« J’en ai tellement marre » : Matteo Berrettini contraint à l’abandon à Roland-Garros après une nouvelle blessure
L’Italien a exprimé une profonde frustration après ce nouveau coup d’arrêt physique en quarts de finale de Roland-Garros. Marqué par la répétition de ces pépins à répétition, il s’est dit épuisé par ces forfaits forcés, tout en restant fier de son parcours et de son état d’esprit durant le tournoi.
Le parcours de Matteo Berrettini à Roland-Garros s’est brutalement arrêté en quarts de finale ce mardi. L’Italien a été contraint à l’abandon face à son compatriote Matteo Arnaldi (7-5, 5-2 ab.) en raison d’une blessure à la hanche — visiblement usé par ce corps qui ne cesse de le trahir.
La douleur s’est manifestée très tôt. « Au milieu du premier set, j’ai commencé à ressentir une gêne au service », a expliqué Berrettini. « Plus le match avançait, plus je servais et frappais des coups droits, plus la douleur s’intensifiait. » Après un temps mort médical, au cours duquel on lui a diagnostiqué une vive inflammation, il a dû se rendre à l’évidence. « Si j’avais continué à jouer, les dégâts auraient été bien pires et la convalescence d’autant plus longue », a-t-il confié. « Je n’avais pas d’autre choix que d’abandonner. »
Le plus difficile, selon ses mots, n’a pas été de prendre la décision, mais plutôt ce sentiment de déjà-vu. « C’était vraiment un moment difficile – surtout parce que j’ai déjà vécu ça de nombreuses fois, et que j’en ai marre de devoir abandonner », a lâché Berrettini. « Je suis le dernier à vouloir jeter l’éponge. Je déteste ça, mais parfois, il faut savoir être raisonnable. » Il a également regretté d’avoir été privé d’une vraie fin de match : « Je voulais simplement finir cette rencontre. J’ai l’impression qu’on m’a volé la chance de me battre jusqu’au dernier point.«
J’espère m’être arrêté à temps
Il a précisé que le problème se situait au niveau de la hanche — une douleur différente, selon lui, de celle à la hanche droite qui l’avait handicapé en 2019 et 2020 —, tout en refusant de se prononcer sur la durée de son absence. « C’est une zone que je connais moins », a reconnu Berrettini. « Je ne sais pas combien de temps je vais être éloigné des terrains ; je laisse le soin aux médecins de se prononcer. » Sa hantise reste entière : « Dans un coin de ma tête, je refusais de me dire que j’allais encore être out pendant trois mois. J’espère m’être arrêté à temps. »
Malgré la déception, le Romain a tenu à relativiser. Il y a encore quelques semaines, sa présence dans le grand huit parisien aurait semblé totalement improbable. « Il y a quelques jours à peine, s’imaginer en quarts de finale aurait été une douce folie », a-t-il rappelé. « Je vais essayer de rentrer chez moi avec le sourire. Je suis déçu et triste, mais je suis aussi fier de la manière dont je me suis battu tout au long du tournoi. »

Berrettini, qui s’est hissé en deuxième semaine à Paris pour la première fois depuis sa saison 2021 (année de sa finale à Wimbledon), retient désormais son souffle en attendant les résultats de ses examens. La saison sur gazon — historiquement sa surface de prédilection — et Wimbledon, qui débute dans un peu plus de trois semaines, s’inscrivent désormais en pointillés. « Je me sentais bien, j’avais retrouvé mon rythme et de bonnes sensations sur le court », a-t-il conclu. « Espérons qu’on se revoie très vite. »