Charleston, le tournoi WTA qui se sent plus fort après la crise

Annulé en 2020, le Volvo Car Open a organisé, à la place, une exhibition – le Credit One Bank Invitational – en juin. Un évènement sur lequel Bob Moran, directeur du VCO de Charleston, s’est appuyé pour préparer son édition 2021.

Volvo Car Open Charleston

Tout était prêt pour les vingt ans. Originellement organisé à Hilton Head, le tournoi féminin sur terre battue désormais baptisé comme une voiture suédoise (Volvo Open) devait souffler ses bougies à Charleston en avril dernier. En raison de la pandémie de COVID-19 qui avait arrêté le calendrier du tennis un mois plus tôt, les confettis sont restés dans la boîte. Tournoi annulé.

Les confettis sont encore dans la boîte mais, nous dit Bob Moran, son directeur, ils sont prêts à surgir tous les jours, entre le 3 au 11 avril. Alors que le monde tennis reste suspendu au déplacement de l’Open d’Australie et à la possible annulation d’Indian Wells, lui n’imagine pas que son tournoi ne soit pas programmé à la date prévue, ni qu’il ne soit pas un grand réussite. Car Charleston sait connaît son sujet. Dès le moins de juin, le site du tournoi a accueilli le Credit One Bank Invitational, une exhibition qui a démythifié les contraintes de l’organisation d’un tournoi sous COVID-19.

« Ça (l’exhibition de 2020) nous a vraiment permis de voir tout ce qu’il faut mettre en place : les tests, la sécurité sanitaire à l’hôtel, etc…. Grâce au travail avec nos partenaires sanitaires, nous avons vraiment su créer une « bulle » sûre pour tout le monde. »

 

« Nous avons testé tellement d’hypothèses que sommes en sommes sortis avec des certitudes. Ensuite, j’ai pu partager cette expérience avec World Team Tennis, l’USTA et tous ceux qui le désiraient. A l’approche de 2021, nous avons en main un dossier de 90 pages préparé par la WTA. C’est peut-être le manuel le plus complet que j’ai pu voir dans ma vie, un guide total sur la façon de préparer la saison prochaine, et je me plaît à penser que nous avons joué un rôle important dans son développement. »

Avancer malgré la crise

Grâce à un partenariat de long terme, le Volvo Car Open est, assurent ses promoteurs, l’un des rares tournois qui pourrait sortir de la crise en étant plus fort qu’il n’y est entré.

Actuellement, le site est en chantier. Une fois celui-ci terminé, il brillera de mille feux grâce à une structure à plusieurs étages abritant : des vestiaires haut de gamme, des salles d’entraînement, des zones médias, des coins restauration ou encore un Club VIP surplombant le court central. Une rénovation totale du stade est également en cours. En 2021, en raison des travaux, le tournoi utilisera son court numéro 2.

« La rénovation du stade prendra probablement douze mois, a détaillé Bob Moran. Ça signifie que nous ne pourrons pas utiliser le central et ses 8 000 places cette année. Nous allons donc construire une installation éphémère sur notre court numéro 2, d’une capacité de 3 000 âmes. Combien serons-nous autorisés à en accueillir à ce moment-là ? C’est une autre question. Mais, si besoin, nous seront prêt pour 3 000 fans par jour. »

Attirer les joueuse : mission encore difficile

La seule difficulté de la période reste de construire un plateau. Les joueuses du circuit attendent désespérément un retour à la « normale ». Pour le moment, elles ne sont pas en mesure de pouvoir programmer leur calendrier sur le long terme.

« Nous avons eu des premières discussions avec joueuses et agents, raconte Bob Moran. Pour être honnête, tout le monde est prêt à jouer, elles veulent toutes se remettre en selle. Nous prions tous pour un retour à la normale. Les joueuses sont habituées à planifier leur calendrier sur toute l’année, ce qu’elles peuvent difficilement faire ces temps-ci. Puisque personne ne peut prédire ce qui va passer, personne ne peut déjà annoncer sa présence à notre tournoi. »

Deux semaines au lieu de six

D’après Moran, les chances de présenter le meilleur plateau possible serait plus grandes si la WTA passait le date limite d’inscription à deux semaines en amont du tournoi, plutôt que six. Prévu après Indian Wells et Miami, Charleston ne jouit pas d’une place idéale dans le calendrier.

« Lorsqu’une joueuse s’inscrit six semaines à l’avance, elle ne sait pas si comment elle va ressortir d’Indian Wells et Miami. Sil elle y va loin, elle sera fatiguée et se retirera probablement de Charleston. Il y a aussi celles qui ne s’inscrivent pas d’emblée pour se reposer après Indian Wells et Miami, et celles qui, après avoir eu des performances moins bonnes que prévues, ne peuvent pas s’inscrire à notre tournoi à la dernière minute (en raison de la limite des six semaines, ndlr). J’ai été le premier à prendre la parole pour dire : « Oui, nous sommes en faveur d’une limite d’inscription fixée à deux semaines. » Je pense que cette mesure ne peut que nous faire gagner des joueuses. »

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