Avec le dégel du classement WTA, Barty se retrouve sous la menace d’Osaka à Miami

Trois semaines après l’ATP, la WTA a annoncé à son tour différentes mesures pour un retour progressif à la normale du classement. Conséquence immédiate : à Miami, la place de n°1 mondiale d’Ashleigh Barty est de nouveau sous la menace, en l’occurrence de Naomi Osaka.

Naomi Osaka, Ashleigh Barty, 2019

Comment le classement WTA fonctionne en temps « normal » ?

Très simplement, il est basé (en simple) sur les 16 meilleurs résultats acquis sur le circuit dans une période de 52 semaines glissantes. Chaque semaine, une joueuse se voit retirer les points acquis lors de la même semaine un an plus tôt. Et ces points sont remplacés par ceux qu’elle vient tout juste de gagner.

Qu’est-ce que la WTA avait annoncé en mars 2020?

L’an dernier, au début de la suspension du circuit en raison de la pandémie de coronavirus, la WTA – comme l’ATP – avait annoncé le gel du classement à compter du 16 mars 2020. Après cette date, les joueuses ont ainsi conservé leurs points au-delà de la fenêtre traditionnelle de 52 semaines, et ce pour une période alors indéterminée.

Qu’est-ce que la WTA avait annoncé en juillet 2020?

Quelques semaines avant la reprise du circuit, la WTA avait annoncé un nouveau système de classement basé sur les 16 meilleurs résultats acquis entre mars 2019 et décembre 2020, sur vingt-deux mois donc, en écartant les résultats de janvier et février 2019. En introduisant (comme l’ATP) le principe du « better of » : c’est-à-dire avec, pour un même tournoi joué deux fois dans cet intervalle de temps, la possibilité de conserver seulement le meilleur résultat.

Ce qui vient d’être annoncé pour le classement WTA

Suivant là encore la foulée de l’ATP, Steve Simon, le président de la WTA, vient d’annoncer une série de mesures introduisant un retour progressif du classement à la normale, et ce à compter du 5 avril prochain. En voici les grands principes :

Pour les tournois non joués en 2020 mais programmés en 2021 (exemple : Miami, Madrid, Charleston) :
Les points acquis en 2019 seront retirés au bout de 104 semaines (soit deux ans).

Pour les tournois non joués en 2020 et non programmés en 2021 (exemple : Indian Wells) :
Les points resteront acquis jusqu’à la prochaine édition du tournoi en question.

Pour les tournois joués en décalé 2020 et reprogrammés à leur date normale en 2021 :
Si le tournoi avait été décalé plus de quatre semaines après sa date normale (comme Roland-Garros, Rome, Istanbul ou Strasbourg), les points acquis en 2019 seront retirés au bout de 104 semaines ; les points acquis en 2020 le resteront pendant 52 semaines s’ils sont supérieurs à ceux acquis en 2021 ; dans ce cas, au bout de ces 52 semaines, le capital 2020 tombera à son tour et sera remplacé par le capital 2021.

En revanche, si le tournoi avait été décalé moins de quatre semaines après sa date normale (comme Lexington, Prague ou Palerme), il n’y aura pas ce principe du « better of » : les points acquis en 2020 tomberont au moment où les points 2021 seront remportés.

Enfin, pour les tournois joués en 2020 mais pas en 2021 (exemple : Brisbane, Auckland, Shenzen) :

Les points acquis en 2020 tomberont après 104 semaines.

Quelle est la liste des tournois joués en 2019 et dont les points vont être retirés le 5 avril prochain ?

Cela concerne quatre tournois : Miami, Guadalajara, Charleston et Monterrey.

Quelle est la conséquence directe de ce dégel au classement WTA ?

Elle est énorme puisque la n°1 mondiale Ashleigh Barty se retrouve directement sous la menace de Naomi Osaka, qui pourrait lui repasser devant après Miami si les choses lui sourient.

Jusqu’à présent, l’Australienne était protégée par le gel de son capital de points. Mais le nouveau règlement est clair : pour les tournois joués en 2019 et pas en 2020, les points seront retirés au bout de 104 semaines.

Or, Ashleigh Barty s’est imposée à Miami il y a deux ans, le 31 mars 2019. La semaine prochaine, elle perdra donc 1 000 points. Et Naomi Osaka n’est pas si loin derrière…

Que doit faire Naomi Osaka pour récupérer sa place de n°1 au classement WTA ?

La Japonaise n’a toutefois pas son destin entre les mains. Comme nous l’a confirmé la WTA, si Barty atteint la finale, alors elle sera sûre de conserver son bien ; si elle parvient en demi-finale, alors Osaka devra gagner le titre pour la détrôner ; et si Barty perd avant le dernier carré, Osaka devra a minima atteindre la finale.

En sauvant une balle de match lors de son entrée en lice face à Kristina Kucova, Barty s’est donc donné un bol d’air. Mais désormais, la lutte ne fait que (re)commencer.

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