Serena Williams souffre mais s’en sort

Malmenée par Arantxa Rus, Serena Williams s’en est finalement sortie lundi au deuxième tour du tournoi WTA de Cincinnati. Un succès au jeu décisif du troisième set qui lui permet d’affronter Maria Sakkari en huitièmes.

Serena Williams, pendant l'Open d'Australie 2020.

Depuis la reprise du circuit WTA, rien n’est simple pour Serena Williams. La rencontre qu’elle a effectuée lundi contre Arantxa Rus, au deuxième tour du tournoi de Cincinnati, n’y déroge pas. Mais contrairement à son quart perdu à Lexington contre Shelby Rogers, l’Américaine s’en est sortie : un succès dans la douleur en trois manches (7-6 [6], 3-6, 7-6 [0]). La protégée de Patrick Mouratoglou aura affaire à la Grecque Maria Sakkari, tombeuse (6-4,  7-6 [9]) de la Kazhake Yulia Putintseva.

“C’était un vrai match physique. Je pense que je jouais plutôt bien, j’étais agressive, je frappais de bons coups mais elle a continué à se battre. Je me suis entraîné très dur pendant plusieurs mois, j’ai été surprise d’être fatiguée.”

Serena Williams n’a jamais semblé au-dessus de son adversaire. Le premier set s’est logiquement terminé sur un tie-break : Williams s’est procuré la seule balle de break de la manche, qu’elle n’a pas convertie. Mais elle a fini par remporter la manche après avoir sauvé une balle de set.

Un tie-break final parfait

Sur sa lancée, l’Américaine breake d’entrée de deuxième manche. Mais au lieu de creuser l’écart, elle se fait distancer. Elle encaisse quatre jeux de rang et concède le set 6-3, après avoir régulièrement arrosé le court principal de fautes directes. Après la rencontre, elle l’a expliquée par un coup de chaud, “une première” dans sa carrière selon elle.

Une partie aussi serrée ne pouvait se terminer que sur un jeu décisif. La joueuse de 39 ans a pris le service de la Néérlandaise d’entrée de troisième set, mené 3-0 et s’est même procurée une balle de 5-1. En vain. Rus est revenue alors que Williams servait pour le match et a même servi à son tour pour le gain de la rencontre. Le tie-break s’est déroulé sans aucun accroc pour l’ancienne numéro 1 mondiale, auteure d’un cavalier seul : 7 points à 0, ace et coups gagnants compris. Avec 41 coups gagnants et 52 fautes directes, la lauréate de 23 Grand Chelem ne s’est sans doute pas rassurée sur son jeu. Sur son physique – elle a tenu pendant trois heures, son plus long match depuis sa défaite contre Razzano à Roland-Garros 2012 – et son mental, sa performance du jour devrait plus la satisfaire.

“Honnêtement, physiquement, je suis en très grande forme. Je n’ai sans doute jamais été aussi en forme depuis que j’ai eu mon enfant”

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