« Le Masters, c’est un rêve d’enfant » : la journée particulière de Fils, qualifié pour Paris et Turin le même jour

Qualifié pour ses premières ATP Finals grâce à la victoire de Quentin Halys, puis vainqueur de Tomas Machac 6-3, 7-6 (4) en soirée, Arthur Fils est revenu sur sa journée au Rolex Paris Masters, avant d’affronter Taylor Fritz en huitièmes de finale.

Arthur Fils, Rolex Paris Masters 2026 Arthur Fils, Rolex Paris Masters 2026 | © Michel Baucher / PsNewz

Arthur Fils a vécu une journée à part, mercredi, au Rolex Paris Masters. Dans l’après-midi, la victoire de Quentin Halys sur Frances Tiafoe, 6-3, 1-6, 7-6 (9), lui a assuré sa première qualification pour les Nitto ATP Finals. Le soir, le Français, tête de série numéro 6, a battu le qualifié tchèque Tomas Machac 6-3, 7-6 (4) pour rejoindre les huitièmes de finale, où il affrontera Taylor Fritz jeudi soir. Après le match, à peine sorti du court, il avait son plus beau sourire pour décrire les sensations vécues lors de ce qui fut peut-être sa plus belle journée de joueur de tennis.

Une qualification pour le Masters et une victoire en deux sets le soir : c’était la journée parfaite ?

Franchement, c’est une journée que je n’oublierai pas, c’est sûr et certain. Aujourd’hui, j’ai suivi le match de Quentin (Halys, ndlr). Je le remercie quand même pour sa victoire, parce que ça m’a permis de me détendre un peu pour ce match de ce soir. Mais très content de la performance. Ce n’était pas un match facile. Je suis pas mal sur surface rapide, donc j’ai essayé de me concentrer, j’ai pris ma chance dans le tie-break et ça a tourné pour moi.

Les ATP Finals, « un rêve d’enfant »

Qu’est-ce que représente cette qualification pour le Masters ?

C’est un rêve d’enfant. Le Masters, c’est un rêve d’enfant. Je suis très, très content de pouvoir y participer cette année. J’espère que je vais pouvoir y participer souvent, tous les ans, mais je suis très, très content de me qualifier cette année et je vais juste en profiter.

C’est un tournoi tellement particulier…

C’est sûr que c’est un tournoi dont je n’ai pas l’habitude. Mais c’est une bonne expérience. Avec le format, même si on perd le premier match, rien n’est joué. Donc au moins, il y a moins de pression, je pense.

Tu parles d’une journée particulière. Tu étais partagé entre une joie que tu ne pouvais pas encore savourer et la concentration pour ton match ?

Bon, j’ai quand même savouré, j’étais assez content, j’ai bien célébré. Je suis encore en lice ici, mais une fois que j’aurai fini, je pense qu’on ira faire un bon dîner. Mais il fallait que je reste concentré sur mon match de ce soir. C’était un rendez-vous important pour moi. Et ça allait, j’ai bien géré.

Tu as enlevé tes écouteurs en entrant sur le court…

J’ai enlevé mes écouteurs, et je le fais jamais. C’était juste pour pouvoir sentir cette ambiance, cette atmosphère. J’ai eu les frissons. Cet accueil m’a fait vraiment, vraiment plaisir.

Physiquement, comment tu te sens ?

D’après toi ? Très bien. Tout va bien, le corps se sent bien. Il reste encore deux tournois (le Rolex Paris Masters et les ATP Finals, ndlr), on pousse un dernier coup et après, la saison sera finie.

Taylor Fritz, « un très, très gros test »

Taylor Fritz au prochain tour ?

Pas facile, vraiment, vraiment pas facile. Je l’ai regardé aujourd’hui. Il a très, très bien joué sur Molcan (victoire 6-7 (6), 7-5, 7-6 (5), ndlr), donc ça va être un très, très gros test pour moi. Je rentre sur le terrain, je pense que j’ai rien à perdre. Je suis à la maison, je vais y aller.

Plusieurs joueurs, dont Novak Djokovic, ont dit que c’était la surface la plus rapide de la saison. Comment vois-tu ton jeu sur surfaces rapides, sachant que tu as plutôt eu tes meilleurs résultats sur terre battue ?

C’est sûr que c’est vraiment différent pour mon jeu. Après, comme on a pu le voir aujourd’hui, j’ai très, très bien servi. Je suis assez dynamique sur les jambes, j’arrive à bien bouger, donc c’est plutôt un avantage sur une surface très rapide comme celle-ci. Je dois aller un peu plus vers l’avant, essayer de retourner un peu mieux, mais pour l’instant, c’est quand même assez positif.

Beaucoup de grosses têtes de série sont tombées aujourd’hui. Comment tu l’as vécu, et qu’est-ce que ça change pour la suite du tournoi ?

Ça change pas grand-chose, mais c’est vrai que la journée était assez étonnante. Beaucoup de grands noms ont perdu aujourd’hui. On a eu une petite blague avec l’équipe : on s’est dit qu’il ne fallait pas que ça continue sur moi. Ça m’a rassuré de voir Carlos (Alcaraz, vainqueur d’Alex Michelsen 7-6 (4), 6-3, ndlr) gagner. On s’est dit : « OK, non, c’est bon. »

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