Tsitsipás : “Nous sommes là pour essayer de mettre fin au rêve de Djokovic”

De retour sur le circuit, à Wimbledon, après la finale de Roland-Garros, Stéfanos Tsitsipás, confirme que la course aux records de Djokovic n’est pas une barrière à son ambition.

Stefanos Tsitsipas, Wimbledon 2018

Stéfanos Tsitsipás est comme la vague venant se fracasser, inlassablement, sur le rocher. Peu importe le nombre de fois où il échoue, il revient. Toujours. Battu par Novak Djokovic malgré deux sets d’avance en finale de Roland-Garros, le Grec n’a pas coulé sur le plan des ambitions. Bien au contraire.

Questionné, dimanche à Wimbledon, sur un Djokovic en lice pour le Grand Chelem doré – gagner les quatre Majeurs et les J.O. la même année -, Tsitsipás a clairement affiché ses envies en conférence de presse. “Nous, la jeune génération, même si je ne me considère plus ainsi (il a bientôt 23 ans, ndlr), avons faim et voulons réussir des performances similaires (à celles de Djokovic) un jour”, a-t-il lâché.

En commençant par Wimbledon, pour faire chuter un Serbe archi-favori et en chemin vers les records. “C’est un joueur complet, il a le potentiel pour le faire (le Grand Chelem doré)”, a-t-il d’abord analysé. “Mais, évidemment, nous voulons le stopper. Nous sommes ici pour essayer de mettre fin à son rêve, en quelque sorte.”

“Ça va être difficile”, a-t-il ajouté. “Personnellement, je trouve que c’est un défi de jouer contre lui. S’il fait partie des meilleurs joueurs de l’histoire, ce n’est pas par hasard. Il a travaillé très dur pour atteindre ce niveau. A l’instant T, je pense qu’il est le meilleur. En ce qui me concerne, la route est longue avant de pouvoir l’affronter dans ce tournoi.”

Tsitsipás aura besoin de quelques tours avant d’être en confiance

Pour croiser la route du leader du classement ATP, le natif d’Athènes, tête de série numéro 3, doit se hisser jusqu’en demi-finale. Sur une surface où son expérience est encore assez limitée. Depuis le début de sa carrière, Tsitsipás, 22 ans, a disputé sept tournois sur gazon sur le circuit principal.

A Wimbledon, il s’est incliné deux fois au premier tour – 2017 en sortant des qualifications, et 2019 – et une fois en huitièmes de finale en 2018. “Je n’ai jamais vraiment pu jouer plus d’une compétition avant Wimbledon”, a-t-il expliqué. “Je suis le genre de joueur qui s’appuie beaucoup sur le fait de disputer des matchs pour gagner en confiance. Je n’ai pas encore eu cette opportunité (avant Wimbledon).”

“Mais je me sens bien sur herbe”, a-t-il ajouté bien qu’il n’ait pris part à aucun tournoi de préparation après Paris. “Je pense que ça me prendra quelques matchs pour engranger de la confiance, j’ai envie de voir comment ça évoluera après chaque rencontre que je pourrai jouer ici et quelles seront mes opportunités. Personne ne peut prédire l’avenir. Nous verrons ce qu’il se passe. C’est une surface que j’aime.”

Lundi, pour son entrée en lice, l’actuel 4e joueur mondial devra tout de suite serrer le jeu face à un Frances Tiafoe récemment vainqueur d’un Challenger sur herbe et quart de finaliste au Queen’s. Et, s’il venait à défier Novak Djokovic, il aurait sans doute dans un coin de la tête que la vague, à l’usure, peut finir par éroder le rocher.

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