« Une période où j’avais d’énormes difficultés avec mon service » : Zverev, aux souvenirs de sa première finale perdue en Grand Chelem en 2020
L’Allemand visera un premier titre en Majeur dimanche après trois échecs en finale, dont le premier face à Dominic Thiem à l’US Open en 2020.
Alexander Zverev – Roland-Garros 2026 © Chryslene Caillaud / Psnewz
Le 13 septembre 2020, Alexander Zverev, 23 ans, affrontait Dominic Thiem, 27 ans, en finale de l’US Open, sa première en Grand Chelem. Rongé par le stress, sûrement un tout petit peu plus que son adversaire, l’Allemand n’avait pas converti sa première occasion d’inscrire son nom au palmarès d’un Majeur.
7e joueur mondial à l’époque, Zverev avait remporté les deux premières manches et servi pour le match dans le cinquième set. C’est sans doute le souvenir de cette finale qui a transformé cette quête de Grand Chelem en une obsession pour l’Allemand.
En 2024, à Roland-Garros, le tombeur de Jakub Mensik en demi-finales (7-5, 6-2, 3-6, 6-3) avait également mené deux sets à un face à Carlos Alcaraz avant de s’écrouler. À l’Open d’Australie en 2025, lors de sa troisième et dernière tentative jusqu’ici, il n’avait pas existé face à Jannik Sinner.
Dimanche, ses chances ne seront jamais aussi grandes de rafler son Graal : Alexander Zverev affrontera Flavio Cobolli, qualifié pour sa première finale en Grand Chelem après le forfait de son compatriote Matteo Arnaldi, malade.
Zverev a progressé
Depuis la sortie prématurée de Jannik Sinner dès le deuxième tour, Zverev refuse catégoriquement d’endosser le costume de favori qu’on lui attribue. Il le sera face à un joueur qui n’a jamais connu ces hauteurs-là en Majeur.
Invité à se remémorer sa finale de l’US Open 2020, le joueur allemand a admis qu’il n’attribuait le statut de favori à personne en particulier à ce moment-là. Il reconnaît seulement qu’il n’est plus du tout le même joueur qu’à l’époque, notamment au service.
« C’était précisément une période où j’avais d’énormes difficultés avec mon service, surtout ma seconde balle, donc je savais que ça pouvait s’effondrer à tout moment », a reconnu celui qui avait commis 15 double-fautes dans ce match. « C’est une grande différence avec ce que je ressens aujourd’hui, heureusement pour moi. J’avais un break d’avance, je servais pour le match, et ça ne s’est pas fait. C’est du passé, et j’essaie de ne pas trop y penser avant dimanche.«

Plus récemment, face à Jannik Sinner à Melbourne et Carlos Alcaraz, ici à Roland-Garros, Alexander Zverev n’avait pas trouvé la clé en finale de Grand Chelem. Loin de son niveau optimal durant ces deux matchs, selon ses mots, le numéro 3 mondial sent qu’il n’est pas très loin de cette plénitude de jeu.
Ma seule mission, c’est le joueur qui est en face de moi. Tout le reste, je m’en fiche
« La majeure partie du temps, j’étais soit n°2, soit n°3 mondial, donc j’ai le sentiment que je peux revenir à ces stades de la compétition, et que j’y parviendrai au fil des saisons« , s’est réjoui le principal intéressé devant les journalistes. « Je n’ai pas bien joué l’an passé, je ne pratiquais pas mon meilleur tennis, mais j’ai l’impression de l’avoir retrouvé. Et bien sûr, je suis heureux d’être de retour à ce niveau. »
Depuis sept ans en Grand Chelem, Alexander Zverev désactive son portable et donc ses réseaux sociaux. Vous pouvez en être sûr, il ne vas pas le rallumer avant la finale dimanche : « La seule chose que je contrôle, c’est mon prochain match et l’identité de mon futur adversaire. Tout le reste, je ne peux pas le contrôler, je ne vais pas le contrôler, et je ne veux même pas le contrôler. Ma seule mission, c’est le joueur qui est en face de moi. Tout le reste, je m’en fiche. »
Face à Flavio Cobolli dimanche, Alexander Zverev a rendez-vous avec son histoire. Même en essayant de fuir le bruit médiatique, l’Allemand sait parfaitement ce qui l’attend.