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Federer a perdu, sait qu’il ne gagnera pas Roland-Garros, mais s’estime sur la bonne voie

Malgré sa défaite d’entrée face à Pablo Andujar à Genève, à l’issue d’un match en dents de scie, Roger Federer tirait un bilan plutôt positif de son retour sur terre battue. Il le dit et le répète : l’objectif, pour lui, reste le gazon…

© Panoramic

Rouillé au début, plutôt pas mal au milieu, fatigué sur la fin… Ainsi peut-on résumer le combat, vain mais valeureux, que Roger Federer a livré ce mardi sur « son » court du Tennis Club des Eaux-Vives à Genève face à Pablo Andujar (défaite 6-4, 4-6, 6-4 en 1h52).

Une défaite forcément préoccupante, mais pas non plus accablante, loin de là. Voilà presque deux ans qu’on n’avait plus vu le Suisse sur terre battue, depuis sa défaite face à Rafael Nadal en demi-finale de Roland-Garros en 2019. Et plus de deux mois qu’on ne l’avait plus vu du tout sur un court, depuis sa défaite face à Nikoloz Basilashvili en quarts de finale du tournoi de Doha, le 11 mars. Entre-temps, une absence de plus d’un an et une double opération au genou droit…

Dans ces conditions, pour n’importe quel joueur « lambda » – a fortiori de près de 40 ans -, on n’aurait pas attendu grand-chose d’autre qu’une inéluctable défaite face à ce solide terrien qu’est Pablo Andujar, 75e mondial. Mais puisque c’est Roger, tête de série numéro 1, d’aucuns croyaient au miracle, forcément. Il n’a pas eu lieu mais il s’en est fallu de peu puisque le Suisse a mené 4-2 au troisième set avant de s’éteindre et de concéder les quatre derniers jeux du match.

Federer : “L’impression que je ne méritais pas de gagner”

« Même à 4-2 au dernier set, j’avais quand même le sentiment de n’avoir pas beaucoup de marge, a expliqué après coup le 8e joueur mondial. Evidemment, ce n’est pas passé loin mais au bout du compte, j’ai quand même l’impression que je ne méritais pas de gagner. Mon jeu n’était pas suffisamment en place.

J’ai eu beaucoup de mal à trouver mon rythme du fond de court, je n’arrivais pas savoir quand il fallait avancer ou au contraire reculer. Ensuite, je me suis relâché et il y a eu de bons passages. J’ai joué correctement pendant un set et demi, presque deux sets mais globalement, je me sentais un peu limité. Lui a joué de manière constante du début à la fin, pas moi. Et sur la fin, j’ai un peu faibli… »

S’il est venu rapidement en conférence de presse, manifestement un peu marqué physiquement, Federer, 39 ans, n’était pour autant pas dévasté, loin de là. « Je suis presque plus déçu pour le tournoi, j’aurais aimé rester encore un peu, pour faire plaisir aux gens, car c’est vraiment super de jouer ici à Genève (où il n’avait jamais perdu un match pro, Ndlr). Pour ma part, j’imagine que c’est normal de passer par là. J’ai encore besoin de matches. »

Federer “connaît ses limites”

Sauf que des matches, Federer, sauf improbable demande de wild-card la semaine prochaine à Parme ou Belgrade, n’aura plus l’occasion d’en disputer d’ici Roland-Garros (31 mai-13 juin). Inquiétant ? « Non car Roland-Garros, je l’ai dit, ce n’est pas l’objectif. Je suis réaliste, je connais mes limites, je sais que je ne gagnerai pas Roland-Garros. Le but, c’est la saison sur gazon. Et pour cela, il me reste encore du temps. »

Indécrottable optimiste, Federer retient qu’il a pu s’entraîner physiquement à sa guise, a priori sans le moindre souci physique, avant donc de réussir un retour à la compétition encourageant à défaut d’être totalement réussi. Le plan de route est donc suivi. On a tous bien compris qu’il ne faudrait pas compter avec Roger Federer pour gagner Roland-Garros. Mais il nous semble avoir compris aussi qu’il y sera encore capable d’y gagner quelques matches…

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