Halep est prête, Muguruza revient fort : Ce qu’il faut retenir après Rome

Simona Halep a affiché un très bon niveau de forme avant le début de Roland-Garros, Garbiñe Muguruza et Victoria Azarenka ont également brillé, Sofia Kenin est dans le dur… Voici ce qu’il faut retenir à l’issue du tournoi féminin de Rome.

Simona Halep, Rome 2020

Halep, répétition générale réussie

Simona Halep n’avait encore jamais remporté le tournoi de Rome, ayant notamment été battue à deux reprises en finale par Elina Svitolina (2017, 2018). La joueuse roumaine a effacé cette anomalie lundi, à l’issue d’un ultime succès tronqué par l’abandon d’une Karolina Pliskova diminuée (6-0, 2-1). Mais plus que ce match, c’est tout le parcours de l’ancienne numéro 1 mondiale qui mérite d’être analysé. Même si elle a parfois été bousculée, la native de Constanta a, dans l’ensemble, fait preuve d’une belle maîtrise technique et laissé apparaître une excellente condition physique. Ce titre, qui vient s’ajouter à celui conquis à Prague mi-août (là aussi sur terre battue) vient en tout cas confirmer que la lauréate de Roland-Garros 2018 est fin prête pour partir à la reconquête de son bien dès la semaine prochaine.

Azarenka – Muguruza, quel combat !

Si Halep a dominé les débats dans le Foro Italico, deux autres joueuses ont profité de cette échéance pour se mettre en évidence : Victoria Azarenka et Garbiñe Muguruza. La première sortait d’une finale épique mais perdue contre Naomi Osaka à l’US Open et a confirmé son brillant état de forme sur la terre battue romaine. La seconde avait au contraire été éliminée prématurément à Flushing Meadows et a retrouvé des couleurs dans la capitale transalpine. Et les deux nous ont offert un duel ébouriffant en quarts de finale. Ce bras de fer haletant a fini par tourner à l’avantage de l’Espagnole (3-6, 6-3, 6-4), qui a ensuite été la seule joueuse à chiper un set à la future vainqueure du tournoi (6-3, 4-6, 6-4).

Temps forts et performances

  • Vondrousova redémarre enfin : Open d’Australie, Saint-Pétersbourg, Doha, Palerme, Cincinnati… Marketa Vondrousova avait jusque-là vécu une année 2020 très compliquée, marquée par des éliminations dès son entrée en lice lors de chacun des tournois précédemment cités. La finaliste malheureuse de Roland-Garros en 2019 a cependant retrouvé le sourire à Rome, où elle a chuté contre Karolina Pliskova en demi-finale (6-2, 6-4).
  • Kenin, la claque : La lauréate du dernier Open d’Australie a subi un « double bagel » (6-0, 6-0) infligé par Victoria Azarenka au deuxième tour.
  • Bencic, retour manqué : Après avoir fait l’impasse sur la tournée américaine, Belinda Bencic a été cueillie à froid par la Monténégrine Denka Kovinic (6-3, 6-1) et s’est donc arrêtée au stade des seizièmes de finale.
  • Garcia pas à la fête : seule Française engagée dans le tableau principal, Caroline Garcia n’avait pas été gâtée par le tirage au sort avec un premier tour à disputer contre Anett Kontaveit. Et malgré un deuxième set accroché, la Lyonnaise a dû abdiquer (6-3, 7-6).

La phrase de la semaine

« J’espère qu’elle va vite récupérer, car elle a produit un jeu très intelligent sur le court et m’a souvent mise en difficulté. C’était une belle bataille. »

Victoria Azarenka, au sujet de Daria Kasatkina. Blessée et en larmes, la Russe a été consolée par la Biélorusse à l’issue de leur affrontement en huitièmes de finale (6-6, abandon).

La stat : Venus, la série noire continue

Disposant d’une wild-card, Venus Williams a été boutée hors du tableau dès le premier tour par Victoria Azarenka (7-6, 6-2). Depuis l’été 2019, l’Américaine de 40 ans n’a gagné que trois matchs sur le circuit principal.

Et maintenant, cap sur Roland

Pendant que d’autres joueuses telles qu’Elina Svitolina et Kiki Bertens profitent du tournoi de Strasbourg pour continuer leur montée en puissance, les principales protagonistes du rendez-vous romain sont quant à elles déjà tournées vers Roland-Garros. Au moment de désigner une éventuelle favorite pour le titre, le nom de Simona Halep recueille sans surprise les faveurs des pronostics. La Roumaine est en pleine forme, en confiance et a déjà remporté les Internationaux de France (2018). Tout comme Garbiñe Muguruza (2016), qui a rappelé ses bonnes dispositions sur terre battue au cours de la semaine écoulée en éliminant successivement Cori Gauff, Johanna Konta et Victoria Azarenka. La Biélorusse, revenue en pleine lumière après une longue période de galère, fera quant à elle figure d’outsider très sérieuse.

L’absence d’Ashleigh Barty (n°1 mondiale), de Naomi Osaka (n°3) et de Bianca Andreescu (n°7), ainsi que l’incertitude concernant l’état de forme de Karolina Pliskova (n°4) vont en tout cas ouvrir des brèches dans le tableau féminin, dont le tirage au sort sera scruté avec grande attention. Même si elle n’a plus triomphé à Paris depuis 2015, Serena Williams aura forcément son mot à dire. Demi-finaliste l’an passé, Amanda Anisimova peine de son côté à confirmer, alors que Sofia Kenin semble redescendue de son nuage australien. Il y aura probablement des surprises, reste maintenant à savoir lesquelles…

 

Your comments

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *