“Toilet breaks”, vaccin, jeu de Medvedev “unidimensionnel” : 5 déclas à retenir du passage de Tsitsipas à la télé grecque

Stefanos Tsitsipas a évoqué tous les sujets chauds de son actualité dans un entretien accordé à la télévision grecque ce lundi. Le numéro 3 mondial se défend à nouveau sur les “toilet breaks” et assure qu’il se fera vacciner d’ici la fin de l’année.

20 septembre 2021
Stefanos Tsitsipas at Tokyo Olympics in 2021

L’attention se porte régulièrement sur Stefanos Tsitsipas ces dernières semaines. Et pas toujours pour ses résultats. Moins fringant depuis sa finale à Roland-Garros, le Grec a suscité la polémique pour la longueur de ses “toilet breaks” à New York et sa prise de position publique sur la vaccination contre la Covid-19.

Tsitsipas a évoqué ces sujets dans un entretien accordé à la télévision grecque, dans l’émission To Proino, une matinale animée par Giorgios Laigkas et diffusée sur Ant1. L’occasion pour lui de clarifier certains points.

1- “Je suis une personne qui aime prendre son temps. Ça m’en prend beaucoup, bon, pas autant que les femmes.”

La blague n’est pas d’un excellent goût. Le message que Tsitsipas veut faire passer, c’est que ses fameuses pauses toilettes, dont la durée a parfois dépassé les sept minutes durant l’US Open, font partie de son équilibre. Et il ne faut pas y voir un stratagème pour sortir l’adversaire de son match. “Quand je viens de gagner le set 6-0 et que je prends une pause toilettes, je ne pense pas que ce soit très bon pour moi. Et j’ai aussi fait ça, donc ce n’est vraiment pas malveillant.”

En attendant que l’ATP n’encadre le temps autorisé pour les “toilet breaks”, comme ce pourrait être le cas dès 2022, Tsitsipas prend le temps qu’il lui faut loin du court pour se changer et se remettre les idées en plus. Sans, il l’assure encore, l’aide de son père par téléphones interposés. “Dans mes rêves, oui”, a-t-il répondu à la question de savoir s’il échangeait avec Apostolos Tsitsipas dans les vestiaires.

2- “Je n’ai jamais fait la promotion de la vaccination et je dois dire que je n’ai jamais été contre la vaccination.”

A la mi-août, en marge du Masters 1000 de Cincinnati, Tsitsipas avait expliqué qu’il n’était pas pressé d’en passer par la vaccination contre la Covid-19. “Je ne suis pas contre, je ne vois juste pas de raison pour quelqu’un de ma catégorie d’âge d’être vacciné. Je veux voir une meilleure version du vaccin, qui donnera plus d’avantages que d’inconvénients”. Ce que Giannis Economou, porte-parole du gouvernement grec, n’avait que peu apprécié : “Ceux qui sont une référence pour de plus larges publics devraient être doublement plus précautionneux pour exprimer ce genre de points de vue.”

Stefanos Tsitsipas à Cincinnati 2021
Stefanos Tsitsipas à Cincinnati 2021 – Icon SMI / Panoramic / Ian Johnson

Tsitsipas a précisé sa pensée lors de son passage dans To Proino. “Je soutiens quiconque veut se faire vacciner. Je ne suis pas docteur, je suis joueur de tennis. Mon opinion n’est certainement pas la plus éclairée, quand il s’agit de questions médicales. Je suis meilleur quand ce sont des questions sur le tennis.” Le 3e joueur mondial a même confirmé qu’il se ferait vacciner d’ici la fin de l’année. Pour lui permettre de reprendre une vie sociale la plus normale possible, sur le circuit et en dehors, comme il l’a ensuite précisé.

3- “Je ne dirais pas que le jeu de Medvedev est ennuyeux, je dirais qu’il est unidimensionnel.”

Vainqueur de l’US Open en surclassant Novak Djokovic en finale, Daniil Medvedev est devenu le premier membre de la Next-Gen (joueurs nés en 1996 ou après) à décrocher un titre du Grand Chelem. Ce que Tsitsipas n’avait pas nécessairement vu venir, considérant que le Russe est avant tout un cogneur, sans une grande diversité dans son jeu. “Medvedev est très constant, c’est un adversaire très difficile. Ça me surprend qu’il parvienne à avoir de tels résultats en pratiquant ce style de tennis.”

Tsitsipas rend néanmoins hommage au numéro 2 mondial, auquel il décerne le titre honorifique de “meilleur joueur du moment”. “Il l’a prouvé avec ses résultats (vainqueur aussi du Masters 1000 de Toronto, ndlr). Zverev a également été régulier (champion olympique puis vainqueur du Masters 1000 de Cincinnati, ndlr).”

4- “Je me vois comme l’un des meilleurs, mais je dois aussi le prouver sur le court.”

Leader du classement du nombre de victoires sur le circuit ATP en 2021, avec 50 succès sur l’année civile (47 pour Medvedev et 44 pour Djokovic, qui complètent le podium), Tsitsipas vit une deuxième partie de saison plus mitigée que la première. Il n’a plus disputé une finale depuis sa défaite à Roland-Garros contre Djokovic et a connu des éliminations précoces à Wimbledon (premier tour), au tournoi olympique (deuxième tour) et à l’US Open (troisième tour). Le Grec se considère néanmoins toujours au niveau de ses adversaires. “Ils ne sont pas meilleurs, mais pendant cette période, ils ont mieux joué.” Comme une prise de conscience qu’il doit en faire davantage pour briller sur les autres surfaces que la terre battue, là où il a remporté deux titres (Monte-Carlo, Lyon) et disputé deux finales (Barcelone, Roland-Garros) cette année.

5- “Il n’y a pas meilleur entraîneur que mon père.”

Le débat revient régulièrement sur la table : Apostolos Tsitsipas, autodidacte sans passé de joueur professionnel ni réelle formation de coach de tennis, est-il taillé pour guider son fils jusqu’aux sommets auxquels son talent l’autorise à prétendre ? Stefanos Tsitsipas en reste convaincu. “J’en suis certain à 100%”. Une validation sans équivoque qui laisse à penser que le duo père-fils a encore de beaux jours devant lui.

Apostolos and Stefanos Tsitsipas at UTS
Apostolos and Stefanos Tsitsipas at UTS
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