set mais Federer se reprend et domine finalement jusqu’à la fin pour décrocher son septième Wimbledon (record de Sampras et Renshaw égalé), son 17e Grand Chelem en tout.

Une victoire qui lui permet également de redevenir numéro 1 mondial à 30 ans, un âge où la plupart des joueurs, à cette époque du moins, prennent ou envisagent de prendre leur retraite.

Federer, Murray et del Potro sur le podium olympique de 2012

12 – Décroche sa première médaille olympique individuelle à Londres en 2012

Les Jeux Olympiques n’auront pas été le terrain de chasse le plus fructueux de Federer. Surtout en simple. En 2000, il a manqué de peu la médaille en s’inclinant en demi-finales puis lors du match pour la troisième place ; en 2004, il a perdu d’entrée contre Tomas Berdych ; et en 2008, son parcours s’est arrêté en quarts face à James Blake. Sa médaille d’or remportée en double lors de cette même édition 2008, avec Stan Wawrinka, a toutefois rétabli un peu l’équilibre. Et, tandis que les Jeux de Londres en 2012 doivent se tenir dans “son” jardin de Wimbledon, où il vient de triompher, Federer fait à nouveau figure de favori.

Une demi-finale épique remportée en 4h26 face à Juan Martin del Potro (plus long match en deux sets gagnants de l’ère Open) lui permet de se qualifier pour la finale, mais avec un réservoir d’énergie bien entamé. En finale, il est dominé par Murray, qui prend ainsi sa revanche de Wimbledon et remporte ce qui est alors le plus grand titre de sa carrière. Federer, malgré tout, se montre heureux de son sort. “Le mois écoulé a été superbe, j’ai gagné Wimbledon, je suis redevenu numéro 1 et je remporte ici la médaille d’argent. Ne soyez pas désolé pour moi.”

13 – Remporte la Coupe Davis avec la Suisse en 2014

En 2014, à ce stade de sa carrière, la seule chose qui manque au CV de Federer reste un titre en Coupe Davis. Cette année-là, il a mis tous les atouts de son côté pour parvenir à ses fins, disputant l’intégralité de la campagne et jouant le double plus régulièrement aux côtés de Wawrinka, les deux hommes faisant même appel à l’entraîneur des frères Bryan pour travailler leurs automatismes avant la finale contre la France, à Lille.

Une semaine plus tôt, lors d’une épique demi-finale du Masters à Londres, Federer et Wawrinka ont eu une rare dispute. Et le lendemain, Roger a dû déclarer forfait pour la finale en raison d’un dos douloureux, ne voulant pas compromettre ses chances justement pour la Coupe Davis.

Une stratégie qui a finalement payé car les deux Suisses remportent un double crucial le samedi à Lille, devant une foule tout autant acquise à la cause de Federer que des siens. Le lendemain, Federer domine Richard Gasquet et, d’une amortie somptueuse, offre le Saladier d’argent à la Suisse.

Roger Federer, Wimbledon, 2016

14 – Première opération du genou en 2016

Federer subit une première petite intervention chirurgicale au début de l’année 2016 pour un ménisque déchiré en donnant un bain à sa fille. Puis, il chute sur le gazon du Centre Court en demi-finales de Wimbledon face à Milos Raonic, qui le crucifie finalement en cinq sets. Sur le moment, tout le monde a bien vu que Federer était gêné. Mais peu de gens ont réalisé que c’était sérieux au point de devoir subir une nouvelle intervention chirurgicale au genou gauche peu de temps après.

Après avoir évité les graves blessures pendant la majeure partie de sa carrière, malgré un dos parfois gênant, c’est la première fois que Federer doit passer sur le billard. A l’approche de son 35e anniversaire, personne ne sait alors s’il sera en mesure de revenir, et dans quel état. Même pas lui. “Je ne sais pas encore (à quel point c’est grave)”, déclare-t-il à l’époque. “Et je ne veux même pas le savoir.

Roger Federer, Australian Open, 2017

15 – Un incroyable come-back, trois Grands Chelems supplémentaires et la place du numéro un

Lorsqu’arrive l’Open d’Australie 2017, Federer n’a pas joué depuis six mois sur le circuit et personne ne sait jusqu’où il est capable d’aller. Une bonne performance préalable lors de la Hopman Cup lui redonne foi en lui-même et ensuite, un miracle se produit.

Federer a besoin de cinq sets pour passer Kei Nishikori en huitièmes, et à nouveau cinq sets pour battre Stan Wawrinka en demies. En finale, il retrouve son vieil ennemi, Rafael Nadal, qui vient de le battre lors de cinq de leurs six dernières rencontres. A 3-1 contre lui au cinquième set, les carottes semblent cuites pour Federer mais le Suisse, frappant son revers de manière plus agressive que jamais, joue cinq derniers jeux presque parfaits pour s’imposer et devenir, à 35 ans, le plus vieux vainqueur en Grand Chelem depuis Ken Rosewall en 1972.

Il décrochera ensuite un huitième Wimbledon (record) puis, en 2018, à nouveau l’Open d’Australie pour redevenir numéro un mondial peu de temps après. Le plus vieux (36 ans), là encore.

