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Implacable, Felix Auger-Aliassime offre au Canada la première Coupe Davis de son histoire

Lider maximo de son pays de bout en bout, Felix Auger-Aliassime a offert au Canada la toute première Coupe Davis de son histoire en dominant Alex De Minaur 6-3, 6-4, ce dimanche à Malaga. Un sacre mérité, même si les Canadiens, qui avaient été battus en qualifications, le doivent aussi à l’exclusion de la Russie de la compétition.

©Al / Reuters / Panoramic

S’il en fallait un, ça ne pouvait qu’être lui. Comme un symbole, Felix Auger-Aliassime a offert au Canada la tout première Coupe Davis de son histoire en dominant Alex De Minaur (6-3, 6-4 en 1h41), ce dimanche au Palais des Sports de Malaga. Lider maximo de son pays de bout en bout, le numéro 6 mondial boucle ainsi victorieusement une semaine parfaite lors de laquelle il a gagné ses trois simples (plus un double décisif en demi-finale contre l’Italie) sans perdre un set, et sans perdre son service.

Il faut croire que les Canadiens étaient intouchables aujourd’hui, portés par leur statut de favoris, leur esprit de groupe chevillé au corps et la perspective de marque l’histoire de leur pays. Auparavant, Denis Shapovalov, pourtant fébrile mentalement cette semaine, avait lui aussi sorti le match qu’il fallait quand il le fallait en apportant le premier point aux dépens de Thanasi Kokkinakis.

Dès lors, les Canadiens avaient pris une sérieuse option et pouvaient garder toute confiance en leur meneur de jeu, déchaîné cette saison lorsqu’il s’est agi de jouer en équipes. De fait, “FAA” ne s’est pas raté, une fois de plus. Il a même réussi à élever encore un peu plus son niveau de jeu et il le fallait face à un De Minaur lui aussi très performant cette semaine, et qui lui a rendu la tâche plus compliquée que ne pourrait le suggérer le score.

8/8 balles de break sauvées par Auger-Aliassime

De Minaur, qui avait éparpillé façon puzzle Marin Cilic en demi-finale, avait pris le meilleur départ en s’octroyant trois balles de break sur les deux premiers jeux de service de son adversaire. “FAA” les a sauvées avec autorité, avant d’aller lui-même conquérir le break au filet à 4-3.

Bis repetita dans le deuxième set. Après avoir écarté une double menace dès son premier jeu de service, le Canadien a fait la différence dans la foulée d’un coup droit gagnant. Evidemment, quand on s’appelle De Minaur, qu’on porte le maillot or et vert et qu’on joue avec Lleyton Hewitt sur la chaise, on ne renonce pas comme ça.

Mené 3-2, l’Australien allait chercher trois nouvelles balles de (dé)break, cette fois consécutives. Mais une fois de plus, Auger-Aliassime se montrait parfait pour les sauver. Impeccable. Implacable. Comme touché par la grâce, habité en tout cas par la mission qu’il s’était fixée, celle d’offrir à cette génération dorée du tennis canadien la récompense collective qu’elle méritait.

Sous les yeux de Novak Djokovic, qui a fait une apparition surprise en compagnie de son fils Stefan et de son frère Marko – le Serbe possède une base d’entraînement à Marbella, à une soixantaine de kilomètres de Malaga -, Felix Auger-Aliassime, bien qu’encore mené 0-30 dans son dernier jeu de service, portait l’estocade sans trembler.

Au terme de ce qui était la première finale de Coupe Davis entre deux pays non européens depuis 1990 (Etats-Unis/Australie), et à quelques minutes du début du match de leur sélection nationale de foot face à la Croatie en Coupe du Monde, le Canada devient ainsi la 16ème nation victorieuse du Saladier d’argent, aux dépens donc d’Australiens qui auront évidemment beaucoup pâti de l’absence de Nick Kyrgios, blessé.

Un sacre mérité au vu des joueurs qui la compose et de l’esprit collectif qui l’anime, même s’il faut bien sûr rappeler que les Canadiens, battus en mars dernier lors du tour qualificatif par les Pays-Bas, le doivent aussi à l’exclusion de la Russie, tenante du titre mais bannie cette année en raison de la Guerre en Ukraine.

Equipe la mieux classée des demi-finalistes de l’an dernier (après la Serbie, mais qui avait obtenu une wild-card pour la phase de groupes), le Canada a ainsi été repêché. D’un drame humain à la gloire sportive, il n’y avait donc qu’un pas que les hommes de Frank Dancevic ont allègrement franchi, pour leur plus grand bonheur.

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