Simon, éliminé par Sonego à Cagliari, a retrouvé le plaisir de jouer

Un mois de break, et ça repart. Gilles Simon ne regrette pas d’avoir stoppé sa saison pour recharger les batteries en mars, alors qu’il se sentait au bout mentalement. Malgré sa défaite jeudi, il explique avoir retrouvé le plaisir.

Gilles Simon, Roland-Garros, 2020

Gilles Simon revenait sur le circuit cette semaine à Cagliari, après plus d’un mois de pause au sortir d’une forme de burnout dû au Covid et à toutes les nouvelles contraintes imposées aux joueurs. Le Français s’est incliné jeudi au deuxième tour face à Lorenzo Sonego, en deux sets (6-4, 6-1). La logique a été respectée pour le 34eme joueur mondial – tête de série N.3 – face au 64eme. Mardi, pour son entrée en lice, Simon avait en revanche disposé d’un autre joueur local, Stefano Travaglia, alors qu’il avait pourtant été surclassé dans la première manche (1-6, 6-3, 6-4). A 36 ans, le septième joueur français (derrière Gaël Monfils, Ugo Humbert, Benoit Paire, Adrian Mannarino, Richard Gasquet et Jérémy Chardy), dresse un bilan de « deux matchs intéressants ».

Voir aussi – Le tableau complet du tournoi de Cagliari

« C’est difficile de juger mon niveau de jeu, parce que les conditions sont très particulières, a détaillé Simon pour L’Equipe. Il y a beaucoup de vent et pas mal de faux rebonds. Du coup, ça favorise les joueurs puissants. Mais je suis content de mon attitude. Je me suis senti détendu sur le terrain, même sur ce match, jusqu’au bout. J’étais content de jouer, de bouger et de frapper. »

« J’ai dit ‘Ta gueule !’ à l’arbitre. Je me suis dit que j’allais trop loin »

Deux jours plus tôt, Simon, qui s’était déjà trouvé « plus tranquille » lors de sa victoire, s’était longuement confié sur son ras-le-bol du mois de février :

« J’avais besoin de prendre de la distance car je n’arrivais plus à faire la part des choses (…) A Montpellier, j’étais à deux doigts de ‘tuer’ l’arbitre parce que j’étais en train de tout mélanger. Il m’a mis un warning parce que j’envoyais une balle dans la tribune, je lui ai dit : ‘Ta gueule !’ Je me suis dit que j’allais trop loin (…) On est partis là-dedans, ça ne changera plus. On va essayer de résister comme on peut. On va attendre les vaccins. Moi, ça m’a juste fait de la peine d’être si malheureux en match à Montpellier. Tout le monde est sur les nerfs. »

Gilles Simon, Montpellier, 2021

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