« Quand je me sens bien, je peux être très dangereux » : Shapovalov à Estoril en quête du déclic

Denis Shapovalov a accepté une invitation de dernière minute des organisateurs du tournoi d’Estoril dans le but d’enchaîner les matchs sur terre battue. Parce que le Canadien, dont la confiance s’est étiolée, estime qu’il a besoin de jouer pour retrouver l’état qui lui avait permis d’atteindre le dernier carré à Rome en septembre dernier.

Denis Shapovalov, Roland-Garros, 2020

Si Denis Shapovalov a accepté une invitation de dernière minute pour intégrer le tableau d’Estoril (bye au premier tour, Marcos Giron ou Corentin Moutet au deuxième tour), c’est qu’il est en quête de confiance. Le 14e joueur mondial, qui a battu Jérémy Chardy avant de s’incliner contre Felix Auger-Aliassime la semaine dernière à Barcelone, estime qu’il est primordial de bien se sentir sur la surface avant d’aborder les Masters 1000 de Madrid et de Rome. Shapovalov a déjà atteint les demi-finales de chacun de ces tournois par le passé (Rome en 2020, Madrid en 2018) et juge qu’il a le jeu pour y briller à nouveau.

Shapovalov a détaillé son approche de la terre battue au cours de sa conférence de presse lundi à Estoril. Il estime que la difficulté sur l’ocre n’est pas nécessairement d’adapter son jeu, c’est davantage de rester fidèle à son style caractéristique, audacieux et agressif, en y apportant des petites retouches.

« Au bout du compte, je m’en fiche un peu de savoir qui j’affronte. Je vais jouer mon jeu à fond. C’est l’état d’esprit que j’essaie d’avoir, comme si celui qui est en face n’a pas importance. »

Shapovalov gêné par une épaule douloureuse

Mais le Canadien avoue qu’il est toujours à la recherche de sa meilleure forme sur terre battue. Après son élimination à Barcelone, il avait prévu de se rendre en Grèce pour trois ou quatre jours d’entraînement avec son équipe. Mais quand Estoril l’a contacté pour lui offrir une wild-card, il s’est dit que ce serait une bonne idée de jouer le tournoi.

« Je veux jouer davantage, c’est pour ça que j’ai choisi d’aller à Estoril quand ils m’en ont donné l’opportunité, histoire d’avoir au moins un match de plus dans les jambes. »

Shapovalov explique qu’il ne s’est pas fixé de date pour arriver à son meilleur niveau sur terre, mais il est certain que ça viendra avec le travail.

« Je vais jouer mon jeu et quand il y aura le déclic, alors ce sera bon. Ce n’est un moment précis, mais ça arrive comme ça, tu gagnes un match ici ou là, et tu commences à te sentir super confiant et c’est là que je peux être dangereux, quand je commence à accumuler les victoires et à sentir mon jeu, alors je suis capable de battre n’importe quel joueur. Ce n’est qu’une question d’enchaîner les matchs, de se sentir un peu plus à l’aise sur la surface avant les gros tournois pour avoir une chance d’y faire un beau parcours. »

Denis Shapovalov, Rome 2020

Shapovalov doit composer depuis le début de la saison avec une épaule douloureuse, qui l’a gêné dans son match contre Auger-Aliassime la semaine passée. Mais il a assuré lundi qu’il se sentait capable de jouer malgré tout.

« L’épaule va bien, mais bien évidemment que c’est toujours douloureux. Ce n’est rien de sérieux, je peux jouer, honnêtement je suis juste ici pour essayer d’enchaîner les matchs. »

Shapovaov n’a joué que 33 matchs sur terre battue sur le circuit ATP et affiche un bilan en carrière de 18 victoire pour 15 défaites, remportant six de ses neuf derniers matchs sur la surface. Mais le Canadien ne se préoccupe de ses statistiques pour le moment, il veut simplement gagner en confiance pour retrouver celle qui était la sienne à Rome l’année dernière.

Shapovalov : « J’adore jouer, peu importe où je suis, peu importe contre qui »

Interrogé sur son parcours jusqu’en demi-finale des Internationaux d’Italie en 2020 (défaite contre Diego Schwartzman), Shapovalov estime qu’il avait bien joué grâce à ses bonnes performances à l’US Open, où il avait atteint les quarts de finale. Sa confiance sur dur était suffisamment forte pour lui permettre d’enchaîner sur terre battue.

« J’ai la sensation qu’à Rome, j’étais sur la lancée d’un excellent tournoi à New York. Je jouais avec beaucoup de confiance et j’ai réussi à enchaîner sur ce tournoi, même s’il y avait le jet-lag à gérer et je n’étais pas en grande forme physiquement. Mais sur le plan du jeu, j’étais hyper confiant. »

C’est cet état que Shapovalov recherche, et il sait que les résultats suivront une fois qu’il l’aura retrouvé.

« J’essaye juste de prendre match après match, de me concentrer vraiment sur moi. Comme je l’ai dit, comme mon jeu est en place, quand je me sens bien, je peux être très dangereux. Je dois me retrouver, développer mon jeu, sans me mettre trop de pression. Je pense vraiment que je peux aller loin dans ces tournois, je l’ai déjà fait à Madrid et à Rome. Ce sont des endroits où je peux jouer un excellent tennis, donc je suis juste impatient. »

« Je suis simplement excité d’aller sur le terrain et de jouer chaque match, j’adore ça. J’adore jouer, peu importe où je suis, peu importe contre qui. J’adore dominer mon adversaire et être agressif, donc je vais faire ce que je fais, et je pense que tout va se mettre en place pour que je puisse aller loin. »

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