Avec la complicité d’une caméra, Rublev renverse Medvedev et file en finale à Cincinnati !

D’abord nettement dominé par Daniil Medvedev, Andrey Rublev a profité de la frayeur de son compatriote, victime d’un choc avec une caméra en fond de court et semble-t-il touché à la main gauche et au bras droit, pour renverser la partie et s’imposer 2-6, 6-3, 6-3 en 2h22. Il jouera à Cincinnati sa deuxième finale en Masters 1 000, après celle de Monte Carlo en début de saison.

Alors qu’il était bien parti pour infliger à son comptariote et ami une cinquième défaite en autant de matches sur le circuit ATP (le tout sans perdre un set), Daniil Medvedev a perdu le fil après avoir heurté de plein fouet une caméra implantée au fond de court, dans le troisième jeu du 2e set. Apparemment touché au poignet, le Russe a baissé de rythme, à l’inverse de son compatriote qui a repris confiance et n’a cessé d’élever son niveau pour s’imposer en trois sets (2-6, 6-3, 6-3 en 2h22) et se qualifier ainsi pour la finale du Masters 1 000 de Cincinnati.

Bien sûr, il serait un peu injuste de réduire la victoire de Rublev à ce seul fait de jeu. Le tombeur de Benoît Paire et de Gaël Monfils a avant tout eu le mérite de s’accrocher après avoir été nettement dominé lors d’un 1er set où il a perdu trois fois sur quatre son engagement. Transformé sur le plan de l’attitude, il a breaké au meilleur moment dans le 2e set au terme d’un huitième jeu marathon, à sa cinquième opportunité. Puis il a fini très fort, réussissant encore une fois le break salvateur au huitième jeu du 3e set au terme d’un échange magnifique lors duquel il a brillamment défendu avant de conclure d’une magistrale accélération de coup droit. 

Mais il est impossible, aussi, de ne pas noter que la dynamique du match a totalement changé à partir de ce drôle de fait de jeu. Jusque-là, comme à son habitude, impérial dans le dialogue service-retour, le Russe a progressivement baissé de pied, perdant de la vitesse et de la précision dans ses premières balles, et commettant de plus en plus de fautes directes, en coup droit notamment.

Furieux contre la présence de la caméra à un emplacement normalement alloué aux juges de ligne (mais il n’y en a pas à Cincinnati), Medvedev a passé ses nerfs sur l’appareil, puis sur l’arbitre. Probablement à tort, mais on peut comprendre sa frustration : touché semble-t-il à la main gauche et au bras droit, peut-être fatigué aussi puisqu’il s’est fait masser la cuisse en milieu de 3e set, le protégé de Gilles Cervara a compromis ses chances de réussir le doublé après son titre à Toronto il y a deux semaines. On espère surtout pour lui qu’il n’a pas compromis le reste de sa saison nord-américaine…

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