Coupe Davis : L’erreur de Mauresmo

Amélie Mauresmo a confié ce vendredi lors d’une conférence de presse qu’elle avait commis une erreur en acceptant le poste de capitaine de Coupe Davis avant que la réforme de l’épreuve soit votée.

Nommée capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis le 23 juin dernier, Amélie Mauresmo a espéré pendant 54 jours que la réforme de l’épreuve ne soit pas votée. Mais elle l’a été, le 16 août à Orlando, et l’ancienne n°1 mondiale devait donc se retrouver sur la chaise de capitaine en novembre prochain, pour une épreuve qui avait perdu toute sa saveur. Finalement, elle a décidé de jeter l’éponge cette semaine, pour aller entraîner Lucas Pouille. Ce vendredi, en conférence de presse, la gagnante de l’Open d’Australie et Wimbledon 2006 a reconnu qu’elle avait fait une erreur. « Oui, bien sûr, j’ai fait l’erreur d’accepter le poste avant le vote du mois d’août. La Fédération aussi. On a tous fait une erreur. Il aurait fallu attendre (…) J’étais en réflexion depuis le mois d’août et dans ma tête, j’attendais la fin de la campagne de la Coupe Davis en cours pour faire le point. J’avais des doutes, c’est vrai, sur ce que j’avais envie de faire et ce qui pouvait me faire vibrer. J’étais en réflexion sur ce format qui n’était pas satisfaisant. J’avais eu en octobre le président (Bernard Giudicelli) avec qui j’avais partagé tout ça. Et le lundi après la finale de Coupe Davis, Lucas (Pouille) m’a sollicité ».

Mauresmo 30 semaines par an avec Pouille

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Amélie Mauresmo, âgée de 39 ans et mère de deux enfants, accompagnera Lucas Pouille sur le circuit pendant 30 semaines par an, comme elle l’avait fait avec Andy Murray entre juin 2014 et mai 2016. « Je ne crois pas au truc miracle, genre “tu arrives sur un Grand Chelem et tu fais la différence car tu t’appelles untel ou untel”. Ce n’est pas réaliste. Je crois au travail de fond. On va s’organiser pour trouver quelqu’un pour compléter, précise l’ancienne capitaine de Fed Cup. J’ai eu le sentiment qu’il y avait chez Lucas une grosse détermination pour mettre toutes les chances de son côté pour reprendre son ascension après une période difficile. » Le joueur de 24 ans est en effet passé de la 18eme à la 32eme place mondiale entre fin 2017 et fin 2018, ne remportant que cinq matchs en Grand Chelem, et gagnant le tournoi de Montpellier en février. Pourra-t-il remonter la pente en 2019 avec sa nouvelle coach ? Réponse dès le mois de janvier, avec la Hopman Cup (aux côtés d’Alizé Cornet), le tournoi de Sydney et l’Open d’Australie au programme…

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