Cornet mate la jeunesse de Fruhvirtova pour se hisser en finale

Pour l’ouverture du tableau féminin de cet UTS2, le premier de l’histoire de la compétition, Alizé Cornet est venu à bout, ce samedi, de la très jeune Tchèque Brenda Fruhvirtova, 13 ans, en trois quart-temps. “The Volcano” se qualifie pour la finale et attend de savoir qui elle rencontrera ce dimanche.

Alizé Cornet, UTS2, July 2020

L’expérience a pris le pas sur la jeunesse. A l’occasion du premier match féminin de l’histoire de l’Ultimate Tennis Showdown, Alizé Cornet a remportéce samedi un duel atypique face à “The Prodigy” Brenda Fruhvirtova, âgée de seulement 13 ans, en trois quart-temps (16-11, 16-10, 13-12). “The Volcano” se qualifie pour la finale de l’UTS2, qui aura lieu ce dimanche, et attend son adversaire, à savoir la gagnante de la dernière rencontre de la “night session” entre Ons Jabeur et Anastasia Pavlyuchenkova.

Ce premier face-à-face du tournoi féminin de l’UTS2 était certainement le plus attendu. Non pas forcément par ses têtes d’affiche, mais plutôt par son caractère inattendu. Alizé Cornet, 59e joueuse mondial et trentenaire depuis cette année, affrontait une adversaire de 17 ans sa cadette ! Et malgré sa jeunesse, “The Prodigy” n’a pas démérité. Le score final parait même un peu trop sévère au vu du jeu proposé par Brenda Fruhvirtova.

Entrée en matière à l’expérience

Après un début de match qui manquait de justesse de chaque côté du court – les deux joueuses faisant d’ailleurs remarquer que l’absence de “warm-up” les a déstabilisées – le niveau de jeu est monté de plusieurs crans. “The Volcano” s’est rapidement montrée très agressive et a multiplié les attaques de fond de court puis les finitions au filet pour faire d’emblée parler son expérience en remportant le premier quart-temps (16-11).

Passé ce round d’observation, et certainement de timidité de la part de “The Prodigy”, Fruhvirtova a montré un tout autre visage. Tenant davantage l’échange dans les rallyes, elle a poussé “The Volcano” jusqu’au bord de l’éruption. Frustrée de ne pas pouvoir s’envoler dans le 2e quart, Cornet a évacué ce qu’elle pouvait durant son temps mort.

“Ne me parle pas s’il te plait, a-t-elle lancé à son entraîneur. Ne me mets pas plus de pression.”

La pression. Certainement l’élément principal qu’a dû gérer Alizé Cornet. Déjà avant la rencontre, la Française admettait elle-même qu’elle devrait faire avec face à une adversaire qui n’avait “rien à perdre”.

Je joue contre une enfant de 13 ans ! Forcément, la pression est sur moi”, a-t-elle vivement répondu aux commentateurs lors d’un changement de côté.

Fruhvirtova, pleine de promesses

Car du côté de Brenda Fruhvirtova, il n’y avait pas de questions à se poser. Auteure d’un premier exploit il y a quelques semaines en battant la 54e joueuse mondiale, Katerina Siniakova, lors d’une exhibition, la Tchèque a bien failli faire basculer le 2e puis le 3e quart-temps en sa faveur, si Cornet n’avait pas parfaitement utilisé ses cartes UTS pour conclure. Membre de la Mouratoglou Tennis Academy, “The Prodigy” jouait à domicile, malgré un format qu’aucune des deux joueuses ne connaissait encore avant ce match.

Cornet aura sa “Golden card” en finale

Sa défense solide et son revers plébiscité par “The Volcano” en fin de match laissent penser que la dernière vainqueure du tournoi des Petits As devrait rapidement faire parler d’elle sur le circuit WTA.

En attendant, c’est bien son aînée, Alizé Cornet qui rejoint la finale de ce dimanche, avec un avantage de taille. Elle a en sa possession une “Golden card”, gagnée dans l’après-midi et qui lui offre la possibilité de rallonger chaque quart-temps de 40 secondes quand elle le souhaite. Elle n’en a pas fait usage face à Fruhvirtova, mais pourrait bien en avoir besoin contre Jabeur ou Pavlyuchenkova, pour remporter le premier titre féminin de l’histoire de l’UTS.

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