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Impressionnant en finale, Alcaraz remporte le tournoi de Barcelone et continue de fasciner

Il est incroyable ! Carlos Alcaraz n’a fait qu’une bouchée de Pablo Carreno Busta (6-3, 6-2) et remporte le tournoi de Barcelone, son troisième trophée en 2022.

Carlos Alcaraz - Barcelone 2022 Carlos Alcaraz – Barcelone 2022 © AI / Reuters / Panoramic

Cet ado de 18 ans ne finit plus de nous fasciner. Il était légitime de se poser des questions sur la capacité d’enchaîner pour Carlos Alcaraz après son combat de 3h40 face à Alex De Minaur dans la matinée en demi-finale (6-7, 7-6, 6-4 et deux balles de match sauvées par l’Espagnol). Le protégé de Juan Carlos Ferrero a balayé d’un revers de main ces éventuelles interrogations. Il a marché sur Pablo Carreno Busta en finale (6-3, 6-2) pour remporter le tournoi ATP 500 de Barcelone.

La tension et la fatigue, ces deux mots ne sont pas dans le dictionnaire de Carlos Alcaraz. D’entrée de rencontre, alors que Pablo Carreno Busta avait joué deux heures de moins que lui le matin, le vainqueur du Masters 1000 de Miami a démarré par deux jeux blancs, comme son adversaire. Il n’a perdu que deux points sur sa mise en jeu lors de la première manche et pris deux fois le service de son compatriote. Un premier acte parfaitement maîtrisé et remporté 6-3.

Au delà de la lecture brute du score, le sentiment de puissance et de maîtrise qui s’est dégagé d’Alcaraz était tout seulement impressionnant. De quoi faire douter Carreno Busta, tombeur de Diego Schwartzman dans l’autre demi-finale ce matin, qui ne pouvait rien faire tant son adversaire jouait beaucoup plus fort et vite que lui.

Une année 2022 majuscule

La seconde manche n’aura été qu’un miroir de la première. En 1h05, Carlos Alcaraz, devant un public qui avait sa préférence pour le plus jeune des deux Espagnols, a impressionné et évité le piège Carreno Busta, métronome du fond du court. Il a conclu son récital sur un break blanc sur le service de son adversaire et sur une victoire en deux manches d’une maîtrise implacable.

La saison 2022 de Carlos Alcaraz est tout simplement folle à son âge. Les superlatifs manquent pour décrire ce que le jeune joueur de 18 ans construit depuis quelques mois. C’est déjà son troisième tournoi remporté cette saison (quatrième dans sa carrière), après l’ATP 500 de Rio et le Masters 1000 de Miami. Ajoutez à cela un troisième tour à l’Open d’Australie et une demi-finale lors du Masters 1000 d’Indian Wells. Son ratio victoires/défaites en 2022 laisse sans voix : 23-3. Sur ses cinq finales ATP sur le circuit (en comptant le Masters Next Gen), le natif de Murcie les a remportées à 100% sans concéder le moindre set.

Les comparaisons avec Rafael Nadal pleuvent

Grâce à ce succès catalan, Carlos Alcaraz sera dans le top 10 lundi, à la 9e place mondiale, le meilleur classement de sa carrière. Difficile de ne pas penser à la précocité de son compatriote, Rafael Nadal. Certaines dates identiques sont d’ailleurs édifiantes. Le 24 avril 2005, Rafael Nadal battait Juan Carlos Ferrero, coach de Carlos Alcaraz, et remportait le tournoi de Barcelone. Dix-sept ans plus tard, jour pour jour, le génie de 18 ans réalise pareille prouesse. Le lendemain, en 2005, le natif de Manacor, à 18 ans, entrait dans le top 10 comme Alcaraz, ce lundi.

“Je suis vraiment, vraiment heureux de faire partie de l’histoire de l’Espagne.” Carlos Alcaraz a conclu sa magnifique semaine sur ces mots. L’Espagnol fait déjà partie de l’histoire du tennis espagnol mais son ambition est plus grande : il rêve déjà d’écrire l’histoire du tennis.

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