Norrie, sur sa finale à Indian Wells : « Ce sera, encore, le match le plus important de ma vie »

Tombeur de Grigor Dimitrov en demi-finale d’Indian Wells, Cameron Norrie, défjà finaliste à San Diego avant d’arriver en Californie, affronte Nikoloz Basilashvili cette nuit.

Cameron Norrie, à Indan Wells en 2021

Daniil Medvedev, Novak Djokovic et Cameron Norrie. Ces trois hommes ont pour point commun d’afficher six finales chacun – en comptant l’ ATP Cup pour le Russe – à leurs statistiques de 2021. Personne n’a fait mieux sur le circuit principal cette saison.

Certes, le Britannique de 26 ans, contrairement à ses deux compères de ce petit Big 3, n’en a joué aucune en Grand Chelem, mais il s’est qualifié pour la première de sa carrière en Masters 1000 grâce à sa victoire 6-2, 6-4 contre Grigor Dimitrov à Indian Wells.

« J’ai joué mon jeu, en faisant durer les échanges », a-t-il expliqué en conférence de presse. « Je n’ai pas pensé une seule fois à la finale. Au moment de servir pour le match, je me suis juste dit que c’était définitivement un jeu très important. J’étais un peu nerveux, mais j’ai bien servi. »

Avant de débarquer dans le désert californien, le gaucher au revers armé d’une préparation bras tendus n’était jamais allé aussi loin dans un tournoi de premier plan.

En Masters 1000, sa meilleure performance était un huitième de finale à Monte-Carlo en 2019. En Grand Chelem, il n’a encore jamais passé le troisième tour. Il va pourtant entrer dans les Top 20 voire frôler le Top 10 la semaine prochaine, grâce à son parcours actuel.

« Ces derniers jours, j’ai joué les deux matchs (son quart de finale et sa demi-finale) les plus importants de ma carrière », a-t-il rappelé. « Demain (ce dimanche), ce sera, encore, le match plus important de ma vie. J’ai encore beaucoup de travail à faire. Ressentir toute l’excitation et la pression, c’est génial. J’ai hâte d’y être pour pouvoir vivre cette expérience. »

Ressentir toute l’excitation et la pression, c’est génial. J’ai hâte.

Cameron Norrie

« Je sens que je progresse », a poursuivi Norrie. « En Grand Chelem, j’ai eu quelques opportunités d’aller en deuxième semaine, mais ça n’est pas allé dans mon sens. Ça m’a permis de beaucoup apprendre. J’ai joué des joueurs plutôt corrects lors de mes troisième tour (en Grand Chelem) cette année : Rafa (Nadal) en Australie et à Roland-Garros, Roger Federer à Wimbledon. Ces expériences, ces grands matchs ont été super bénéfiques pour moi. »

Ce dimanche soir, le plus grand rendez-vous de sa carrière est programmé en tête-à-tête avec Nikoloz Basilashvili. Les deux hommes se sont affrontés une fois. C’était à Rotterdam, sur dur intérieur, cette saison, pour une victoire du Britannique : 6-0, 6-3. Pas de quoi sombrer dans l’excès de confiance pour autant. « Il a des frappes énormes des deux côtés, et il bouge bien », a déclaré le natif de Johannesburg. « Quand il est en confiance, il peut battre n’importe qui. Il est super dangereux, mais j’ai hâte d’y être. »

En carrière, Cameron Norrie a disputé six finales avant la septième de ce soir. Une en ATP 500, sur le gazon du Queen’s, et cinq en ATP 250. Bilan : un sacre, sur le dur Los Cabos en juillet. En cas de deuxième titre, il deviendrait le premier homme de son pays à s’imposer à Indian Wells. Greg Rusedski (1998), Tim Henman (2002, 2004) et Andy Murray (2009) ont tous trébuchés sur la dernière marche.

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