« À 100 % » : Fils confirme sa participation au Rolex Paris Masters
Deux jours après son abandon à Bâle sur une douleur musculaire à la jambe gauche, la tête de série n° 6 a assuré que ce n’était « pas inquiétant » et que son arrêt était « juste par précaution ». Il devait effectuer son premier entraînement sur le court central dimanche après-midi, avant d’entrer en lice au deuxième tour face à l’invité Kyrian Jacquet ou à un qualifié.
Arthur Fils, Rolex Paris Masters 2026 | © Baptiste Autissier / PsNewz
Depuis vendredi, l’attente n’aura pas été trop longue et l’inquiétude, vite dissipée. Arthur Fils jouera le Rolex Paris Masters. Interrogé dimanche pour savoir si sa participation dépendait de ses sensations lors de son premier entraînement sur le court central, dans l’après-midi, le Français a répondu : « Confirmé à 100 %. »
« Tout va bien, je me sens bien, le corps va bien, a-t-il assuré. Depuis Bâle, je suis rentré le soir même, j’ai fait pas mal de soins, hier j’étais off, aujourd’hui encore des soins et premier test sur le terrain cet après-midi. Mais tout a l’air d’être en place, tout a l’air d’être bien. »
Deux jours plus tôt, Fils avait abandonné en quarts de finale à Bâle face à Taylor Fritz, alors qu’il était mené 6-2, 2-0. Il a confirmé une douleur musculaire à la jambe gauche. « Mais tout va bien, ce n’est pas inquiétant », a-t-il précisé. Il a assuré que cet abandon n’avait rien à voir avec le Rolex Paris Masters : « C’était juste pour ne pas aggraver quelque chose que je pensais avoir. C’est juste par précaution. J’en ai parlé rapidement à l’équipe à la fin du set. Après, on a juste pris la décision d’arrêter le match. »
Fils et son corps : « un équilibre compliqué à trouver »
Chaque blessure rappelle l’an dernier, quand aller au-delà de ses limites lui avait coûté huit mois d’arrêt. Cette saison, il a aussi été absent entre Rome et Wimbledon, ce qui l’a contraint à déclarer forfait à Roland-Garros. « Je commence à connaître de mieux en mieux mon corps, a expliqué Fils. Je sais que parfois il ne faut pas que je pousse au-delà des limites. Parfois il faut que je fasse un peu attention, et il faut aussi que j’arrive parfois à comprendre que là, je peux pousser. C’est un équilibre qui est compliqué à trouver, j’essaie de le trouver au quotidien et mon équipe m’aide pour ça. »
Il a réfuté l’idée d’une fragilité particulière. « Il y a beaucoup de jeunes joueurs qui se blessent maintenant, de par le calendrier : beaucoup de tournois, beaucoup d’enchaînements, des décalages horaires et des matchs tout le temps à haute intensité, a-t-il estimé. Je ne pense pas que ce soit que moi. »
Fils et la Race to Turin : « pas une fin en soi »
8e mondial, Fils est 7e de la Race to Turin avec 3 535 points, dans l’une des dernières places qualificatives pour les Nitto ATP Finals (du 15 au 22 novembre), qui se décideront à Paris. Flavio Cobolli, 6e, a lui aussi abandonné la semaine dernière, à Vienne. Tête de série n° 6, Fils entrera en lice au deuxième tour face à l’invité Kyrian Jacquet ou à un qualifié.
« Pas forcément plus de pression, bien sûr un peu plus d’excitation, a-t-il confié. J’ai 22 ans, j’ai l’opportunité de me qualifier pour le Masters, c’est très positif. Si je n’arrive pas à le faire cette année, je le ferai les années suivantes. Ce n’est pas une fin en soi, même si ce serait très, très bien de le faire cette année. »
Une première à La Défense
Fils n’a encore jamais joué le tournoi dans son nouvel écrin. « C’est la première année que je joue ici, je n’ai jamais foulé les terrains, a-t-il rappelé. Depuis le début de la saison, j’attends de jouer à Paris. Je ne sais pas si l’ambiance est aussi folle qu’à Bercy, mais la salle est immense. »
Au micro des radios, il s’est dit impatient de jouer « devant [sa] famille, devant [ses] amis, à la maison », au terme d’« une fin de saison palpitante ». « Si je peux avoir l’appui du public, le soutien du public, ça va beaucoup m’aider, donc je suis très, très impatient. »