La fille de Serena Williams, un frein à sa participation à l’US Open ?

Patrick Mouratoglou a avoué que ça l’étonnerait fort que Serena Williams accepte d’être éloignée de sa fille pendant trois semaines pour disputer l’US Open.

Serena Williams - US Open

La Fédération américaine planche sur la meilleure solution pour que l’US Open se tienne du 31 août au 13 septembre. D’après le New York Times, l’USTA réfléchit ainsi à organiser le Masters 1000 de Cincinnati et l’US Open à Flushing Meadows sur quatre semaines. L’objectif serait de limiter les déplacements. Mais les joueurs seraient aussi contraints de rester dans une zone protégée pendant toute la période, avec une équipe réduite au strict minimum autour d’eux. Ce que tous les joueurs pourraient ne pas accepter. A commencer par Serena Williams.

“Est-ce qu’elle acceptera de ne pas voir sa fille pendant trois semaines ? Ça m’étonnerait très fort, a avoué son coach Patrick Mouratoglou dans le podcast « Dip Talk », animé par Arnaud Di Pasquale pour Eurosport.fr. A moins qu’elle prenne sa fille comme coach et que je reste à la maison, pourquoi pas.”

Serena Williams - US Open

L’US Open à la merci du “Big Three” ?

Si Mouratoglou croit à la tenue de l’US Open aux dates initialement prévues, il juge que les top joueurs auront le dernier mot.

“Si Novak (Djokovic), Rafa (Nadal) et Roger (Federer) jouent, tout le monde va jouer. Si ces trois-là, ou deux sur trois, disent qu’ils ne jouent pas, ça va être difficile que ça se tienne. Un Grand Chelem sans les top joueurs, ça ne ressemblerait plus à grand-chose. Ils sont aussi très suivis.”

En ce sens, les récentes déclarations de Djokovic, refroidi par un US Open qui se disputerait dans des conditions « extrêmes » avec des staffs réduits, n’incitent pas à l’optimisme. Pas plus que celles de Nadal, favorable à un retour du tennis en 2021. 

Mouratoglou : “Ce sont les gouvernements qui vont décider”

Mais annuler l’US Open, et éventuellement Roland-Garros dans la foulée, poserait un réel problème aux Fédérations concernées.

“Les deux derniers Grands Chelems de l’année font tout pour que ça se tienne, évidemment. C’est une manne financière qui est tellement phénoménale pour les Fédérations qu’il est difficile d’imaginer s’en priver, a soufflé Mouratoglou. Ce sont les gouvernements qui vont décider s’il ouvrent les frontières et dans quelle mesure, s’ils autorisent du public et dans quelle mesure.” 

Ces questions ne devront pas rester beaucoup trop longtemps sans réponse, si le tennis veut organiser pour de bon son retour à une vie à peu près normale à compter du mois d’août.

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