Auger-Aliassime: « Encore du travail pour être régulier à très haut niveau »
Felix Auger-Aliassime s’est imposé deux manches à zéro (6-3, 7-6 [4]) contre Adrian Mannarino dimanche, lors de la finale de l’Open Occitanie. Le Canadien, qui risque de retrouver la France en Coupe Davis en septembre prochain, considère ce succès comme le vrai coup d’envoi de sa saison.
Félix Auger-Aliassime, 2026 | © JB Autissier / Open Occitanie
Malgré un set perdu en demi-finale, Félix Auger-Aliassime (n°8 mondial) a régné sur le tournoi de Montpellier. Le Canadien, tête de série n°1, a conservé son titre à l’Open Occitanie en dominant le Français Adrian Mannarino (6-3, 7-6 [4]) ce dimanche. Un sacre solide pour celui qui a successivement écarté Stan Wawrinka, Arthur Fils (n°6), Titouan Droguet et donc Mannarino. De son côté, Mannarino (70e mondial) aura réalisé un parcours héroïque, éliminant notamment Ugo Humbert (n°5) en sauvant trois balles de match.
Tu étais venu à Montpellier pour te réassurer après ton élimination précoce en Australie. Quel sentiment domine après avoir conservé ton titre?
Félix Auger-Aliassime : Je suis très satisfait et soulagé. Ce n’était pas nécessairement pour me rassurer, car j’ai confiance en moi, mais plutôt pour lancer ma saison. Après l’Open d’Australie où je n’ai pas terminé mon match, j’ai pu mieux m’entraîner avec mon équipe pendant deux semaines pour me préparer physiquement. Enchaîner quatre bons matchs ici est une excellente chose.
Adrian Mannarino a beaucoup résisté au deuxième set de la finale (6-3, 7-6). Qu’est-ce qui a fait la décision ?
Félix Auger-Aliassime : Je redoute toujours Adrian car, à 37 ans, il joue toujours à un très haut niveau avec beaucoup de qualité dans ses coups. Ça veut dire quelque chose. Il possède un excellent sens tactique et son service de gaucher est très compliqué à négocier. J’ai dû défendre énormément pour le faire jouer une balle supplémentaire. Finalement, mon jeu offensif a fait la différence quand j’arrivais à le prendre de vitesse.
Tu n’as concédé aucune balle de break. Ton service a-t-il été la base de ta domination ce dimanche ?
Félix Auger-Aliassime : C’est un point très important. Depuis un moment, je réalise que ma technique et mes qualités physiques peuvent faire de moi un très bon serveur, donc je mets beaucoup plus d’emphase là-dessus à l’entraînement. Cela me permet de gagner des matchs même quand le jeu de fond de court est plus compliqué ou que je ne trouve pas la solution au retour.
Une belle saison pour moi cette année serait un retour à Turin parmi les huit premiers. J’y étais en 2022, mais j’ai mis trois ans à y retourner.
Faut-il te souhaiter de ne pas défendre ton titre en 2027 parce que tu seras allé loin en Australie. Dit autrement : maintenant que ta saison est lancée, quels sont tes objectifs ?
Félix Auger-Aliassime : C’est le cheminement d’une carrière de tennisman. J’ai gagné plusieurs titres en ATP 250 et quelques-uns en 500, mais je n’ai toujours pas gagné de Masters 1000 ou de Grand Chelem. Dans la progression de ma carrière, j’espère gagner ces titres-là aussi ; l’avenir nous le dira. Je me souhaite d’aller de plus en plus loin dans les Grands Chelems, et de façon plus régulière.
Ce n’est pas seulement une question de tennis, mais aussi de qualités physiques et de préparation. On sait à quel point le sport est très physique aujourd’hui, très explosif. Il faut être prêt sur ces gros événements. J’ai du travail à faire pour trouver les solutions et être régulier à très haut niveau : c’est mon prochain objectif.
Une belle saison pour moi cette année serait un retour à Turin parmi les huit premiers. J’y étais en 2022, mais j’ai mis trois ans à y retourner ; y aller deux années de suite serait une très belle chose.
Comment expliques-tu ta grande réussite en indoor par rapport au dur extérieur ?
Félix Auger-Aliassime : Je pense que la qualité de mon service baisse un peu en extérieur à cause du vent et du soleil. En salle, je n’ai pas à m’ajuster aux conditions météo et je suis plus régulier. Je veux progresser sur ce point pour être capable de gagner sur toutes les surfaces.
Envisages-tu de jouer la Coupe Davis contre la France en septembre ?
Félix Auger-Aliassime : J’adore jouer pour mon pays et affronter la France serait un très beau challenge. Il y a des discussions pour que cela se joue au Canada, peut-être même à Québec, la ville où j’ai grandi. Si c’est le cas, ce serait un énorme plaisir, même si cela dépendra de ma forme après l’US Open. Mais a priori c’est un bon moment pour moi pour jouer.
Quel est ton objectif pour le tournoi de Rotterdam la semaine prochaine, où tu joueras contre Alexei Popyrin au premier tour ?
Félix Auger-Aliassime : Je n’ai pas d’autre choix que de jouer match après match. Le tableau sera encore plus fort qu’ici, mais c’est un tournoi que j’aime beaucoup et où j’ai déjà gagné par le passé. Je me sens en forme physiquement et j’espère continuer sur cette lancée.