16 – Remporte le 100e titre de sa carrière à Dubaï en 2019

Le 99e titre de Federer est “tombé” à Bâle, en 2018 et si passer le cap des 100 à domicile avait peut-être été un espoir secret pour le Suisse, le fait de le faire à Dubai n’est pas mal non plus sur le plan symbolique. Federer y a élu domicile depuis de longues années, y effectuant toute sa préparation off-saison loin des caméras en invitant d’ailleurs souvent de jeunes joueurs à venir s’entraîner avec lui.

Ce sera malgré tout une semaine sous pression pour Federer, poussé au troisième set lors de ses deux premiers tours. A partir de là, il se détend et prend une belle revanche en finale sur le jeune Stefanos Tsitsipas, qui vient de le battre à l’Open d’Australie un mois plus tôt. Federer est ainsi le deuxième joueur à passer ce cap des 100 titres ATP, rejoignant Jimmy Connors dans ce club très élitiste.

Roger Federer, Novak Djokovic, Wimbledon 2019

17 – S’incline en finale de Wimbledon 2019 face à Djokovic

Sûrement l’une de ses plus grandes désillusions. A 37 ans, Federer surfe encore sur un superbe état de forme, il s’est imposé à Miami et Halle cette année-là et a encore joué brillamment pour atteindre la finale à Londres, battant notamment Rafael Nadal en demi-finale pour s’offrir un duel contre Novak Djokovic en finale.

Une finale lors de laquelle la grande histoire est en jeu : devenir l’égal de Martina Navratilova avec un neuvième titre, devenir le vainqueur le plus âgé de l’histoire du tournoi, etc. Federer est le meilleur sur le terrain pendant quatre sets, mais il se retrouvé à deux sets partout à cause de deux tie-breaks mal négociés. A 7-7 au cinquième set, le Suisse breake Djokovic pour servir pour le match et obtenir, à 40-15, deux balles de match sur son service.
La suite, on la connaît : Federer ne parvient pas à conclure, principalement à cause de l’incroyable résilience de Djokovic. S’il a toujours été très bon dans l’art de passer à autre chose après une défaite, celle-ci lui fait très mal… “Je ne sais même pas ce que je ressens en ce moment. J’ai juste l’impression que je viens de laisser filer une opportunité incroyable. Je n’arrive pas à y croire.”

Roger Federer, Open d'Australie 2020

18 – Double opération du genou droit et une pandémie

Le moins que l’on puisse dire est que 2020 est une année mitigée pour Federer. Il l’a commencée avec un dos raide qui ne l’a pas empêché d’atteindre les demi-finales de l’Open d’Australie, mais dans la douleur, sauvant notamment sept balles de match contre Tennys Sandgren en quarts de finale, avant de tomber face à Novak Djokovic en demies.

Ensuite, avec le concours de Rafael Nadal, il dispute le sixième opus de l’exhibition Match for Africa, au Cap (en Afrique du Sud), afin de lever des fonds pour la Fondation Roger Federer, le tout devant une assemblée record de 51 954 fans. A l’époque, Federer déclaré qu’il espère “pouvoir jouer encore un peu plus longtemps.” Mais peu de temps après, il subit la première de ses deux opérations au genou droit.

Puis, en mars, le monde se replie sur lui-même suite à la pandémie de coronavirus. Le gel du circuit (et du classement) est presque une aubaine pour Federer qui est de toutes façons absent. Mais quand le circuit reprend, c’est sans lui : Federer annonce qu’il doit avoir recours à une seconde opération, laquelle le tiendra à l’écart des terrains jusqu’à la fin de l’année 2020.

19 – Retour sur le circuit, défaite à Wimbledon 2021 et nouvelle opération

Federer fait un retour très attendu à Dubaï en mars 2021, battant Dan Evans au premier tour avant de perdre contre Nikoloz Basilashvili. Il ne jou que sporadiquement jusqu’à Roland-Garros, où il atteint les huitièmes de finale avant de se retirer du tournoi, pour protéger ses genoux.
A Wimbledon, ensuite, il atteint les quarts de finale sans jamais avoir l’air très bien, avant de s’incliner finalement en trois sets secs contre le Polonais Hubert Hurcakz, 6-3, 7-6, 6-0. On ne s’en doute pas encore, mais cela restera le dernier match de sa carrière sur le circuit principal. Peu de temps après, Federer subit une troisième opération du genou droit. Et annonce toutefois son intention de revenir une fois rétabli.

Roger Federer, publicité Barilla, 2022

20 – Un espoir de retour en 2022 avant l’annonce de la retraite

Malheureusement, la dernière opération du genou n’a pas été couronnée de succès au point de lui permettre de faire son grand retour. Malgré plusieurs faux-espoirs, Federer finit par se rendre compte qu’il ne sera plus capable de jouer à 100%, et donc d’évoluer au plus haut niveau.
Le 15 septembre 2022, il annonce sa décision de mettre un terme à sa carrière, après 24 ans passés sur le circuit, plus de 1 500 matches victorieux, 103 titres ATP dont 20 en Grand Chelem. “Ces trois dernières années ont été compliquées pour moi en termes de blessures et d’opération”, déclare Federer dans un message posté sur ses réseaux sociaux. “J’ai travaillé dur pour tenter de redevenir pleinement compétitif. Mais je connais aussi les limites de mon corps, et le message qu’il m’a envoyé tardivement a été clair. 

Roger Federer jouera dernière épreuve lors de la Laver Cup à Londres, entre le 23 et le 25 septembre.

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