0 point WTA et une victoire contre Muguruza : Pironkova, quel come-back !

Tsvetana Pironkova a frappé un grand coup ce jeudi en éliminant Garbiñe Muguruza au 2e tour de l’US Open (7-5, 6-3). Une performance d’autant plus bluffante que la Bulgare dispute là son premier tournoi depuis Wimbledon 2017.

Vous pouvez chercher aussi longtemps que vous le voulez, vous ne la trouverez pas : non, Tsvetana Pironkova ne figure nulle part dans le classement WTA. Et cela n’a rien d’un oubli ou d’une erreur informatique. A vrai dire, c’est au contraire tout à fait normal puisque le dernier tournoi disputé par la Bulgare remonte à… juillet 2017. Cet été-là, juste après avoir été éliminée par Caroline Wozniacki au 2e tour à Wimbledon, la joueuse alors âgée de 29 ans décidait de prendre du recul. Pendant trois ans, elle s’est tenue à l’écart des courts, afin de fonder une famille et de lancer sa ligne de vêtements (Pironetic).

« Je n’étais pas sûre de vouloir revenir car j’étais déjà très fatiguée, a-t-elle récemment raconté à la presse. J’ai joué plus de 15 ans en tournée sans interruption et j’avais d’énormes blessures qui m’éloignaient de la tournée. Au fond, je voulais prendre mon temps et profiter de l’expérience que j’avais, être enceinte et avoir mon fils. Je voulais vivre cela au maximum. »

« Une fois mère, vous ne perdez pas votre capacité à jouer »

A l’époque, un retour était d’autant plus difficile à imaginer que cela aurait impliqué de repartir de zéro, de regagner sa place en passant par d’obscurs tournois de seconde zone et d’éreintantes qualifications. Mais les nouvelles règles de la WTA relatives au classement protégé pour les joueuses de retour de grossesse (entrées en vigueur en 2019) ont changé la donne. « J’ai pu directement rejoindre le tableau principal,  c’était une énorme opportunité à saisir, a soufflé Pironkova. Et j’ai aussi eu un peu plus de temps pour me préparer, car avant nous avions deux ans pour revenir sur le circuit après une grossesse. Maintenant, c’est trois. »

Il n’y a donc rien d’anormal à voir la native de Plovdiv, qui ne compte pourtant aucun point WTA, prendre part à cet US Open 2020. Une question subsistait malgré tout : celle qui a atteint la 31e place mondiale et les demi-finales de Wimbledon en 2010 allait-elle être à la hauteur de l’événement ? Force est de constater que oui. Au premier tour, la joueuse de 31 ans a été expéditive face à Liudmila Samsonova (6-2, 6-3). « Une fois que vous êtes devenue mère, vous ne perdez pas, comme par magie, votre capacité à jouer, » s’était-elle amusée après la rencontre.

Muguruza n’a pas trouvé la clé

Battre la 120e mondiale est une chose. Imposer sa loi à une tête de série en est une autre. Opposée à Garbiñe Muguruza ce jeudi, Pironkova a mal commencé, concédant un break d’entrée. Ce fut là son seul cadeau. La longiligne droitière s’est ensuite mise en route (93% de points remportés sur première balle) et l’Espagnole, qui n’y arrive décidément toujours pas à Flushing Meadows, a dû rendre les armes (7-5, 6-3).

« Je ne vais pas me cacher, je ne m’attendais pas à ce que mon premier tournoi soit aussi bon et que je joue aussi bien, a reconnu la Bulgare après le match. Mais tant mieux ! C’est pour vivre ce genre de moments que je suis revenue. »

Pour donner encore plus d’éclat à ce come-back déjà réussi, Tsvetana Pironkova devra venir à bout de Donna Vekic au prochain tour. Et la Croate a beau être en pleine forme, elle ferait mieux de ne pas prendre son adversaire de haut.

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