UTS : 6 choses révélées par Patrick Mouratoglou

Patrick Mouratoglou a donné davantage de détails sur le format de l’Ultimate Tennis Showdown, qui doit débuter ce samedi. L’homme à l’origine de cette nouvelle compétition a expliqué certaines des règles qui régiront le championnat et les matchs, assurant que ce ne serait pas un « one-shot ».

Patrick Mouratoglou - UTS

1. Un classement mondial

10 joueurs prendront part à la première édition de l’Ultimate Tennis Showdown, organisée à la Mouratoglou Academy, à Biot, près de Sophia-Antipolis. Ils s’affronteront chacun une fois dans une formule championnat et six joueurs seront qualifiés pour la phase à élimination directe, qui se disputera en intégralité le dimanche 12 juillet. Les deux premiers du classement accèderont directement aux demi-finales, alors que les joueurs classés de la 3e à la 6e place disputeront les quarts de finale.

“Il y aura un vainqueur, un classement mondial, a expliqué Patrick Mouratoglou, à l’origine de la création de l’UTS, dans le podcast « Dip Talk », animé par Arnaud Di Pasquale pour Eurosport.fr. On a tout mis en oeuvre pour que ce ne soit pas une exhibition.”

2. Des quart-temps et prize-money : Des règles innovantes

Mouratoglou avait promis des règles novatrices au moment du lancement de l’UTS. Promesse tenue. Les matchs se disputeront selon un nouveau format. Ils ne dureront pas plus d’une heure, avec des quart-temps de 12 minutes et des pauses de deux minutes à chaque changement de côté. Les entraîneurs pourront aussi prendre des temps morts, comme en basket, par exemple. Le détail des règles sera dévoilé d’ici au début de la compétition, programmé ce samedi. La répartition du prize-money différera aussi des habitudes. Ainsi, chaque rencontre aura son propre enjeu financier.

“Chaque joueur a une valeur, qu’on appelle un ‘purse’ (bourse), a indiqué Mouratoglou. Les deux joueurs mettent chacun leur ‘purse’ en commun, ce qui va faire un total dont le vainqueur prendra 70% et le perdant prendra 30%.”

En l’état, aucun détail sur le montant du prize-money n’a été communiqué.

UTS

3. UTS 1, le première d’une longue série

L’UTS 1 n’est pas une fin en soi dans l’esprit de Mouratoglou. Le coach de Serena Williams a déjà programmé d’autres éditions pour les semaines à venir.

“Juste après l’UTS 1, qui va se terminer mi-juillet, on va enchaîner le week-end avec l’UTS 2. Puis cinq semaines après avec l’UTS 3, etc.”

Au-delà de cette envie de pérenniser l’événement, Mouratoglou a assuré que les femmes auront prochainement leur propre UTS. 

“On a commencé avec un tournoi uniquement masculin, parce que si on avait fait en plus un tournoi féminin, ça aurait multiplié les problèmes. Hors on avait très peu de temps. On aurait eu deux fois plus de joueurs, deux fois plus d’arbitres. Mais on va intégrer les femmes très rapidement. 

4. Pas en opposition avec l’ATP et la WTA

Si l’incertitude de la période est propice à l’unité au sein d’un sport souvent morcelé dans son organisation, la création de l’UTS a donné le sentiment à certains que Mouratoglou cherchait à en profiter pour jouer sa carte personnelle. Mais le principal intéressé ne le voit pas ainsi. Il a même “proposé à l’ATP et à la WTA de prendre l’UTS sous leur ombrelle”.

“Je ne cherche pas à me mettre en opposition avec qui que ce soit. Je cherche à aller recruter des gens qui ne regardent pas le tennis en leur proposant un spectacle qui va répondre à leurs attentes, parce qu’il est plus moderne et différent. (…) C’est complémentaire dans le sens où ça ne s’adresse pas aux mêmes personnes. Si on réussit, ce qui veut dire être capables d’amener au tennis des gens qui ne le regardent pas aujourd’hui, ça bénéficiera à tout l’écosystème. Ce sont deux circuits qui peuvent vivre côte à côte.”

5. Où regarder l’UTS

L’UTS sera diffusé à travers le monde. Eurosport proposera deux matchs par jour à ses abonnés, en Europe, en Australie ou en Inde.

” Nous avons d’autres diffuseurs pour les autres pays”, a promis Mouratoglou. Il seront annoncés d’ici la fin de la semaine.

Mais un pass offrant un accès à tous les contenus de l’UTS sera disponible sur le site officiel de la compétition. 

“On a une plateforme à laquelle il faut souscrire, qui permettra d’accéder à la totalité des matchs. Il y aura aussi des émissions avant, entre et après les matchs, les entraînements pendant la semaine, des documentaires, des interviews des joueurs. L’idée est de créer un vrai écosystème autour de l’UTS. C’est très différent de comment c’est traité par l’ATP et la WTA, parce qu’on s’adresse à un public différent.”

6. Une communication transparente avec l’entourage et le public

Mouratoglou a une idée fixe en tête avec l’UTS : donner aux joueurs de tennis un espace de liberté et les encourager à montrer leurs émotions. Mais pas seulement eux, aussi leur équipe.

“Il y a des personnages principaux, qui sont les deux joueurs. Il y a des personnages secondaires, qui sont le coach, l’arbitre, la famille. Tous ces gens, on va leur faire jouer un rôle, parce qu’ils en ont un. Simplement on leur dit aujourd’hui qu’on ne veut pas les entendre et les voir. Moi je leur dis l’inverse. On veut savoir ce qui se joue sur le plan émotionnel. On veut savoir ce qui se passe dans le box, ce qui se dit, quelles sont les émotions. On veut savoir ce que dit le coach, les stratégies employées et pourquoi. Ça donne un niveau de compréhension supérieur aux spectateurs. On va voir les joueurs dans des moments d’émotion et c’est là qu’on sait vraiment qui est qui. Sinon c’est très facile de se faire passer pour un autre.”

A plus long terme, Mouratoglou souhaite aussi donner un rôle central aux spectateurs.

“Pour la communication avec le public, elle sera malheureusement à sens unique pour le moment. Mais l’idée à terme, c’est que le public puisse influer sur un certain nombre de choses qui auront un impact sur le match, pour favoriser un joueur par rapport à l’autre, par exemple. Pendant le match, le joueur pourra échanger avec le public. Si on fait un parallèle avec des émissions comme The Voice, le public a un rôle important. La façon de consommer les émissions et le sport, je trouve ça moderne que le public puisse avoir un rôle.”

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