« En ce moment, l’important pour Djokovic c’est surtout de bien gérer ses nerfs », observe Mouratoglou

Alors que Novak Djokovic se rapproche d’un 21e titre en Majeur et du Grand Chelem calendaire, Patrick Mouratoglou estime que le défi qui attend le Serbe est surtout mental.

Novak Djokovic at Tokyo Olympics in 2021

Le plus grand adversaire de Novak Djokovic ne serait-il pas ses nerfs ? Alors que le numéro 1 mondial n’est plus qu’à six matchs d’écrire l’un des plus beaux exploits de l’histoire du tennis, voire du sport, le Serbe doit gérer une pression énorme. Tous les regards sont tournés vers lui et s’attendent à le voir soulever un 21e titre du Grand Chelem, qui lui permettrait de dépasser les deux autres légendes du tennis encore en activité (Roger Federer et Rafael Nadal), mais aussi d’être le premier depuis Rod Laver en 1969 à réussir le carton plein sur une saison en Grand Chelem.

« Cette année est spéciale pour Novak, il a toujours été loin des deux autres en termes de nombre de Grands Chelems », a déclaré Patrick Mouratoglou à Eurosport. « Maintenant, il les a égalés  – 20 – 20 – 20. Donc, il sait que c’est une opportunité de vraiment réécrire l’histoire et je peux sentir que la tension devient de plus en plus grande tout au long de l’année. »

Novak Djokovic
Imago / Panoramic

En coach attentif, Patrick Mouratoglou qui était dans le box de Stefanos Tsitsipas lors de la finale du Grec face à Djokovic à Roland-Garros, a observé de près la gestion mentale du numéro 1 mondial, qui a réussi à remonter deux sets de retard avant de s’imposer en cinq manches.

Il a un goût amer en bouche et il doit s’en débarasser

Patrick Mouratoglou

« Les deux premiers sets de la finale de Roland-Garros contre Stefanos Tsitsipas, j’ai senti qu’il était super nerveux, bien plus que d’habitude », explique l’entraîneur français de Serena Williams. « Aux Jeux olympiques, il a un peu perdu la tête, il est devenu fou de rage et il a perdu. J’ai pu voir grandir cette colère. »

« En ce moment l’important pour lui, c’est surtout de bien gérer ses nerfs « , tranche Patrick Mouratoglou. Engagé dans une chasse aux records, le Serbe peut se révéler bouillant et exploser à ses dépens, comme ce fût le cas l’an dernier à Flushing Meadows lorsqu’il a été disqualifié pour avoir touché une juge de ligne avec sa balle sur un geste de colère.

« Lors du dernier tournoi qu’il a joué [aux Jeux Olympiques, ndlr], il a perdu en demi-finale contre Alexander Zverev quand il est devenu très nerveux. Il a un goût amer en bouche et il doit s’en débarrasser. »

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